Travailler dans l'immobilier : juriste immobilier

Par Marie-Anne Nourry, publié le 30 Mars 2012
3 min

Qui dit crise économique ne dit pas forcément crise immobilière. Le secteur demeure en quête de nouvelles recrues, en particulier pour des postes cadres. A la clé, les fonctions traditionnelles, mais aussi de nouveaux métiers dans l'immobilier d'entreprise. Panorama des tendances pour les jeunes diplômés et portraits de pros.

Magali, 24 ans : "Je préfère travailler avec des entreprises que des particuliers"


Son parcours


Après l’obtention du bac L, le droit est une évidence pour Magali. "Au début, je voulais devenir procureur ou avocat, mais au fil des études, je me suis aperçu que ces métiers ne correspondaient pas à l'image que j'en avais." Et surtout, elle s'enthousiasme pour de nouvelles matières, dont le droit de l'immobilier. "Cette matière me parlait plus que les autres. J'ai tout de suite aimé l'idée de participer à la construction d'un bâtiment."

A la suite d'un master 2 en droit notarial, Magali s'inscrit en master 2 de droit immobilier et de la construction à Paris2-Assas. Raison d'un tel changement : "Je préfère travailler avec des entreprises que des particuliers." La formation s'effectue en apprentissage et la future juriste décroche un contrat chez Bouygues Bâtiment Ile de France, à la direction juridique de Sodearif, la filiale développement immobilier.


Une expérience "fantastique" mais la jeune femme craint de commettre une erreur en tirant un trait sur une carrière de notaire. En proie aux doutes, elle décide d’intégrer une étude notariale et ne tarde pas à se rendre à l’évidence : cette voie n’est pas faite pour elle. A peine deux mois plus tard, elle est de retour chez Bouygues Bâtiment.


Sa fonction


"Le développement immobilier consiste à trouver des terrains et les revendre à des promoteurs ou des investisseurs." Magali apporte un conseil juridique aux opérationnels chargés du montage des projets. "Je les assiste sur les différentes phases, par exemple pour veiller au respect des règles quand ils reçoivent le permis de construire." Un travail d'équipe que la diplômée d'Assas affectionne tout particulièrement.

Les journées s'écoulent en moyenne de 9h à 18h30, mais il arrive parfois à Magali de quitter le bureau beaucoup plus tard. "On vit au rythme du projet, explique-t-elle. Il y a des moments où il dort, il faut être prêt à réagir quand il se réveille !"


Ce qu'elle aime le plus


Le métier de juriste immobilier offre à Magali la possibilité d'avoir une vision opérationnelle du projet. "J’ai un rôle non seulement juridique mais aussi pratique. Je dois répondre aux besoins concrets des opérationnels."


Ce qu'elle aime le moins


"Quand le projet se réveille, je suis obligée de fournir beaucoup d'effort sur un temps court", rapporte la jeune femme. Pas toujours facile de prendre du recul sur les décisions, quand on est bousculé. "Mais ça fait partie du challenge et j'adore mon métier."


Son conseil


Magali recommande la voie de l'apprentissage, pour pouvoir mettre en pratique la théorie étudiée en cours. "C'est un pas tout doux vers l'entreprise, moins direct que le stage qui coupe les étudiants de l’université. Cela m'a apporté beaucoup de bonnes choses… et surtout un poste à la fin de mes études."



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