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Témoignage

Angèle Najjar, 32 ans, responsable du volontariat à Solidarité-Sida : "Le dynamisme des bénévoles est très stimulant"

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En vacances, estival rime avec festival. Nous avons rencontré 14 professionnels travaillant à l’organisation de 4 grands événements culturels de l’été. Ils travaillent pour Paris Cinéma ou les Solidays à Paris, les Francofolies à La Rochelle, et pour les Rencontres internationales de la photographie à Arles. Dans ces témoignages, ils présentent leur métier au quotidien, racontent leurs parcours et vous donnent leurs conseils pour débuter.

Depuis 1 an et demi qu’elle exerce à l’association Solidarité-Sida, Angèle a probablement été en contact avec des centaines de bénévoles. Rien que pour l’organisation des 3 jours de Solidays, son équipe frôlait le millier de personnes. Et pour l’événement la Nuit du Zapping, organisée entre décembre et mars dans 12 villes, il lui a fallu embaucher une trentaine de volontaires par soirée. Au total, ce sont 3.000 personnes à l’année qui donnent gratuitement de leur temps et de leur compétence à l’association.

angele najjar responsable solidarité sida

Une gestion des ressources humaines


La responsable du volontariat doit faire preuve d’une forte énergie et d’un sens de l’organisation hors pair. Son travail se décline en 3 grandes facettes : ressources humaines, communication et logistique. Telle la chargée de recrutement d’une entreprise, Angèle doit trouver des profils intéressants qui vont mettre à profit leurs compétences, qui de graphiste, qui de logisticien, qui de manager… Elle doit veiller à fidéliser ses troupes, souvent jeunes et donc plus mobiles. Angèle supervise aussi les outils de communication (plate-forme Internet, newsletter bimestrielle…) pour informer l’ensemble de son réseau.

Répartition par équipes


A l’approche de l’ouverture des Solidays, le rythme quotidien s’accélère et les journées se remplissent de multiples questions logistiques. Il faut constituer les équipes, nommer 40 chefs d’équipes qui seront ses principaux interlocuteurs puis répartir les bénévoles entre l’accueil, la billetterie, les chauffeurs, la vente des objets souvenirs, le camping, l’arrière-scène…. "10 jours avant l’ouverture, je me rends sur place pour préparer le travail des volontaires, en lien avec le régisseur général." Sur l’hippodrome de Longchamp, déplacement en vélo et talkie-walkie en bandoulière sont de rigueur.

Etre au service d’une cause


Pendant cette phase opérationnelle, Angèle doit par exemple vérifier les horaires d’ouvertures des sites, prévoir les repas des bénévoles, gérer les désistements de bénévoles de dernière minute, etc… "J’aime être en contact avec ces gens qui donnent leur temps et leur dynamisme : c’est très stimulant" s’enthousiasme la jeune femme qui a toujours voulu travailler "au profit d’une cause". Et puis cette diplômée d’un DESS de droit international a déjà un parcours professionnel qui "l’a bien préparée à la gestion du stress." Pendant 4 ans, comme juriste salariée du Comité contre l’esclavage moderne, elle a dû soutenir et accompagner des étrangers victimes de traite humaine et tenter de régulariser leur situation. "J’avais entre les mains l’avenir de personnes. Si je ratais un dossier, je pouvais mettre en péril leur vie. Cette expérience m’a beaucoup aidé à relativiser les difficultés ou les coups de stress" insiste aujourd’hui Angèle.

Des économies budgétaires au profit des associations


Dernière satisfaction : le bénévolat permet d’économiser sur les finances de Solidarité Sida pour redistribuer les recettes au maximum aux associations de terrain qui luttent contre la pandémie. "J’ai calculé qu’en 2009, le travail des bénévoles a représenté l’équivalent de 22 postes à temps plein : c’est une belle économie" se réjouit la responsable du bénévolat.

Sa formation : DESS (devenu Master professionnel) de Droit international à Paris XI
Son statut : salariée de l'association
Son salaire : 2.200€ brut
Son conseil : Ne jamais hésiter à se reconvertir pendant les études ou dans sa carrière professionnelle si l'on en a envie.

Photo : © Christophe Charzat.

Pour aller plus loin : Chat vidéo : "Les métiers de la communication expliqués par des professionnels" / Postuler dans la communication : un CV (presque) parfait / Ecoles de journalisme : 16 prépas à la loupe / Intégrer une école de journalisme : les réponses à vos questions / Journalisme : comment bien démarrer dans le métier

Sommaire du dossier
Retour au dossier Alexandra Arnal, 28 ans, chargée de communication à Paris Cinéma : "C’est excitant de voir une information se propager sur la toile" Alice Martin, 30 ans, administratrice des Rencontres d’Arles : "Je suis comme un chef d’entreprise" Angèle Najjar, 32 ans, responsable du volontariat à Solidarité-Sida : "Le dynamisme des bénévoles est très stimulant" Anne Barjot, 34 ans, secrétaire générale de Paris Cinéma : "Notre communication doit s’adresser à tous les publics" Cécile Nhoybouakong, 32 ans, régisseuse des copies de Paris Cinéma : "J’aime ce métier pour son aspect concret" Delphine Lagache, 39 ans, responsable de la production artistique des Francofolies : "Le concert est la concrétisation de plusieurs mois de travail" Dimitri Larcher, 35 ans, attaché de presse de Paris-Cinéma : "Je dois donner envie aux journalistes d’écrire sur le festival" Isabelle Reveret, 34 ans, coordination artistique sur les Solidays : "Souvent sur les routes, les artistes aiment bien retrouver leur confort" Isabelle Saussol, 43 ans, responsable des actions pédagogiques aux Rencontres d’Arles : "J’aime voir les réactions des élèves" Kevin Douvillez, 32 ans, responsable de la programmation des Francofolies : "J’assiste à 3 ou 4 concerts chaque soir" Léo Martinez, 30 ans, régisseur d’œuvres aux Rencontres d’Arles : "La régie permet de voir l’envers du décor" Mariz Bessaguet, 47 ans, chargée de la communication et de la médiatisation des Francofolies : "Il faut de nouvelles idées pour surprendre les journalistes" Nathalie Gualdaroni, 29 ans, responsable des partenariats et de la promotion chez Solidarité-Sida : "L’énergie dégagée par les Solidays séduit nos partenaires" Olivier Etcheverry, scénographe des Rencontres d’Arles : "J’organise l’espace pour la satisfaction des artistes et du public"