Comment je suis devenue psychothérapeute

Par Jonathan Grelier, publié le 25 Juin 2020
6 min

À 29 ans, Coraline Collet exerce en libéral comme psychologue et psychothérapeute à Marseille. Elle propose un accompagnement fondé sur les thérapies comportementales et cognitives.

À cause du coronavirus, Coraline Collet, psychologue et psychothérapeute libérale de 29 ans, a changé sa routine. Elle a réduit ses jours de consultation en présentiel à Marseille (13) à deux par semaine et les commence en espaçant le mobilier, pour respecter la distanciation physique.

Elle s’occupe ensuite des prises de rendez-vous et de l’envoi des factures puis les consultations s’enchaînent : 6 par jour, contre 10 avant l’épidémie. "Il y a beaucoup de 'burn out' et d’anxiété avec le déconfinement. Je m’occupe aussi des problèmes relationnels, dépressions et des troubles obsessionnels compulsifs", raconte-t-elle. Le reste de sa semaine est consacré aux consultations à distance.

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Un intérêt pour les comportements

Au lycée, Coraline choisit la filière sciences médico-sociales (aujourd’hui ST2S), avec l’idée d’exercer dans le paramédical. Petit à petit, elle s’intéresse aux comportements humains grâce à des films et elle pense alors pouvoir pratiquer la psychologie dans le domaine judiciaire, pour des criminels par exemple.

Parmi ses camarades, elle est la seule à s’inscrire en licence, en l’occurrence de psychologie, à l’université d’Aix-Marseille (13). Les avis de ses professeurs sont pourtant presque tous défavorables : "J’ai toujours eu des difficultés à l’école, tout en me débrouillant pour avoir un peu plus que la moyenne", indique-t-elle.

Après avoir redoublé sa troisième année, elle est sélectionnée pour intégrer le master de psychologie sur l’orientation professionnelle intitulé aujourd’hui "master de psychologie des transitions : orientation, insertion, conseil".

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Le choix de la thérapie

Pour Coraline, c’est la fin des années de licence "très théoriques", avec enfin l’usage d’outils "de psychologue" comme les tests de personnalité et les bilans de compétences et deux stages dans des établissements médico-sociaux.

Son master en poche, elle travaille pour l’association Espace pédagogie et formation France sur l’orientation de décrocheurs scolaires et auprès de bénéficiaires de minima sociaux. Plus tard, la jeune femme se lance en parallèle dans une formation de deux ans (trois aujourd’hui) aux thérapies comportementales et cognitives (TCC) dispensée par l’Association française de TCC à Aix-en-Provence.

"Les TCC représentent un des courants de la psychologie. C’est une thérapie brève qui vise à faire comprendre aux patients les mécanismes de leurs troubles en s’intéressant à leurs pensées, leurs émotions et leur comportement", résume-t-elle. Grâce à sa formation, Coraline dit avoir eu davantage confiance dans sa façon d’exercer son métier.

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L'installation en cabinet

En septembre 2017, Coraline décide de s’installer en libéral après un bref passage en tant que psychologue remplaçante à l’éducation nationale : "Un collègue m’a proposé d’avoir accès à son cabinet deux jours par semaine.

"Depuis, elle s’est inscrite au registre national des psychothérapeutes auprès de l’Agence régionale de santé pour pouvoir utiliser ce titre. "Cela prouve aux gens que je maîtrise une thérapie. 75% des gens qui m’appellent le font parce que je pratique la TCC", explique-t-elle.

À l’avenir, Coraline pense à "affiner [s]a boîte à outils". Elle a ainsi commencé à se former en EMDR, une technique psychothérapeutique fondée sur les mouvements oculaires.

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