1. Écoconcepteur : en première ligne contre le trop-plein d'emballages
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Écoconcepteur : en première ligne contre le trop-plein d'emballages

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L'écoconception est mobilisée dans des secteurs variés – ici au sein de la société Ragni, spécialisée dans l'éclairage public. // © Albane NOOR/REA
L'écoconception est mobilisée dans des secteurs variés – ici au sein de la société Ragni, spécialisée dans l'éclairage public. // © Albane NOOR/REA

Les emballages en plastique ou en carton sont-ils trop nombreux ? Certaines associations de consommateurs et de protection de l'environnement l'affirment. L'écoconcepteur tente, dans la mesure du possible, de les réduire ou de les supprimer.

Hélène, 32 ans, écoconceptrice indépendante

Hélène, 32 ans, est écoconceptrice indépendante. Pour expliquer son métier, la jeune femme prend l'exemple suivant : une entreprise agroalimentaire la contacte pour évaluer et réduire l'impact sur l'environnement d'un pack de quatre yaourts.

Hélène commence par analyser l'utilité de l'emballage carton au moment de la fabrication, du transport et de la consommation du produit. De manière générale, le carton protège l'opercule des yaourts, empêche la ligne de cassure entre les pots de se briser au moment du transport, contient des informations précieuses pour le consommateur (date de péremption, ingrédients), etc.

Dans un deuxième temps, Hélène calcule – grâce à des logiciels de bases de données – l'impact environnemental de chacun des composants du pack de yaourts : pots, opercules, carton. Elle prend en compte l'ensemble du cycle de vie, de la fabrication au recyclage.

Enfin, la jeune écoconceptrice fait des recommandations à son client. Elle peut lui conseiller de réduire la taille, l'épaisseur, la quantité d'encre du carton, ou tout simplement de le supprimer. Dans ce dernier cas, il faut ajouter sur le pot les informations initialement présentes sur le carton, épaissir l'opercule et les lignes de cassure.

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“Les écoconcepteurs sont des passionnés qui cherchent des solutions et innovent. Ce milieu professionnel est très stimulant”, tient à préciser Hélène.

La jeune femme est diplômée du master physico-chimie de l'ENS. Elle recommande aux débutants de commencer leur carrière dans un cabinet de conseil afin de travailler pour différents secteurs : banque, automobile, agroalimentaire.

• Le mot du métier

ACV : l'analyse du cycle de vie est une méthode permettant d'évaluer l'impact sur la faune et la flore d'un produit ou d'un service.

• La boîte à outils

La persuasion, une compétence indispensable pour encourager les entreprises à prendre en considération les enjeux environnementaux.

• La rémunération

Le salaire d'entrée varie de 25.000 à 35.000 € par an.

POUR ALLER PLUS LOIN
À découvrir aux Éditions de l'Etudiant :
Les Métiers de demain”,
par Martin Rhodes.

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