1. Ma vie de prof : Ayman, 31 ans, enseignant-chercheur en mathématiques appliquées à l’UPMC (Université Pierre-et-Marie-Curie), à Paris

Ma vie de prof : Ayman, 31 ans, enseignant-chercheur en mathématiques appliquées à l’UPMC (Université Pierre-et-Marie-Curie), à Paris

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Ayman, enseignant-chercheur à l'UPMC : “Quand j'ai postulé à la fac, j'ai tout de suite eu un poste.” // © Photo fournie par le témoin
Ayman, enseignant-chercheur à l'UPMC : “Quand j'ai postulé à la fac, j'ai tout de suite eu un poste.” // © Photo fournie par le témoin

L'envie d'enseigner est venue à Ayman alors qu'il donait des khôlles à des élèves de prépa. Il est aujourd'hui enseignant-chercheur à l'UPMC, où il dispense 192 heures de cours par an à des étudiants de première et cinquième année.

"C'est en donnant des "khôlles" [interrogations orales en petits groupes, NDLR] à des élèves de classe prépa que j'ai eu envie d'enseigner. J'aimais cette interaction." L'idée d'Ayman est alors de devenir enseignant en CPGE (classe préparatoire aux grandes écoles). Il sera finalement embauché comme enseignant-chercheur à l'université.

"On m'a conseillé de faire une thèse, ce qui m'a plu"

Ayman obtient un bac S, puis intègre la classe prépa MP (maths-physique) du lycée Saint-Louis, à Paris. Il passe les concours des écoles d'ingénieurs et des écoles normales supérieures et réussit celui de l'ENS Cachan. "Les écoles d'ingénieurs que je pouvais intégrer ne me tentaient pas, j'ai donc choisi Cachan."

À l'ENS, le cursus le passionne. Ayman y passe l'agrégation de mathématiques, dans l'idée de pouvoir enseigner au lycée puis en prépa. "Mais on m'a conseillé de faire une thèse, ce qui m'a plu, et quand j'ai postulé à la fac une fois mon doctorat obtenu, j'ai tout de suite eu un poste !"

"Quand on sort de son premier TD, on est aussi fatigué qu'après un match de foot !"

Avant d'intégrer la fac, Ayman a donné des cours à l'ENS Cachan, pendant son doctorat. "C'était stressant. La préparation est lourde. Mais je m'éclatais. Quand on sort de son premier TD [travaux dirigés], on est aussi fatigué qu'après un match de foot !" De ses débuts à l'université, Ayman se souvient surtout du travail à fournir : "On doit créer tous ses cours, ça prend vraiment du temps !"

"Les cours me prennent la moitié de mon temps"

À l'université, le nombre important d'étudiants empêche un contact proche, estime Ayman. Il y enseigne 192 heures par an, de la L1 (licence 1) au M2 (master 2). Il partage son temps entre l'enseignement, la recherche et les tâches administratives. "De fait, si j'inclus la préparation et les corrections de copies, les cours me prennent la moitié de mon temps, la recherche à peu près l'autre moitié." Ce qui lui plaît en particulier, ce sont les déplacements hors de France qu'il effectue pour enseigner ou faire de la recherche : "Ce sont des missions courtes, faciles à intégrer dans le quotidien."

fleche-rouge Le plus gratifiant dans ce métier : le retour des élèves quand il fait un bon cours ! Une gratification plus rapide que celles liées à ses travaux de recherche.

fleche-rouge Et le plus difficile : tout ce qui concerne les examens, de la surveillance à la correction. "À la fac, les copies d'examen ne sont pas rendues aux étudiants une fois corrigées, du coup, ce n'est pas très motivant pour les enseignants. "

Pour aller plus loin : Devenir prof : possible même avec 4/20 aux concours de l'enseignement ! / 10 façons d’être enseignant / Prof : en 12 questions-réponses, à quoi vous attendre vraiment / Professeur / Ma journée de professeur des écoles / Jeunes profs : ils racontent leurs débuts face aux élèves

Sommaire du dossier
Retour au dossier Ma vie de prof : Stéphane, 26 ans, enseignant d’histoire-géo dans un collège de Seine-Saint-Denis (93) Ma vie de prof : Xavier, 30 ans, enseignant d’italien à l’institut Saint-Joseph, au Havre (76) Ma vie de prof : Violaine, 26 ans, professeure des écoles remplaçante, à Paris Ma vie de prof : Ludivine, 30 ans, enseignante en école de management à Grenoble (38) Ma vie de prof : Cyril, 31 ans, enseignant en classe préparatoire ECS, au lycée Michelet, à Vanves (92) Ma vie de prof : Stéphanie, 29 ans, professeure d’éducation physique et sportive au lycée des métiers Jean-Caillaud, à Ruelle-sur-Touvre (16) Ma vie de prof : Ayman, 31 ans, enseignant-chercheur en mathématiques appliquées à l’UPMC (Université Pierre-et-Marie-Curie), à Paris