1. Élodie, assistante de direction : "La bonne humeur au travail est essentielle"
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Élodie, assistante de direction : "La bonne humeur au travail est essentielle"

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Gestion des agendas et des déplacements, organisation des réunions et des"conf'call"... Les rôles de l'assistante de direction sont multiples. // © Florence Levillain pour L'Étudiant
Gestion des agendas et des déplacements, organisation des réunions et des"conf'call"... Les rôles de l'assistante de direction sont multiples. // © Florence Levillain pour L'Étudiant

A tout juste 30 ans, Elodie semble déjà bien se connaître. Avec un chemin professionnel fait de plus d’expériences que de diplômes, l’assistante du "big boss" de Viadeo affiche une solide confiance en elle. Ambitieuse, elle ne doute pas de sa capacité à s’adapter pour évoluer encore.

Son parcours

Le cursus d'Elodie est plutôt atypique. Bac littéraire en poche, elle quitte la Guadeloupe pour étudier le droit à Paris afin de devenir avocate. Pendant ses deux années de droit, l'étudiante enchaîne les missions intérim. "En exerçant comme assistante commerciale, j'ai compris que l'assistanat me plaisait, mais pas le commercial", se souvient la jeune femme. Elle arrête ses études et décide de cumuler les expériences professionnelles pour affiner son choix. Sa maîtrise de l'anglais est un réel atout dans l'assistanat. Plus jeune, elle a effectué plusieurs séjours aux Etats-Unis dans sa famille.

Après un an de missions, elle décroche un CDI d'assistante de direction à Paris, dans une grande entreprise australienne. Trois ans plus tard, Elodie estime avoir "fait le tour" de son poste et son "envie d'évoluer" amène l'assistante de direction à gérer également les services généraux (maintenance, voyages, prestataires, sécurité...) d'une autre société pendant plus d'un an. Lorsque le siège de l'entreprise est transféré de Paris à Hambourg, elle décide de prendre le temps de trouver "la boîte et le boss qui permettent de s'amuser en travaillant". Six mois plus tard, et après avoir refusé trois CDI, elle est contactée par le responsable recrutement de Viadeo. Au bout de trois entretiens - "toujours en tailleur" - avec des interlocuteurs "jeunes et tous en jean", elle est recrutée.

Sa fonction

Depuis deux ans, Elodie assiste Dan Serfaty, co-fondateur et PDG de Viadeo, basé à Pékin, et Michel Meyer, directeur général de l'entreprise. Elle gère leurs agendas et déplacements, organise les réunions et les"conf'call". "Ma priorité, c'est Dan. Quand il est en Chine, on utilise le tchat, les mails, les SMS,... pour communiquer. Et il passe généralement deux semaines par mois à Paris", détaille l'assistante.

Elodie est également chargée des services généraux de Viadeo. Dans ce cadre, elle a notamment mis en place la politique de voyages de l'entreprise, dont elle assure le suivi. "Concrètement, ça veut dire qu'on évite de prendre un vol à 1.000 euros quand on peut trouver moins cher...", explique Elodie. Il lui arrive aussi de chercher un appartement pour un expatrié rejoignant les bureaux parisiens, "voire même de trouver une école pour les enfants", quand elle n'organise pas "le programme pour la venue des Chinois à Paris".


Ce qu'elle aime le plus

"L'esprit de la boîte et la bonne humeur qui y règne", résume Elodie, qui n'hésite pas à comparer son entreprise à "une grande famille". La jeune femme de 30 ans, qui tenait à une ambiance conviviale "parce qu'on passe beaucoup de temps au travail", est comblée.

L'assistante a troqué l'uniforme - "tailleur et talons, tout en noir et blanc ou bleu marine, avec quelques bijoux discrets" -, dans lequel elle a passé ses entretiens d'embauche, contre "des jeans, des boucles d'oreilles créoles et quelques bracelets fantaisies". Elle reconnaît s'être adaptée, sans avoir changé de personnalité pour autant, "parce que c'est cela qui fait la différence", assure la jeune femme, désormais à l'aise dans ses ballerines.


Ce qu'elle aime le moins

Après un temps de réflexion assez long, Elodie finit par trouver ce qui lui plaît le moins dans son travail : "répéter". Si "faire la morale" ne la gêne pas, elle aimerait ne pas avoir à dire plusieurs fois "qu'on ne laisse pas les canettes vides dans les voitures ou qu'on doit refaire le plein d'essence avant de les rendre", par exemple.


Son salaire

Elodie touche 40.000 euros de salaire brut annuel auquel s'ajoutent des primes pouvant s'élever jusqu'à 3.000 euros brut par an.


Ses conseils

Quand l'un de ses amis cherche un emploi, Elodie prodigue toujours le même conseil : "ne pas se fier à l'intitulé ni au niveau de diplôme, mais lire ce qui est attendu en se demandant si on peut le faire et répondre à l'annonce si la réponse est positive".

Elle conseille également de se construire une expérience professionnelle par l'intérim "sans oublier de demander des lettres de recommandations aux employeurs lorsque les missions se sont bien passées". Enfin, avec un peu d'expérience, elle assure qu' "il faut se donner les moyens de choisir son poste, sa boîte et son environnement de travail".


Son avenir

Ambitieuse autoproclamée, Elodie ne s'ennuie pas dans son poste qui "change tous les jours", mais compte bien "continuer à évoluer chez Viadeo, pourquoi pas comme coordinatrice internationale".

Sommaire du dossier
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