1. Alice Martin, 30 ans, administratrice des Rencontres d’Arles : "Je suis comme un chef d’entreprise"
Témoignage

Alice Martin, 30 ans, administratrice des Rencontres d’Arles : "Je suis comme un chef d’entreprise"

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En vacances, estival rime avec festival. Nous avons rencontré 14 professionnels travaillant à l’organisation de 4 grands événements culturels de l’été. Ils travaillent pour Paris Cinéma ou les Solidays à Paris, les Francofolies à La Rochelle, et pour les Rencontres internationales de la photographie à Arles. Dans ces témoignages, ils présentent leur métier au quotidien, racontent leurs parcours et vous donnent leurs conseils pour débuter.

Un petit bureau aux murs blancs avec vue sur l’église des Prêcheurs. C’est dans ce cadre modeste qu’officie Alice Martin, administratrice des Rencontres d’Arles depuis 5 ans. La jeune femme est une sorte de chef d’entreprise… à géométrie variable. De 13 salariés à l’année, le festival compte jusqu’à 350 personnes en phase de préparation. Aux côtés de François Hébel, le directeur des Rencontres, en charge de la partie artistique et des partenariats, Alice doit assurer la bonne gestion budgétaire et financière de l’événement.

De multiples sollicitations


alice martin evenementiel métiersPlus l’échéance de l’ouverture se rapproche, plus la jeune administratrice est sollicitée par son équipe. À 15 jours du vernissage, Alice jongle entre les envois de mails, les discussions téléphoniques, les échanges avec ses collaborateurs. Une assistante entre dans son bureau pour lui soumettre un modèle de présentoir des magnets du festival.

Puis, un appel au téléphone : une représentante du ministère de la culture qui souhaite fixer une réunion pour discuter finances. "Dans une plus grande structure, mon activité serait probablement dédoublée entre un directeur administratif et financier et un secrétaire général. Avec une structure moyenne comme celle des Rencontres, je ne suis pas limitée à un seul domaine. J’aime cette polyvalence".

Un événement qui se professionnalise


De l’activité financière proprement dite à la gestion des contrats en passant par le développement stratégique ou la négociation des partenariats, Alice apprécie d’avoir "une vision globale de l’événement". En 5 ans, l’administratrice a su professionnaliser le festival par diverses actions : informatisation de la billetterie, études du public et de sa satisfaction, embauche d’une personne chargée de développer le public, développement d’un nouveau partenariat avec la SNCF, création d’un cercle de mécènes locaux, etc... Revers de la médaille : ces grandes responsabilités impliquent aussi d’assumer un rôle délicat. "Je suis la personne qui dit non à certains moments".

Une première expérience de chargée de production


Diplômée d’une grande école de commerce, l’ESCP Europe, qui lui a permis de se former entre Oxford, Madrid, Paris et Berlin, Alice a toujours voulu exercer dans le domaine culturel. Après son diplôme, elle décroche un contrat d’un an de chargée de production au Centre Pompidou. Elle enchaîne avec la même fonction pour le musée de la Musique à Paris pendant 1 an et demi, elle travaille notamment sur l’exposition John Lennon. "Chargée de production est un travail passionnant qui consiste à l’organisation et au montage d’expositions. On fait le lien entre les artistes et le commissaire. Le problème est qu’il est difficile d’évoluer ensuite." 2 ans avant d’être recrutée, la jeune femme avait effectué une première mission pour le Festival. La direction l’avait alors chargée de concevoir un Business-plan pour des projets de développement des Rencontres. Un 1e contact qui s’est révélé fructueux lorsque le poste d’administrateur s’est ouvert.

Sa formation : diplômée de l'ESCP Europe
Son statut : salariée
Son salaire : non communiqué
Son conseil : suivre une formation en gestion est indispensable pour ce type de poste. Et si l'on travaille dans une petite structure culturelle, il faut être bien formé à la comptabilité.

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Sommaire du dossier
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