Ludivine Doazan, 29 ans, scripte

publié le 21 Mai 2007
3 min

Ils ont entre 25 et 30 ans, travaillent depuis trois à cinq ans dans le cinéma et l’audiovisuel. Ils nous racontent leur quotidien, les études qu’ils ont suivies et leurs débuts.

Frontière(s), À l’intérieur, Hitman… les films sur lesquels Ludivine Doazan a exercé comme scripte relèvent du registre de l’action et de l’horreur. Une filmographie due aux hasards des rencontres que cette passionnée de films d’auteur assume sans complexes. "C’est hyperintéressant : j’apprends énormément d’un point de vue technique !" Chargée de préserver la "mémoire du film", elle veille sur le tournage à ce que les séquences tournées dans un ordre non chronologique soient bien raccords au montage.

Pour les besoins du métier, la jeune femme est devenue spécialiste en hémoglobine et autres ecchymoses ! "Le sang est ma bête noire : il y en a partout sur les vêtements et sur les comédiens. Et je dois toujours envisager comment va évoluer une cicatrice ou un bleu au fur et à mesure du temps qui passe ! Pour garantir cette continuité, j’ai un peu l’impression de faire le travail de Sherlock Holmes !"

Sur son scénario, la scripte note précisément tous les détails de la scène tournée, séquence par séquence. Elle travaille en concertation avec le réalisateur, son assistant et le chef opérateur en priorité, mais également avec tous les corps de métier de l’équipe de tournage.
Plus jeune, Ludivine se destinait au montage, mais une première expérience douloureuse alors qu’elle étudie à l’INSAS (Institut national supérieur des arts du spectacle), à Bruxelles, lui fait changer d’avis. "La salle de montage était comme une Cocotte-Minute. J’étais jeune et sans expérience face à des étudiants réalisateurs très attachés à un scénario, mais dont les images ne correspondaient pas à ce qui était écrit !" Sur les conseils de Sylvette Baudrot, notamment scripte de Resnais et Hitchcock, Ludivine intègre la filière scripte de la FEMIS, dont elle sort diplômée en 2005.

"Après l’INSAS, je ne me sentais pas prête à rentrer dans ce milieu du cinéma, qui nécessite des épaules solides. J’ai eu de la chance que mes parents me soutiennent financièrement pour poursuivre mes études. Au final, la FEMIS m’a permis d’apprendre en partie le métier, mais surtout de rencontrer des professionnelles comme Donatienne de Goros, qui, à l’issue de la formation, m’a d’abord acceptée comme stagiaire, puis m’a offert l’opportunité de faire mes preuves."

Mathieu Oui
Juillet 2008
 
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