1. Métier d'agricultrice : "Mon bureau est dans le pré"
Portrait

Métier d'agricultrice : "Mon bureau est dans le pré"

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À quoi ressemble le métier des agriculteurs d'aujourd'hui ? Reportage photo dans une ferme du Limousin, au côté d'Aurore, jeune agricultrice qui nous présente son quotidien entre soins aux animaux et réparations diverses.

Métier d'agricultrice : "Mon bureau est dans le pré"

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  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
    Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Pierre Dieterlé pour l'Etudiant
    Le métier d'agricultrice // © Marie-Pierre Dieterlé pour l'Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Pierre Dieterlé pour l’Etudiant
    Le métier d'agricultrice // © Marie-Pierre Dieterlé pour l’Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
    Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
    Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
    Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
    Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
    Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
    Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
    Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
    Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
    Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Pierre Dieterlé pour l'Etudiant
    Le métier d'agricultrice // © Marie-Pierre Dieterlé pour l'Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
    Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Pierre Dieterlé pour l'Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Pierre Dieterlé pour l’Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
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  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Pierre Dieterlé pour l'Etudiant
  • Le métier d'agricultrice // © Marie-Dieterlé pour l'Etudiant
  • Une jeune femme pleine d’énergie

    Le soleil se lève sur le lieu-dit Chez-Pré, situé à une quarantaine de kilomètres de Limoges (87). Aurore Lussat, 26 ans, est employée en CDI dans un groupement de quatre exploitants (trois élevages bovins et un ovin), elle est rarement deux jours de suite sur la même exploitation. Elle passe ses journées à s’occuper des animaux, à les nourrir, les soigner, les surveiller et à réparer le matériel défectueux.

  • Une affaire de famille

    Aurore est employée de Denis Berthé (au centre) exploitant agricole. Michel Foubert (à gauche), son beau-père, est à la retraite mais ne peut s’empêcher d’aider aux travaux de la ferme. "De mes arrière-grands-parents jusqu’à moi, tout le monde, ou presque, a exercé ou exerce dans des fermes", confie Aurore. Lors des entretiens d’embauche, son intérêt pour les animaux et l’expérience professionnelle acquise chez ses parents ont fait la différence avec les autres candidats.

  • Du temps pour ses filles

    Aurore est titulaire d’un bac professionnel conduite et gestion de l’exploitation agricole. Son contrat de travail de trente-cinq heures par semaine permet à la jeune femme de s’occuper de ses deux filles (1 an et 5 ans) tous les soirs et week-ends. Elle commence généralement sa journée 8 heures et finit à 18 heures, contrairement à l'exploitant qui, l’été, retourne souvent travailler après le dîner. "Plus qu’un métier, c’est un mode de vie", nous confie-t-il.

  • Un travail physique

    "Il faut vraiment que le film du soir à la télé soit passionnant pour que je reste éveillée après le dîner", s’amuse Aurore. Si les engins agricoles ont bien facilité la vie des agriculteurs, les journées de travail à la ferme restent physiques : manipulation de l’outillage, changement de pré du troupeau de vaches…

  • Du tracteur au quad

    Aurore conduit un tracteur de 120 chevaux, équipé de la climatisation et de la direction assistée. Le conduire est un jeu d’enfant. Sans compter l’apparition, dans les fermes, du quad qui limite la marche parfois longue entre les parcelles.

  • Un emploi du temps rythmé par la nature

    Aurore ne s’arrête jamais. Il y a toujours la porte d’une grange à réparer et du matériel à nettoyer. Dès ses premiers stages, elle a appris à trouver des solutions avec les moyens du bord. Ici, la jeune agricultrice glisse un tronc d’arbre sous une clôture afin d’empêcher les brebis de passer. "En dehors de certaines tâches incontournables, je ne sais jamais de quoi ma journée sera faite. Mon emploi du temps est rythmé par la nature, la météo, les saisons et… les imprévus", explique Aurore.

  • La technique au service des naissances

    Denis (de dos) vend, chaque année, 120 veaux et 25 vaches. De septembre à décembre, ses 140 génisses mettent bas. La vêleuse, sorte de bras mécanique, permet d’extraire plus facilement le veau de sa mère.

  • Soins et surveillance des animaux

    Ce petit mâle de race limousine vient de naître. Il pèse déjà une quarantaine de kilos et se dressera sur ses pattes dans moins d’une demi-heure. Le vétérinaire n’intervient qu’en cas de problème. "Il faut profondément aimer les animaux pour passer ses journées à s’occuper d’eux, les nourrir, les soigner et les surveiller", souligne Aurore.

  • Un rôle d'infirmière

    Denis travaille en équipe : il amène la génisse au parc de contention et Michel referme les barrières. Aurore vaccine et remplit le carnet d’élevage de chaque vache. Les veaux naissent sans anticorps. Ce vaccin les prémunit des maladies qui surviennent lors des premières tétées.

  • La traite automatisée

    Le temps du petit tabouret pour la traite manuelle est bien loin. Grâce à la robotisation, trente minutes suffisent pour traire 24 vaches de race Prim’Holstein. Tout se fait automatiquement ou presque. La production est stockée à basse température dans une grande cuve en attendant la venue, tous les deux jours, du camion citerne de la coopérative laitière.

  • Jusqu'à 30 litres de lait par jour et par vache

    Une fois que les pis sont vides, Aurore débranche les griffes à lait, rince les mamelles, s’assure qu’elles ne sont pas infectées, puis elle nettoie scrupuleusement la salle de traite. Chaque vache produit entre 9 et 30 litres de lait par jour. La traite a lieu deux à trois fois par jour, dix mois dans l’année. Aurore aime ce moment privilégié.

  • Le retour à l'étable

    De novembre à avril, les champs n’ont plus d’herbe et les animaux sont mis à l’étable. Les travaux sont alors moins physiques et plus répétitifs. Il faut, par exemple, nourrir chaque matin les vaches en puisant dans les stocks de foin et de maïs, constitués pendant l’été.

  • Autre ferme, autre mission...

    Le vendredi matin, Aurore se rend à la ferme de Bord, à quelques kilomètres de celle de Denis. Sa première mission consiste à faire le tour des parcelles afin de surveiller les brebis. "Je connais bien leurs habitudes et leur comportement. Un rapide coup d’œil me suffit pour savoir si quelque chose ne tourne pas rond", explique la jeune femme. Les brebis qui allaitent reçoivent du foin et des granulés à base de céréales afin de produire deux à trois litres de lait par jour.

  • Mère à la maison comme aux champs

    Certaines brebis ont pu avoir des jumeaux ou des triplés qui peuvent manquer de nourriture, tels ces deux agneaux gringalets. Alors, plusieurs fois par jour, Aurore leur prépare des biberons de lait en poudre. En entrant dans l’enclos de la bergerie, elle est assaillie par une vingtaine de petites bouches affamées. La ferme de Bord vend 600 agneaux par an. La boucle jaune électronique fixée, dès la naissance, à l’oreille gauche des agneaux permet l’identification et la traçabilité des animaux.

Aurore a toujours su qu'elle serait agricultrice. Enfant, elle accompagnait son père aux concours d'élevage. Aujourd'hui, son bac pro en poche, elle enchaîne les missions sur quatre exploitations.

Pour en savoir plus sur les métiers de l'agriculture.