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Ma vie de prof : Stéphanie, 29 ans, professeure d’éducation physique et sportive au lycée des métiers Jean-Caillaud, à Ruelle-sur-Touvre (16)

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Stéphanie, prof d'EPS : "Il y a un vrai décalage entre la théorie et le terrain.” // © Théophile Trossat pour l'Etudiant
Stéphanie, prof d'EPS : "Il y a un vrai décalage entre la théorie et le terrain.” // © Théophile Trossat pour l'Etudiant

C'est sa passion pour le sport, et plus particulièrement la gymnastique artistique, qui a donné envie à Stéphanie de devenir prof d'EPS, dès le lycée.

Sportive de haut niveau pendant 15 ans en gymnastique artistique, Stéphanie a eu envie dès le lycée de devenir professeure de sport. "Je voulais transmettre aux jeunes les valeurs sportives, la relation collective, leur faire vivre des expériences physiques et artistiques."

"Je voulais transmettre aux jeunes les valeurs sportives"

Après son bac S spécialité SVT (sciences de la vie et de la Terre), Stéphanie s'inscrit à l'université de Bordeaux (33) où elle obtient une licence STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) mention éducation et motricité. Elle passe ensuite le concours du CAPES (certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré). Suivront 2 ans à l'IUFM (actuelle ESPE, école supérieure du professorat et de l'éducation), puis sa première année comme professeure stagiaire au lycée Kastler de Talence (33).

"J'avais 21 ans, et je découvrais tout"

Son premier poste de titulaire, Stéphanie l'obtient dans un lycée de Seine-Saint-Denis (93). "J'avais 21 ans, et je découvrais tout : les élèves, l'autorité, mes collègues, l'établissement... Il y avait un vrai décalage entre la théorie que j'avais apprise et le terrain !"

Elle passe 6 ans dans cet établissement et en garde d'excellents souvenirs. "Il y avait beaucoup de moyens, l'équipe était jeune et l'EPS très valorisée : dès la première année, j'ai pu développer un atelier autour des arts du cirque !"

"On n'a pas de copies à corriger !"

Depuis la rentrée 2014, Stéphanie enseigne au lycée professionnel Jean-Caillaud. "Pour le bac pro, le sport compte peu, c'est plus difficile de motiver les élèves." Elle enseigne 23 heures par semaine à 8 classes, du CAP (certificat d'aptitude professionnelle) à la terminale. "Il y a en plus la préparation des cours, la création des outils d'apprentissage et des fiches d'évaluation, la gestion des espaces sportifs. La seule chose qui nous distingue des autres enseignants, c'est que l'on n'a pas de copies à corriger !"

Selon Stéphanie, les conditions de travail sont difficiles en lycée professionnel, en raison de la baisse des moyens et de la dévalorisation de ces cursus, qui a pour conséquence l'accueil d'élèves en très grande difficulté.

fleche-rouge Le plus gratifiant dans ce métier : la reconnaissance des élèves.

fleche-rouge Et le plus difficile : "Le plus dur, c'est de voir des élèves bloqués dans leurs difficultés, en échec personnel et social. On aimerait les aider."

Pour aller plus loin : Devenir prof : possible même avec 4/20 aux concours de l'enseignement ! / 10 façons d’être enseignant / Prof : en 12 questions-réponses, à quoi vous attendre vraiment / Ma journée de professeur des écoles / Jeunes profs : ils racontent leurs débuts face aux élèves

Sommaire du dossier
Retour au dossier Ma vie de prof : Stéphane, 26 ans, enseignant d’histoire-géo dans un collège de Seine-Saint-Denis (93) Ma vie de prof : Xavier, 30 ans, enseignant d’italien à l’institut Saint-Joseph, au Havre (76) Ma vie de prof : Violaine, 26 ans, professeure des écoles remplaçante, à Paris Ma vie de prof : Ludivine, 30 ans, enseignante en école de management à Grenoble (38) Ma vie de prof : Cyril, 31 ans, enseignant en classe préparatoire ECS, au lycée Michelet, à Vanves (92) Ma vie de prof : Stéphanie, 29 ans, professeure d’éducation physique et sportive au lycée des métiers Jean-Caillaud, à Ruelle-sur-Touvre (16) Ma vie de prof : Ayman, 31 ans, enseignant-chercheur en mathématiques appliquées à l’UPMC (Université Pierre-et-Marie-Curie), à Paris