1. Comment réussir un examen avec son handicap
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Comment réussir un examen avec son handicap

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Les candidats handicapés qui se présentent à un examen de l’enseignement supérieur peuvent bénéficier de conditions particulières. Il faut obtenir au préalable une attestation délivrée par le Service de médecine préventive et de promotion de la santé de l'université (SUMMPS) ou de la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées).

Les aménagements du cursus scolaire qui vous sont proposés

 
- Vous pouvez étaler une ou plusieurs unité(s) d’enseignement (UE) sur plusieurs semestres

En cas d’hospitalisations fréquentes, vous pouvez aussi étaler une année d’études sur deux ans.

- Vous conservez, pendant cinq ans, les notes obtenues aux examens

- Votre emploi du temps et le contrôle continu sont aménagés. En fonction des soins dont vous avez besoin, vous ne pourrez pas toujours honorer vos obligations de présence, surtout en BTS, DUT ou en CPGE où les emplois du temps sont chargés. Prévenez le relais handicap et vos enseignants, ils vous aideront par la suite à rattraper vos cours. Vous aurez également le droit à des délais supplémentaires pour le rendu des travaux.


Les aides humaines et techniques auxquelles vous avez droit pendant l’examen

- Les sujets d’examens sont adaptés à votre handicap. Parmi les possibilités : agrandissement, transcription en braille papier, réalisation de schémas en relief, obtention de fichier audio pour le sujet d’épreuve. Sachez également que certaines écoles proposent un accompagnement dès leur concours d’entrée (tiers-temps, prise de note…).

Peuvent aussi vous aider : un secrétaire d’examen, une interface de communication ou un interprète Langue des signes française (LSF) : « S’il le souhaite, l’étudiant non voyant peut être guidé de A à Z par le secrétaire d’examen, indique Mahmoud Kekouche de l’université de Nanterre. Il vient le récupérer à la mission handicap ou devant le lieu d’examen, s’occupe de ses affaires et le guide jusqu’à la salle. Pendant l’examen, il prépare le brouillon et rédige la copie sous la dictée de l’étudiant. » L’interprète en langue des signes est là pour reformuler certaines consignes orales données en début d’épreuve. Il peut également expliquer les consignes écrites si besoin.

- Vous disposez également d’un matériel spécifique : ordinateur portable avec les logiciels indispensables, plage braille, loupe électronique portable, etc.

 

Les aménagements spécifiques auxquels vous pouvez prétendre

 - Vous aurez droit à une majoration du temps de l’épreuve

Il s’agit généralement d’un tiers temps supplémentaire (avec possibilité de décalage et de repos) afin de compenser le temps requis pour l’utilisation d’un matériel adapté ou la présence d’une personne accompagnatrice.

- Vous pourrez composer dans une salle à part

Afin de pouvoir échanger avec votre interprète ou de dicter votre copie à votre secrétaire, on vous réserve une salle isolée du reste des participants. En cas d'immobilisation lors d'un séjour hospitalier, vous pouvez composer à l'hôpital. Un surveillant vous sera affecté.

- L’ épreuve écrite peut être tranformée en épreuve orale
Selon les modalités de l’épreuve et selon la matière, on demande à l’enseignant de fournir un sujet d’épreuve orale de même niveau de difficulté. Vous pouvez obtenir la dispense d’une unité d’enseignement (UE) s’il y a une réelle justification à votre impossibilité de suivre cette UE. 


Le témoignage de… Mariam, master d’économie et gestion des structures médico-sociales
« J’ai une maladie invalidante qui a des conséquences sur mes articulations et sur ma motricité. J’ai de grosses difficultés à la marche. Il y a des périodes où je ne peux pas bouger. J’ai donc une prise en charge médicale assez importante. Au collège, une auxiliaire de vie scolaire (AVS) me suivait et je bénéficiais de cours de soutien. Au lycée, j’étais dans un internat médicalisé au sein d’un lycée ordinaire. Quand je suis entrée en BTS, je n’ai pas souhaité continuer à bénéficier d’une AVS. J’étais plus grande, je voulais avoir plus d’indépendance, être tranquille… Et puis, je pouvais facilement prendre les cours grâce à mes copines. Quand il y avait des contrôles ou des examens, je pouvais faire appel à mon tiers-temps ou à un secrétaire. En fonction des matières ou de la quantité de texte à écrire par exemple. Avec un secrétaire, je peux bien développer la rédaction, sans me soucier de la douleur. On ne gagne pas forcément du temps, mais c’est une autre manière de travailler. Avec les années, j’ai acquis une méthode de travail : en général, je rédige mon brouillon et ensuite je dicte ma copie à mon secrétaire. Grâce à cette méthode, j’ai pu continuer en licence pro et jusqu’en master. Il suffit parfois de petites choses pour améliorer le quotidien des personnes handicapées. Des petites choses qui permettent de bien vivre sa situation de handicap et de poursuivre, d’avoir cette envie. Les études, c’est quelque chose de très important dans ma vie. Quand on ne peut pas faire de sport avec les copines, on vit par les bouquins… C’est important d’avoir accès au savoir, c’est quelque chose qui permet de s’épanouir et d’aller au-delà de son handicap. » 

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