1. Anne Barjot, 34 ans, secrétaire générale de Paris Cinéma : "Notre communication doit s’adresser à tous les publics"
Témoignage

Anne Barjot, 34 ans, secrétaire générale de Paris Cinéma : "Notre communication doit s’adresser à tous les publics"

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En vacances, estival rime avec festival. Nous avons rencontré 14 professionnels travaillant à l’organisation de 4 grands événements culturels de l’été. Ils travaillent pour Paris Cinéma ou les Solidays à Paris, les Francofolies à La Rochelle, et pour les Rencontres internationales de la photographie à Arles. Dans ces témoignages, ils présentent leur métier au quotidien, racontent leurs parcours et vous donnent leurs conseils pour débuter.

Sur l’année, le festival Paris Cinéma consiste en une structure réduite à 2 salariées : Aude Hébert, déléguée générale et directrice de la programmation et Anne Barjot, secrétaire générale et directrice de la communication. Le travail de cette dernière s’organise en 2 temps : bilan et réflexion stratégique à l’automne puis mise en route progressive de l’édition suivante. Un travail qui consiste en beaucoup de réflexions puis de supervisions. Anne doit apporter des réponses aux multiples questions d’une équipe qui passe à une trentaine de personnes (dont moitié de stagiaires) en phase préparatoire. "À un mois de l’ouverture, je fais le lien entre la programmation qui finalise la grille des projections et la régie technique. Je dois m’assurer que les informations circulent bien dans toute l’équipe."

La communication dans sa globalité


anne barjot evenementiel paris cinemaEnvisagée dans sa globalité par Anne, la communication se décline sur de multiples supports et outils : de l’affiche à la bande-annonce en salle en passant par le site Internet ou le catalogue. Avec une difficulté spécifique à Paris Cinéma. Cet événement subventionné par la ville de Paris, doit s’adresser à tous ses habitants, jeunes ou vieux, amateurs de films populaires ou de cinéma d’auteur, professionnels du cinéma ou simple spectateur. "On essaie de varier notre communication pour diversifier les cibles" explique la secrétaire générale. Pour attirer un public plus familial, une journée spéciale Toy Story a été par exemple imaginée cette année.

Connaître le public


Une partie du travail d’Anne est consacrée au budget et à la recherche de sponsors. Et puis, pendant les 10 jours du festival, toute l'équipe se déplace au MK2 Bibliothèque qui devient le quartier général de l’événement. Pour la secrétaire générale, c’est aussi le moment d’accueillir tous les partenaires et de les remercier pour leur engagement. L’équipe en profite pour mener une petite enquête de terrain sur le public du festival. Ces informations sur le profil des spectateurs servent par exemple à mesurer l’impact de la campagne de com’.

Investissement dans le septième art


Inscrite en licence d’histoire de l’art à Paris 1, Anne Barjot s’est très tôt investie dans le septième art. "La vie associative a été capitale dans le lancement de ma vie professionnelle" reconnaît-elle. Membre du ciné-club de son campus, elle en devient la présidente. En parallèle, l’étudiante multiplie les stages dans les festivals de cinéma et se crée un petit réseau. La jeune femme décroche un poste d’attachée de presse au Forum des images à Paris. Avec le recul, la secrétaire générale met en garde contre la précarité existante dans l’organisation des événements culturels. "On peut cumuler les CDD pendant plusieurs années avec des périodes d’interruption. Ce n’est pas toujours possible de tenir à ce rythme sur le long terme."

Sa formation : licence d'histoire de l'art à Paris 1
Son statut : salariée en CDI
Son salaire : non communiqué
Son conseil : bien réfléchir à son projet professionnel et s'investir à fond pendant les stages.

Pour aller plus loin : Chat vidéo : "Les métiers de la communication expliqués par des professionnels" / Postuler dans la communication : un CV (presque) parfait / Ecoles de journalisme : 16 prépas à la loupe / Intégrer une école de journalisme : les réponses à vos questions / Journalisme : comment bien démarrer dans le métier

Sommaire du dossier
Retour au dossier Alexandra Arnal, 28 ans, chargée de communication à Paris Cinéma : "C’est excitant de voir une information se propager sur la toile" Alice Martin, 30 ans, administratrice des Rencontres d’Arles : "Je suis comme un chef d’entreprise" Angèle Najjar, 32 ans, responsable du volontariat à Solidarité-Sida : "Le dynamisme des bénévoles est très stimulant" Anne Barjot, 34 ans, secrétaire générale de Paris Cinéma : "Notre communication doit s’adresser à tous les publics" Cécile Nhoybouakong, 32 ans, régisseuse des copies de Paris Cinéma : "J’aime ce métier pour son aspect concret" Delphine Lagache, 39 ans, responsable de la production artistique des Francofolies : "Le concert est la concrétisation de plusieurs mois de travail" Dimitri Larcher, 35 ans, attaché de presse de Paris-Cinéma : "Je dois donner envie aux journalistes d’écrire sur le festival" Isabelle Reveret, 34 ans, coordination artistique sur les Solidays : "Souvent sur les routes, les artistes aiment bien retrouver leur confort" Isabelle Saussol, 43 ans, responsable des actions pédagogiques aux Rencontres d’Arles : "J’aime voir les réactions des élèves" Kevin Douvillez, 32 ans, responsable de la programmation des Francofolies : "J’assiste à 3 ou 4 concerts chaque soir" Léo Martinez, 30 ans, régisseur d’œuvres aux Rencontres d’Arles : "La régie permet de voir l’envers du décor" Mariz Bessaguet, 47 ans, chargée de la communication et de la médiatisation des Francofolies : "Il faut de nouvelles idées pour surprendre les journalistes" Nathalie Gualdaroni, 29 ans, responsable des partenariats et de la promotion chez Solidarité-Sida : "L’énergie dégagée par les Solidays séduit nos partenaires" Olivier Etcheverry, scénographe des Rencontres d’Arles : "J’organise l’espace pour la satisfaction des artistes et du public"