1. Fundraiser, un Robin des Bois des temps modernes
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Fundraiser, un Robin des Bois des temps modernes

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Popularisé par des sites comme KissKissBankBank, le crowdfunding (ou financement participatif) est l'un des outils des fundraisers. // © Denis Allard/REA
Popularisé par des sites comme KissKissBankBank, le crowdfunding (ou financement participatif) est l'un des outils des fundraisers. // © Denis Allard/REA

Il sollicite les riches (entreprises ou particuliers) pour financer un projet ou une organisation. Mais ses armes sont bien différentes de celles de l'archer de Sherwood : fidélisation d'un réseau de mécènes, campagnes de financement participatif… Présentation, extraite du guide “Les Métiers de demain” de Martin Rhodes, de ce métier pour lequel peu de formations spécialisées existent.

Il lève des fonds pour un établissement, un projet ou une cause d'intérêt général. “Le métier de fundraiser a de beaux jours devant lui. Les recettes publiques baissent et les structures se tournent de plus en plus vers les financements privés”, explique Gloria, 25 ans, fundraiser au musée d'art contemporain de Bordeaux.

Gloria, 25 ans, fundraiser au musée d'art contemporain de Bordeaux

La jeune femme, diplômée de l'IEP de Bordeaux et de l'université de Stuttgart (Allemagne), sollicite le soutien financier de particuliers, de fondations, d'entreprises et d'institutions publiques comme le ministère de la Culture. Pour chaque campagne de financement, elle définit avec précision le projet (l'acquisition d'un nouveau tableau, par exemple) avant d'identifier, de rencontrer et de négocier avec les mécènes susceptibles d'être intéressés. “J'aime la partie commerciale de mon métier, explique-t-elle. D'autant plus qu'elle est au service d'une cause d'intérêt général.”

Gloria constate que les entreprises font un don pour associer leur image à celle d'un musée et communiquer sur leur action. Les particuliers mettent la main à la poche pour des raisons plus personnelles. Ils sont sensibles à la cause, à savoir l'accès à la culture. Lorsqu'un riche particulier fait un don important, la jeune femme lui fournit des informations tout au long de la mise en place du projet, l'invite régulièrement une fois que l'œuvre est exposée, l'informe sur les nouveaux projets. Elle installe une relation de confiance, fidélise le donateur afin qu'il soutienne le musée sur la durée.

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Gloria a notamment participé à la mise en place de campagnes de financement participatif. Au moment d'acheter son ticket, chaque visiteur se voit proposer la possibilité de faire un don de 3 € ou plus pour participer à l'acquisition d'une œuvre précise. Deux œuvres ont ainsi été achetées par le musée.

Rares sont les formations spécialisées et les stages constituent encore le meilleur moyen de se former. Les étudiants intéressés par le mécénat intègrent un IEP (Institut d'études politiques), une école de commerce ou un cursus en communication.

• Le mot du métier

VMV (“vision, mission, valeur”) : le credo des fundraisers.

• La boîte à outils

Un bon relationnel. Le fundraiser se crée un réseau professionnel notamment constitué de chefs d'entreprise.

• La rémunération

Le premier salaire oscille entre 25.000 et 30.000 € par an.

POUR ALLER PLUS LOIN
À découvrir aux Éditions de l'Etudiant :
Les Métiers de demain”,
par Martin Rhodes.

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