1. Stéphanie, assistante de direction dans un centre de cancérologie : "Je me sens utile et mon travail est de plus en plus intéressant"
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Stéphanie, assistante de direction dans un centre de cancérologie : "Je me sens utile et mon travail est de plus en plus intéressant"

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Stéphanie, assistante de direction. // © DR
Stéphanie, assistante de direction. // © DR

Etre assistante de direction dans un centre de lutte contre le cancer est un choix qui donne du sens au travail de Stéphanie.

Son parcours
 

Petite, Stéphanie avait parfois le droit de s'asseoir à la place de sa mère, secrétaire de mairie, "très épanouie dans son travail". Si son rêve n'était pas de travailler en mairie, la jeune femme, âgée de 29 ans aujourd'hui, a su très tôt qu'elle voulait s'orienter vers les métiers de l'administration.

Après son bac STT (actuel bac STMG), la maladie a tenu Stéphanie éloignée des études pendant six ans. Lorsqu'elle a pu préparer son BTS assistante de manager en alternance, le centre Paul Papin, centre de cancérologie d'Angers, où elle venait d'occuper un poste administratif à mi-temps, l'a accueillie comme assistante en recherche clinique. Guidée par "une tutrice exceptionnelle", elle s'épanouit dans son travail et décroche un 20/20 à son oral de BTS. Diplôme en poche, elle accepte dans un premier temps des remplacements en tant que secrétaire médicale, puis comme assistante de l'assistante de direction, avant de devenir elle-même assistante de direction.


Sa fonction

Depuis deux ans, Stéphanie assiste le directeur général et l'adjointe du directeur général adjoint du centre. Outre les tâches classiques de l'assistanat – courriers, mails, filtrage des appels téléphoniques et prises de rendez-vous – elle travaille notamment sur les questions liées à deux gros projets : la gouvernance du centre et le projet de reconstruction sur un nouveau site.

"Lorsqu'il s'agit de réunion avec le maître d'œuvre, par exemple, je prends la précaution d'enregistrer, car le vocabulaire utilisé est spécifique", illustre Stéphanie. Loin des problématiques du chantier en cours, la jeune femme recueille également les plaintes des patients, quand elle n'organise pas la prochaine journée de formation continue des généralistes de la région.


Ce qu'elle aime le plus

Le sentiment de rendre service, d'aider et de faciliter le travail des dirigeants. "Je me sens utile et mon travail est de plus en plus intéressant", se réjouit la jeune femme. Assister aux réunions de gouvernance lui permet d'avoir une vision plus large et plus cohérente de l'endroit où elle travaille. Elle apprécie beaucoup l'organisation d'événements.


Ce qu'elle aime le moins

Même si Stéphanie aime rendre service, elle ne trouve pas très épanouissant d'avoir à préparer les plateaux repas, le café ou faire des photocopies. "Cette partie de mon travail me pèse. J'ai parfois le sentiment d'avoir un rôle ingrat et de ne pas être considérée à ma juste valeur", confie-t-elle.


Son salaire

Stéphanie perçoit 1900 euros brut par mois.


Ses conseils

"Si vous êtes d'un tempérament discret, comme moi, c'est une qualité pour faire ce métier. Il faut également être organisé, méthodique, et avoir de bonnes qualités rédactionnelles. Pour le reste, je pense que le choix du milieu professionnel est important. Le fait de travailler dans un centre de lutte contre le cancer a du sens. A contrario, le milieu commercial n'a jamais été mon truc. A chacun de trouver le sien !"


Son avenir

Pendant sa maladie, Stéphanie s'est lancée la création de bijoux. Elle continue à en faire et se demande parfois si cela ne pourrait pas devenir son activité. La jeune femme n'est pas fixée. "Peut-être que c'est un pur plaisir parce que c'est un loisir sans objectif commercial. Et je ne suis pas sûre que cela me plairait encore avec des objectifs commerciaux", avoue-t-elle.

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