Devenir ingénieure : Véronique, chef d’atelier en fabrication de boîtes de vitesses chez Renault

Par Delphine Dauvergne, publié le 24 Février 2015
3 min

Son parcours
1997 : bac STI, aujourd'hui STI2D (sciences et technologies de l'industrie et du développement durable)
19997-1999 : DUT (diplôme universitaire de technologie) GMP (génie mécanique et productique)
1999-2002 : licence professionnelle industrialisation de produits
2002 : embauchée chez Renault
2005-2010 : cours du soir
2010-2012 : ingénieure Arts et Métiers ParisTech

Issue d'un milieu ouvrier, Véronique, 35 ans, avait des idées toutes faites sur le métier d'ingénieur : "Je l'idéalisais. Pour moi, les ingénieurs étaient dotés d'une intelligence supérieure." Elle ne pensait donc pas exercer un jour cette profession. En outre, elle n'avait jamais "ciblé de métier" pendant son parcours.

11 ans d'expérience autour de la technique

Après un bac STI (aujourd'hui bac STI2D, sciences et technologies de l'industrie et du développement durable), elle a validé un DUT (diplôme universitaire de technologie) GMP (génie mécanique et productique), suivi d'une licence professionnelle industrialisation de produits à l'université Paris-Sud 11, en alternance, ce qui lui a permis d'entrer comme apprentie chez Renault avant d'y être embauchée.

"Je n'avais pas conscience de la diversité des métiers dans l'entreprise", observe-t-elle. Véronique a occupé plusieurs postes autour de la technique pendant onze ans : chef de ligne, pilote amélioration denture, chef de projet… Elle avait pour mission, entre autres, de programmer des machines de contrôle autour de la vitesse, par exemple.

Des cours du soir pendant 5 ans

Aujourd'hui, elle est chef d'atelier en fabrication de boîtes de vitesses, à l'usine de Cléon (76), avec quelque 50 personnes sous sa direction. Ses missions principales : manager les effectifs, gérer les coûts des matières utilisées. Un poste d'ingénieur, que Véronique a obtenu après avoir suivi des cours du soir pendant cinq ans, puis repris des études à temps plein, durant deux ans, à l'ENSAM (aujourd'hui Arts et Métiers ParisTech).

Ce long travail ne l'a pas rebutée, car elle préfère les études au long cours. "Je suis incapable de me lancer dans un sprint final avec concours, confie Véronique. Le diplôme d'ingénieur m'a donné confiance en moi et je sais que, quel que soit l'environnement, je saurai m'adapter." "À ceux qui hésitent à se lancer dans une formation continue, je peux dire qu'il n'y a ni âge ni parcours requis, la volonté suffit", conclut-elle. Chaque année, plus de 1.000 personnes deviennent ingénieur par cette voie.

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