Devenir ingénieur : Nicolas, ingénieur d’application pour les produits aéronautiques chez Bee Engineering

Par Delphine Dauvergne, publié le 24 Février 2015
3 min

Son parcours
2007 : bac STI, aujourd'hui bac STI2D (sciences et techniques de l'industrie et développement durable)
2012 : ingénieur de l'INSA Lyon
2012-2013 : mastère spécialisé helicopter engineering

Nicolas, 25 ans, n'avait pas d'appétence particulière pour l'école... Au collège, il redouble sa quatrième et continue d'avoir des résultats plutôt faibles. Il est orienté vers une seconde technologique. Un choix qui lui permet de renouer avec de meilleures notes. "Mes professeurs ont même voulu que je continue en filière S ! Mais je préférais faire un bon bac STI (aujourd'hui bac STI2D, sciences et techniques de l'industrie et développement durable) plutôt qu'un mauvais bac S", explique le jeune ingénieur.

Il valide donc son bac STI option génie mécanique productique avec mention très bien. Puis, poussé par un professeur, tente d'entrer dans une école d'ingénieurs : l'INSA (Institut national des sciences appliquées) de Lyon (69). "J'avais aussi postulé pour un DUT en génie productique, mais le système de l'INSA me plaisait davantage", poursuit-il.

Deux ans en filière spécifique à l'INSA

Nicolas intègre donc, en 2007, la filière spécifique active en sciences, qui accueillait 24 élèves de STI, une initiative que seule cette école avait prise à l'époque. Ces deux années lui permettent de revenir à un niveau équivalent à celui de la filière classique, plus théorique. "Pour moi, c'était plus sécurisant que de prendre le risque de rater une prépa", se souvient Nicolas. Ce cursus intégré lui ouvre ensuite les portes du département génie mécanique option conception de l'INSA de Lyon.

"La mécanique, je baigne dedans depuis que je suis tout petit, grâce à mon père, avec qui j'ai toujours eu de grandes discussions sur l'automobile et l'hydraulique…", raconte Nicolas. Ce qu'il aime le plus : "La manipulation, voir comment cela fonctionne."

Des débuts assez difficiles

Les premières semaines à l'INSA Lyon, il est surpris par la difficulté des matières : "Je suis passé du meilleur de la classe au groupe des derniers", confie-t-il. Après avoir obtenu son diplôme d'ingénieur, il préfère compléter sa formation avec un mastère spécialisé helicopter engineering, à l'ISAE (Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace), à Toulouse (31). "Mon stage de fin d'études ne m'avait pas donné confiance dans mes capacités à intégrer ce milieu spécialisé sur les hélicoptères", estime-t-il.

Contre les préjugés

Nicolas démarre sa carrière dans un bureau de sous-traitance, Bee Engineering. Il est ingénieur d'application pour les produits aéronautiques, pour les clients hélicoptéristes de la société NTN-SNR, une entreprise de fabrication de roulements mécaniques. Sa principale mission : gérer un portefeuille de clients afin de répondre aux problématiques techniques. En tant que chef de projet, il assure la chaîne intégrale, du contact avec le client au suivi de la livraison. Ce qu'il aime le plus : "Créer de nouveaux produits innovants dans le secteur de la mécanique."

Aujourd'hui ingénieur dans un domaine qui le passionne, il regrette de "ne pas avoir été assez soutenu. Un bachelier STI qui veut devenir ingénieur, on le met en garde car ce serait une filière trop dure pour lui". Un préjugé qui trouve dans le parcours de Nicolas un parfait contre-exemple.

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