Devenir ingénieur : Alexandre, automaticien-informaticien industriel chez JBM41

Par Delphine Dauvergne, publié le 24 Février 2015
3 min

Son parcours
2003-2005 : BEP métiers de l'électrotechnique
2005-2007 : Bac STI, aujourd'hui STI2D (sciences et techniques de l'industrie et développement durable)
2007-2009 : DUT génie électrique et informatique industrielle à l'IUT François-Rabelais de Tours
2009-2012 : ingénieur spécialité automatisme et génie informatique de l'ISTIA (Angers)

Au collège, à cause de mauvaises notes, Alexandre est orienté vers une 3e technologique (une classe qui n'existe plus aujourd'hui) pour éviter de redoubler la classe de 4e. Sa moyenne s'améliore considérablement. Il intègre alors un BEP métiers de l'électrotechnique. "Depuis tout jeune, je voulais devenir électricien comme mon père", se souvient-il.

Après son BEP, Alexandre souhaite poursuivre en bac pro, mais ses enseignants s'y opposent pour l'orienter en bac STI, aujourd'hui bac STI2D (sciences et techniques de l'industrie et développement durable). "On m'avait même proposé d'aller en bac S, mais je ne voulais pas retrouver de matières générales. J'ai une mémoire sélective. Je retiens 90 % de ce qu'il faut savoir pendant le cours quand une matière m'intéresse. Si ce n'est pas le cas…", laisse-t-il en suspens.

Poussé par les enseignants

Après avoir obtenu son bac STI avec mention bien, Alexandre envisage de continuer ses études. Il ne veut plus devenir électricien. "Je m'ennuyais en électricité. Je trouvais cela trop simple. J'ai préféré m'orienter vers l'automatisme, la gestion de machines industrielles", justifie-t-il. Le jeune bachelier veut s'inscrire en BTS, mais ses professeurs le poussent à choisir un DUT génie électrique et informatique industrielle.

Pendant son stage de fin d'études dans une société d'automatisme, il trouve que ses missions "ne vont pas assez loin". Son tuteur lui conseille alors de faire une école d'ingénieurs. Alexandre entre à l'Istia Angers sur concours. "Je n'ai pas rencontré de difficultés à l'école. Le DUT m'avait bien préparé. Il me manquait seulement quelques méthodes de travail en maths", se rappelle-t-il.

D'électricien à ingénieur automaticien

Après une expérience dans l'informatique industrielle, Alexandre est aujourd'hui automaticien-informaticien industriel chez JBM41, une entreprise de travaux d'installation électrique. Sa mission principale est de se rendre chez des clients pour faire fonctionner des machines industrielles. Les secteurs peuvent être variés : agricole, pharmaceutique, automobile…

Quand Alexandre revient sur le chemin qu'il a parcouru, il constate que "tout s'est enchaîné au fur à mesure". "Pour moi, je n'avais pas le niveau pour faire de longues études supérieures. Le BEP me suffisait pour devenir électricien, mais j'ai découvert à chaque seuil d'autres métiers qui demandaient un niveau d'études plus important".
 

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