Rodolphe, développeur d’applications mobiles : "Les meilleurs développeurs sont les plus curieux"

publié le 21 Juin 2013
4 min

Au sein de la start-up nantaise Clever Cloud, Rodolphe, 21 ans conçoit des applications mobiles. Sur Smartphone ou sur tablette, le jeune homme jongle avec les technologies pour s'adapter aux besoins de ses clients.

Son métier
  

De son propre aveu, il est un grand utilisateur de Smartphone. Rodolphe connaît donc sur le bout des doigts l'objet pour lequel il travaille au quotidien. Au cœur de Clever Cloud, start-up nantaise de dix salariés, le jeune homme de 21 ans développe des applications mobiles pour le compte de clients aux profils variés. Après avoir réalisé une interface iPad pour une société de vente de farine, il se penche désormais sur une application destinée à l'Office de tourisme de Nantes.
 

"Lorsque je prends en charge le dossier, le travail a déjà commencé, explique Rodolphe. Les commerciaux et les chefs de projet vont sonder les besoins de l'entreprise. Un designer établit ensuite une charte graphique. Puis le projet est validé par le client. Une fois cette validation actée, je peux me mettre au travail." Pour concevoir ses applications, le jeune développeur utilise différents outils et langages informatiques. "C'est l'un des gros avantages de cette entreprise : j'ai la possibilité de proposer mes solutions, de prendre des initiatives."
 

L'expérience utilisateur avant tout


Selon la complexité du produit, le travail s'échelonne sur plusieurs semaines ou plusieurs mois. Si la conception à proprement parler prend du temps, une autre phase, primordiale est également chronophage : le test. "Si une application est destinée à l'iPhone ou à un téléphone Androïd, il faut s'assurer que tout fonctionne bien sur ces supports, explique Rodolphe. Or, le marché du mobile est extrêmement varié et une application fonctionnant bien sur un téléphone d'une marque peut rencontrer des difficultés chez un autre constructeur..."

Tester, corriger les bugs, faire évoluer les codes : le travail se rapproche du développement d'un site web classique. À quelques détails près, tout de même : "Une application mobile n'est pas pensée comme un site web, précise le développeur. Lorsqu'on utilise son mobile, il faut que les résultats soient rapides, intuitifs. Il faut s'adapter au temps utilisateur. Mais en dehors de cette contrainte, les perspectives technologiques sont extraordinaires, à l'image de la géolocalisation ou de la réalité augmentée. En tant que grand adepte de Smartphone, je ressens une certaine fierté à participer, à mon petit niveau, au développement de cette technologie !"


Son parcours

La passion pour l'informatique n'est pas née dans son enfance. Rodolphe a découvert le développement web au lycée, grâce à un ami féru d'ordinateurs. "Je me suis retrouvé comme un apprenti mécanicien qui découvre qu'il peut réparer une voiture, raconte le jeune homme. L'ordinateur est une machine complexe avec laquelle on peut faire des multitudes de tâches."

Après son bac S obtenu en 2009, il s'inscrit à Supinfo, école d'informatique en cinq ans. Au bout de la troisième année, l'entreprise chez qui il réalise son stage lui propose un CDI (contrat à durée indéterminée). "Ce n'est jamais facile de se dire : j'arrête l'école en cours de route, mais le choix de l'emploi s'est très vite imposé, se souvient Rodolphe. L'aspect financier a pesé dans la balance car Supinfo est une école payante".

Il quitte donc l'établissement et rejoint en novembre 2011 Clever Cloud, la start-up nantaise chez qui il travaille encore aujourd'hui. L'entreprise lui a proposé de suivre une formation en alternance de deux ans à l'IMIE, Institut de la filière numérique, école d'informatique, qui dispose de locaux à Nantes. L'an prochain, il obtiendra un diplôme de concepteur-développeur informatique, tout en étant salarié.


Ses conseils

"Les meilleurs développeurs sont les plus curieux ! C'est un grand classique, certes, mais les technologies évoluent très vite, il faut donc rester en veille constamment. Ceci vaut quand on est salarié mais aussi durant les études. Ne vous contentez pas des cours, qui peuvent parfois être un peu figés ! Allez plus loin, en recherchant vous-mêmes les informations sur les dernières évolutions techniques."


Le salaire développeur d’applications mobiles

Entre 2.000 et 3.000 € bruts mensuels.

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