1. Dimitri Larcher, 35 ans, attaché de presse de Paris-Cinéma : "Je dois donner envie aux journalistes d’écrire sur le festival"
Témoignage

Dimitri Larcher, 35 ans, attaché de presse de Paris-Cinéma : "Je dois donner envie aux journalistes d’écrire sur le festival"

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En vacances, estival rime avec festival. Nous avons rencontré 14 professionnels travaillant à l’organisation de 4 grands événements culturels de l’été. Ils travaillent pour Paris Cinéma ou les Solidays à Paris, les Francofolies à La Rochelle, et pour les Rencontres internationales de la photographie à Arles. Dans ces témoignages, ils présentent leur métier au quotidien, racontent leurs parcours et vous donnent leurs conseils pour débuter.

Attaché de presse indépendant depuis 8 ans, Dimitri Larcher travaille à promouvoir la sortie de long-métrages ou des festivals de septième art. Outre les relations presse du festival Paris Cinéma, il a travaillé auparavant pour le festival Premiers plans à Angers, la Quinzaine des réalisateurs à Cannes ou le festival du cinéma allemand. Sur Paris Cinéma, sa mission s’étale sur 6 mois, de janvier à juillet.

dimitri larcher paris cinema
Utiliser des outils de communication

Communiquer auprès des journalistes passe par différents outils comme les communiqués et le dossier de presse détaillé (programme, présentation des films, du jury…) adressés à toutes les rédactions ou l’organisation d’une conférence de presse. A un mois du début de festival, Dimitri passe beaucoup de temps à échanger des courriels et répondre au téléphone aux sollicitations des journalistes. "Je reçois beaucoup de demandes d’interview de Jane Fonda, notre invitée d’honneur de cette édition. Je dois organiser son planning de rendez-vous en fonction de ses contraintes d’emploi du temps." Une semaine avant la conférence de presse, il faut aussi relire en détail tous les textes du dossier de presse, (pour traquer les fautes d’orthographe) et relancer les journalistes par téléphone pour s’assurer de leur présence.

Donner envie d’écrire


"Il faut être persuasif et trouver les bons arguments pour donner envie à la presse d’écrire sur le festival" explique Dimitri. Pour faciliter son travail, l’attaché de presse essaie le plus possible de défendre des films ou des événements qui lui plaisent. Étant indépendant, il peut choisir les manifestations sur lesquelles il travaille. Il doit aussi prendre le temps de voir les films et de discuter avec les organisateurs et les programmateurs afin de rassembler les informations qui vont l’aider à communiquer. En fonction du thème du film ou de l’événement, il s’efforce aussi de "cibler" les médias susceptibles d’en parler. Un travail relationnel qui suppose une bonne connaissance des journalistes ainsi qu’un fichier d’adresses riche et régulièrement mis à jour.

De la philo au cinéma


Après sa licence de philosophie à l’université de Nancy, Dimitri se rend à Paris pour pouvoir vivre de sa passion pour le cinéma. Ses débuts professionnels, au service de presse de la chaîne Ciné-Cinéma, lui permettent de se constituer ses premiers contacts. On lui propose ensuite une mission au festival de Cannes, pour promouvoir la Quinzaine des réalisateurs. Plutôt que de suivre une école spécialisée d’attaché de presse, Dimitri préconise de développer sa passion pour le cinéma et de "développer sa culture générale" par le biais d’un cursus universitaire. C’est ainsi qu’il a recruté le jeune stagiaire qui l’assiste sur son expérience de pigiste pour un site de cinéma et ses "bonnes qualités rédactionnelles".

Sa formation : licence de philosophie (Nancy)
Son statut : travailleur indépendant
Son salaire : non communiqué
Son conseil : être curieux, passionné et aimer la presse et les médias
Sommaire du dossier
Retour au dossier Alexandra Arnal, 28 ans, chargée de communication à Paris Cinéma : "C’est excitant de voir une information se propager sur la toile" Alice Martin, 30 ans, administratrice des Rencontres d’Arles : "Je suis comme un chef d’entreprise" Angèle Najjar, 32 ans, responsable du volontariat à Solidarité-Sida : "Le dynamisme des bénévoles est très stimulant" Anne Barjot, 34 ans, secrétaire générale de Paris Cinéma : "Notre communication doit s’adresser à tous les publics" Cécile Nhoybouakong, 32 ans, régisseuse des copies de Paris Cinéma : "J’aime ce métier pour son aspect concret" Delphine Lagache, 39 ans, responsable de la production artistique des Francofolies : "Le concert est la concrétisation de plusieurs mois de travail" Dimitri Larcher, 35 ans, attaché de presse de Paris-Cinéma : "Je dois donner envie aux journalistes d’écrire sur le festival" Isabelle Reveret, 34 ans, coordination artistique sur les Solidays : "Souvent sur les routes, les artistes aiment bien retrouver leur confort" Isabelle Saussol, 43 ans, responsable des actions pédagogiques aux Rencontres d’Arles : "J’aime voir les réactions des élèves" Kevin Douvillez, 32 ans, responsable de la programmation des Francofolies : "J’assiste à 3 ou 4 concerts chaque soir" Léo Martinez, 30 ans, régisseur d’œuvres aux Rencontres d’Arles : "La régie permet de voir l’envers du décor" Mariz Bessaguet, 47 ans, chargée de la communication et de la médiatisation des Francofolies : "Il faut de nouvelles idées pour surprendre les journalistes" Nathalie Gualdaroni, 29 ans, responsable des partenariats et de la promotion chez Solidarité-Sida : "L’énergie dégagée par les Solidays séduit nos partenaires" Olivier Etcheverry, scénographe des Rencontres d’Arles : "J’organise l’espace pour la satisfaction des artistes et du public"