Ingénieurs et scientifiques à la SNCF : Michaël, 31 ans, chef d'équipe d'agents commerciaux

publié le 08 Février 2013
4 min

Chef d'équipe, Michaël encadre une trentaine d'agents commerciaux qui circulent dans des trains de banlieue pour informer les voyageurs, et doivent aussi pallier d'éventuels problèmes de circulation.Une mission qui nécessite de savoir s'adapter, puisqu'il s'agit d'organiser, mais aussi de réorganiser les équipes en fonction des aléas.


Son parcours

Un bac STI génie électronique suivi d'un BTS technico-commercial : telle est la formation de Michaël qui débute sa vie professionnelle par un poste de technico-commercial dans une entreprise de vente de produits d'hygiène pour les hôtels et restaurants. Mais le temps passé en déplacement (et dans les embouteillages...), couplé à la naissance de son 1er enfant, le conduit à "faire un autre choix de vie". C'est ainsi qu'il entre à la SNCF en 2007. D'abord chargé de la coordination des informations données aux voyageurs, il devient, deux ans plus tard, chef d'équipe d'agents commerciaux.


Son métier

Michaël coordonne un groupe d'agents commerciaux, qui assurent le soir "une présence visible dans les trains de banlieue, pour informer les voyageurs et agir sur le sentiment d'insécurité", précise-t-il. Sa mission au quotidien ? Définir le planning des agents, suivre de près leur activité grâce aux carnets de liaison qu'ils remplissent chaque jour, les accompagner régulièrement sur le terrain pour apprécier leur travail (de manière prévue ou imprévue).

L'organisation est bien définie en amont. Cependant, nuance Michaël, "lorsque des grains de sable viennent se mettre dans les rouages, il faut s'adapter". En particulier, réagir aux éventuels problèmes de circulation : incidents de personnes, trains en panne ou mauvaises conditions météo demandent en effet de réorganiser le travail des équipes. "Parfois, il faut commander des bus, les remplir et s'assurer qu'ils partent", raconte Michaël.

Enfin, explique-t-il, "mon activité comporte aussi un volet managérialqui consiste à recevoir les agents en entretien individuel, déceler des besoins de formation et y répondre, ou encore m'assurer de la sécurité au travail".


Le rythme de travail

Libre de ses horaires, Michaël n'est pas soumis au tableau de service comme les agents qu'il encadre. En général, il arrive en fin de matinée et part vers 19h30-20h00, de manière à rencontrer toutes les équipes, dont les premières embauchent à 16h30.En outre, Michaël travaille de nuit environ une fois par mois, notamment lorsqu'il accompagne un agent sur le terrain.


Ce qui lui plaît dans son métier

Le plus agréable aux yeux de Michaël, est "la dimension humaine" de son métier. Même si, confie-t-il, "c'est parfois difficile à gérer quand, par exemple, un changement de planning convient à certains mais pas à d'autres..." Plus délicat, "sanctionner un agent est toujours un peu douloureux. À l'inverse, aider les gens à évoluer est vraiment source de satisfaction".

Michaël, qui a aussi l'occasion d'être sur le terrain, notamment en cas d'incident, apprécie les échanges avec les voyageurs : "80 % d'entre eux n'ont pas besoin de nous, mais il faut être proactif pour accompagner les autres et les aider à terminer leur parcours. C'est le sens de notre mission de service."
  

Metiers de la SNCF - Michael 2 - chef d'équipe d'agents commerciaux - DR

 
Ce qui lui plaît moins


"Le plus pénible, c'est de se heurter à la lourdeur administrative inhérente, certainement, à toutes les grandes entreprises", estime Michaël, qui regrette parfois le manque de réactivité, qu'il s'agisse de régler un problème de ressources humaines ou d'équiper les agents d'outils plus modernes : "Pendant longtemps, se rappelle-t-il, le client pouvait avoir une information sur son téléphone avant l'agent... Aujourd'hui, on intègre des technologies de plus en plus avancées dans l'entreprise."


Le salaire

Pour un chef d'équipe qui débute sur un poste similaire, le salaire avoisine 1.500 à 2.000 € net tout compris.


Comment il envisage son avenir

Attiré par les questions pédagogiques, Michaël envisage d'évoluer vers un poste de formateurdans les branches commerciales de la SNCF.


Ses conseils

S'engager dans un emploi, c'est aussi "faire un choix de vie", estime Michaël. Il est important de "réfléchir à son évolution de carrière comme à sa mobilité géographique. Certaines entreprises favorisent plus que d'autres la promotion interne, cela permet de ne pas faire le même métier toute sa vie !"

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