1. Marine Sarrazin, candidate en soins esthétiques aux Olympiades des métiers

Marine Sarrazin, candidate en soins esthétiques aux Olympiades des métiers

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Du 5 au 8 octobre 2011, se déroulaient à Londres des Jeux olympiques avant l’heure : les 41es Olympiades des métiers. La compétition, organisée par l’association WorldSkills International, accueillait un millier de candidats originaires de 51 pays. Ceux-ci s’affrontaient dans leur domaine respectif : maçonnerie, bijouterie-joaillerie, coiffure, cuisine, Web design, etc. Au total, plus de 40 métiers étaient représentés.

"J’espère monter à mon tour sur le podium"

Marine, 22 ans, est travailleuse indépendante et monitrice de ski près de Gap, dans les Hautes-Alpes. Aux finales nationales des Olympiades des métiers qui ont eu lieu en février 2011, à Paris, elle représentait la région Rhône-Alpes. À Londres, elle est le porte-drapeau de l’équipe de France.

Marine Sarrazin candidate en soins esthetiques aux Olympiades des metiers

Ses impressions avant la compétition
"Je suis plutôt sereine. Je me suis beaucoup entraînée avec mon coach et mon expert dans ma discipline. Je me suis améliorée chaque fois que je recommençais un soin. Aujourd’hui, j’essaie de me reposer, de souffler un peu avant de partir pour Londres."

Pourquoi elle participe aux Olympiades des métiers
"En 2009, la directrice de l’école d’esthétique Peyrefitte, située à Aix-les-Bains, est passée de classe en classe à la recherche de candidates pour la région Rhône-Alpes. À l’époque, j’y étais étudiante. Après un BTS (brevet de technicien supérieur) esthétique-cosmétique, j’y ai effectué une formation complémentaire d’expert soins corps. J’avais déjà fait des compétitions de ski.

J’aimais l’idée de concourir. J’ai participé en 2009 aux finales nationales. Je suis arrivée 4e par manque d’expérience et d’entraînement. Quand on m’a proposé de retenter ma chance en 2010*, j’ai accepté. J’ai passé les sélections régionales en février, à Lyon. Ensuite les étapes se sont enchaînées. Le chemin est assez long pour arriver jusqu’aux finales internationales."

Sa préparation pour la finale internationale
"J’ai participé aux stages de préparation physique et mentale de l’INSEP (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance) et aux stages techniques, épaulée par mon expert et mon coach. Une chance : toutes deux étaient de mon école donc se connaissaient. C’était plus facile pour s’accorder sur la préparation. Nous avons décortiqué les sujets. D’autre part, j’ai continué de m’entraîner chez moi, sur les épreuves où j’avais moins besoin de mes professeurs, notamment le maquillage et le soin des ongles. J’ai pris ma famille, mes amies, les filles de l’école comme cobayes !".

Ses épreuves
"J’en aurai 7 : les soins du corps (3h), les soins du visage (1h30 et 3h), l’épilation des jambes (1h30), le soin des cils et sourcils (1h30), le maquillage imposé (4h), le soin des ongles (3h) et la beauté des pieds (2h). J’aime tout faire mais j’ai plus de facilités en maquillage, en soins du visage (en concours, c’est ce qui m’a rapporté le plus de points) et en soins du corps (surtout le massage)."

Ses chances de réussite
"Je ne connais pas mes concurrents… Je ne redoute personne en particulier, je me méfie de tout le monde. Chaque pays a ses techniques. Le savoir-faire de la France est plutôt reconnu. Il y a 4 ans, au Japon, nous avons gagné la médaille d’argent. J’espère monter à mon tour sur le podium. Mes professeurs m’ont dit que j’avais une chance. Je vais faire ce que je sais faire. Si ça paie, tant mieux !"

Ses projets d’avenir
"Cet hiver, j’ouvre mon institut de beauté dans la station de ski où je travaille comme monitrice. Participer aux Olympiades, cela permet de gagner en notoriété, en force. On prouve nos capacités, notre envie de réussir. Cela permet également de faire des rencontres et, pourquoi pas, de trouver du travail à l’étranger."

*Il est possible de concourir plusieurs fois au niveau régional et national, pas au niveau international. La seule condition est d’avoir moins de 23 ans (lien article principal).

Propos recueillis par Virginie Bertereau
Septembre 2011

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