1. L'ergonome travaille pour que l'homme et la machine s'entendent bien
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L'ergonome travaille pour que l'homme et la machine s'entendent bien

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En vue du réaménagement du conservatoire de Grenoble, Damien Huyghe, ergonome, étudie la manutention et le transport des contrebasses par les régisseurs afin d'améliorer et de rationaliser les flux d'instruments. // © Pierre BESSARD/REA
En vue du réaménagement du conservatoire de Grenoble, Damien Huyghe, ergonome, étudie la manutention et le transport des contrebasses par les régisseurs afin d'améliorer et de rationaliser les flux d'instruments. // © Pierre BESSARD/REA

Comment simplifier l'utilisation des outils qui nous entourent ? De la position des commandes sur le tableau de bord d'une voiture à la navigation Web, les ergonomes interviennent dans des domaines variés pour aplanir les difficultés. Détails extraits du guide “Les Métiers de demain” de Martin Rhodes.

Lors du processus de création, l'ergonome s'assure que le produit est adapté à la morphologie et aux besoins de l'utilisateur. Le produit peut être aussi bien un site Internet qu'une voiture. L'ergonome prend plusieurs critères en compte comme la facilité d'utilisation, la sécurité ou le confort.

Félicie, 27 ans, consultante chez Bertin Ergonomie

Félicie, 27 ans, est consultante chez Bertin Ergonomie. Elle conçoit et évalue l'aide à la conduite pour un constructeur automobile. L'aide à la conduite regroupe les fonctions qui permettent à l'homme de laisser la main à la machine : aide au freinage et au stationnement, régulateur de vitesse et même des projets plus futuristes comme la voiture entièrement autonome. Ces fonctions doivent simplifier la vie du conducteur sans pour autant l'oublier.

Félicie participe à la conception et à l'évaluation des interfaces, c'est-à-dire aux échanges entre la machine et l'homme. Elle s'intéresse notamment aux écrans de contrôle sur lesquels les informations sont affichées, ainsi qu'aux commandes d'activation. Ces dernières doivent être simples à actionner et faciles d'accès. Les informations doivent être lisibles et compréhensibles. Des designers, des ingénieurs et des développeurs l'aident dans son travail.

La jeune ergonome confronte ensuite le produit à l'utilisateur. Elle observe et note le comportement et les réactions du conducteur en situation. Elle peut utiliser un prototype roulant, un simulateur de conduite ou encore la réalité virtuelle. Cette phase de test lui permet de faire des recommandations au constructeur automobile.

Le métier trouve peu à peu sa place dans tous les secteurs. “Certains de mes anciens camarades sont en poste dans une agence Web ou dans un service de santé au travail ; d'autres ont, comme moi, fait le choix de l'innovation”, explique Félicie, diplômée d'un master en ergonomie de l'université Paris-Sud et d'un master en innovation et conception de l'École nationale supérieure des arts et métiers.

• Le mot du métier

User experience (expérience utilisateur, en français), qui désigne à la fois la facilité d'utilisation et la satisfaction tirée d'un produit, comme le radar de recul d'une voiture par exemple.

• La boîte à outils

Le sens de l'observation : le moindre petit détail est révélateur de l'incompréhension ou de la satisfaction de l'utilisateur.

• La rémunération

Les premiers salaires sont compris entre 30.000 et 35.000 € par an.

POUR ALLER PLUS LOIN
À découvrir aux Éditions de l'Etudiant :
Les Métiers de demain”,
par Martin Rhodes.

Sommaire du dossier
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