1. Métiers qui recrutent : lesquels si vous voulez transmettre et enseigner ?
Boîte à outils

Métiers qui recrutent : lesquels si vous voulez transmettre et enseigner ?

Envoyer cet article à un ami
Adrien, 25 ans, professeur des écoles à l'école primaire Saint-Exupéry de Savigny-sur-Orge (91) : "Les enfants demandent beaucoup d'attention et d'énergie !" // © Mat Jacob/Tendance Floue pour l'Etudiant // © Mat Jacob / Tendance Floue pour l'Étudiant
Adrien, 25 ans, professeur des écoles à l'école primaire Saint-Exupéry de Savigny-sur-Orge (91) : "Les enfants demandent beaucoup d'attention et d'énergie !" // © Mat Jacob/Tendance Floue pour l'Etudiant // © Mat Jacob / Tendance Floue pour l'Étudiant

Les métiers de l’enseignement sont en constant manque d’effectifs. L’État continue de recruter des enseignants à tous les niveaux : école, collège et lycée. Même si ce métier connaît un essor limité, les vagues des prochains départs en retraite vont libérer nombre de postes existants.

En 2015, l'État recrutera 25.000 enseignants sur concours, soit 30 % de plus qu'en 2014. Le métier de professeur (des écoles, de collège ou de lycée) sera le troisième pourvoyeur de postes le plus important dans les années à venir, avec 300.000 recrutements d'ici à 2022, d'après le rapport de France Stratégie.

Trois concours et un master

Pour enseigner dans les collèges et lycées, il faut réussir l'un des 3 concours suivants : le CAPES (certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré), le CAPET (certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement technique) ou le CAPLP (certificat d'aptitude au professorat de lycée professionnel). Et en école élémentaire (maternelle ou primaire), il faut décrocher le CRPE (concours de recrutement de professeurs des écoles). 5 ans d'études sont nécessaires.

Depuis 2013, les ESPE (écoles supérieures du professorat et de l'éducation) préparent au master MEEF (métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation), accessible après une licence en sciences humaines ou en sciences dures. Durant 2 ans, les étudiants préparent le concours, qu'ils passent en fin de première année, et découvrent leur métier (en alternant, durant le M2, des cours à l'ESPE et un tiers-temps de cours, rémunéré, dans une classe).

POUR MOI OU PAS L'ENSEIGNEMENT ?

Pictos vrai Oui si vous aimez les enfants. Vous devrez avoir le sens du contact, car vous passerez 26 heures (si vous êtes professeur[e] des écoles) ou une quinzaine d'heures (au collège ou au lycée) par semaine avec eux.

Pictos vrai Oui si, pour vous, enseigner est une vocation. Mieux vaut avoir le goût de la transmission et ne pas choisir l'enseignement par défaut.

Pictos vrai Oui si vous avez de l'énergie à revendre. Le(la) professeur(e) doit faire preuve de rigueur, d'écoute, de patience et d'une autorité naturelle.

IL Y TRAVAILLE DÉJÀ : ADRIEN, 25 ANS, PROFESSEUR DES ÉCOLES
"Le métier d'enseignant ne se résume pas au temps passé en classe. Je consacre beaucoup d'heures à préparer mes cours, à me replonger dans des notions de conjugaison ou de calcul et, bien sûr, en corrections." Depuis la rentrée 2014, Adrien a la responsabilité d'une classe de CE2, soit 23 bouts de chou de 8 et 9 ans. Après son bac S, au lycée Corot de Savigny-sur-Orge, Adrien suit d'abord des études de droit à Sceaux (92) et obtient sa licence. "Mais j'envisageais de devenir professeur des écoles dès le collège et la vocation m'a rattrapé !"

Pour se préparer au métier et au concours de l'enseignement, Adrien s'inscrit à l'université Paris-Descartes, où il valide son M1 (master 1) et passe les écrits du concours de professeur des écoles. Puis, quand les ESPE sont créées, en 2013, il entre à l'université d'Évry (91), où il prépare les oraux du concours et finit dans le même temps son M2. "La formation en ESPE était un peu courte, mais elle avait le mérite d'être très didactique : j'y ai appris, par exemple, à construire des séquences d'apprentissage pour venir en aide aux élèves en difficulté. Mais on n'y apprend pas à créer une dynamique de classe, ni tous les rites à mettre en place en début d'année scolaire.

"Passionné par son métier, Adrien confesse que celui-ci n'est pas de tout repos : "Les enfants demandent beaucoup d'attention et d'énergie." Heureusement, il se sent épaulé par les collègues et le conseiller pédagogique du ministère, qui lui rend visite quatre à six fois par an.
Le "plus beau métier du monde" n'est pas le plus rémunérateur. "Je touche, brut, 2.000 € par mois, mais l'Éducation nationale m'assure la sécurité de l'emploi et un revenu régulier", conclut Adrien.

Sommaire du dossier
Retour au dossier Métiers qui recrutent : lesquels si vous voulez programmer et coder ? Métiers qui recrutent : lesquels si vous voulez compter et gérer ? Métiers qui recrutent : lesquels si vous voulez construire et rénover ? Métiers qui recrutent : lesquels si vous voulez divertir et animer ? Métiers qui recrutent : lesquels si vous voulez organiser et planifier ? Métiers qui recrutent : lesquels si vous voulez rechercher et innover ? Métiers qui recrutent : lesquels si vous voulez réparer et entretenir ? Métiers qui recrutent : lesquels si vous voulez soigner et aider ? Métiers qui recrutent : lesquels si vous voulez transmettre et enseigner ? Métiers qui recrutent : lesquels si vous voulez vendre et conseiller ?