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Isabelle Saussol, 43 ans, responsable des actions pédagogiques aux Rencontres d’Arles : "J’aime voir les réactions des élèves"

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En vacances, estival rime avec festival. Nous avons rencontré 14 professionnels travaillant à l’organisation de 4 grands événements culturels de l’été. Ils travaillent pour Paris Cinéma ou les Solidays à Paris, les Francofolies à La Rochelle, et pour les Rencontres internationales de la photographie à Arles. Dans ces témoignages, ils présentent leur métier au quotidien, racontent leurs parcours et vous donnent leurs conseils pour débuter.

300 classes soit 10.000 collégiens et lycéens accueillis en moins d’1 mois pour découvrir les Rencontres d’Arles et échanger autour de ses expositions. Isabelle Saussol est à l’origine de la "Rentrée en images" organisée chaque mois de septembre depuis 2004. Une manifestation qui, dès la première année, a conquis son public (3.000 participants) et qui apporte beaucoup de satisfactions à sa responsable.

S’interroger sur le contenu d’une image


rencontres d'arles evenementiel"J’aime voir les réactions des élèves devant une série de photographies. Elles sont souvent vives, spontanées, et reflètent un grand sens de l’observation. Notre objectif est de s’interroger ensemble sur l’image et son contenu." Une éducation à l’image qui doit aider ensuite les jeunes à regarder autrement les photos publiées dans les livres, les journaux ou sur Internet. "Quand certains élèves reviennent 2 ou 3 ans plus tard, on constate combien leur œil s’est aiguisé : c’est très plaisant."

Un travail de chef de projet


En charge de la "Rentrée en image"s et d’autres actions pédagogiques (formations à l’image et séminaire pour les enseignants), Isabelle définit son activité comme celle d’un chef de projet. Durant l’année, elle consacre beaucoup de temps à ses différents partenaires : professionnels de l’Education (profs, proviseurs…) comme institutionnels. Il s’agit par exemple de convaincre et d’informer les collectivités locales pour que celles-ci continuent à soutenir financièrement l’opération, ou d’inviter les musées arlésiens à y collaborer. "Travailler en réseau est très stimulant car chacun apporte de nouvelles idées."

Une lourde logistique


Isabelle s’occupe aussi de recruter les médiateurs des visites (des étudiants en arts ou médiation culturelle) et veille de près à l’organisation matérielle des événements. Cela va de l’information des participants (distribution de plans d’accès aux expositions, document pédagogique, site Internet) à des détails pratiques comme trouver en dernière minute un lieu de pique-nique à l’abri des intempéries. L’un des challenges consiste à établir le programme dans un événement qui n’est pas particulièrement destiné au jeune public. Parmi les dizaines d’expositions du festival (une quarantaine cette année), il faut sélectionner celles qui interpellent les élèves sans les choquer. "Je fais très attention à tout ce qui touche à l’intime ou à l’identité, qui peuvent être des sujets explosifs."

De bac +2 à bac +5


La médiation constitue un peu le fil rouge de la carrière d’Isabelle. La jeune diplômée d’un BTS tourisme commence comme guide conférencière à Paris, notamment sur le chantier de la bibliothèque François Mitterrand. Embauchée par le nouvel établissement, elle va travailler à l’information du public et à la programmation de l’auditorium. Après un détour par la communication (pour les métiers de l’artisanat) Isabelle décide de reprendre ses études. "Travaillant dans des milieux très institutionnels, je savais qu’il me fallait un bac+5 pour prétendre aux postes visés." Titulaire d’un DESS en échanges interculturels à Paris 3, elle convainc le festival d’Arles de la prendre en stage. Sa mission : accueillir un public scolaire. L’expérience est vite convertie en CDD (contrat à durée déterminée). Pour le CDI (contrat à durée indéterminée)… il lui aura fallu patienter quelques années.

Sa formation : DESS échanges interculturels à Paris 3
Son statut : salariée
Fourchette de salaire : de 1.400 à 2.400€ net mensuels
Son conseil : quand on postule en entreprise, toujours se demander ce qu’elle recherche ou en quoi on peut lui être utile, cela afin de trouver un point d’accroche. Et rester souple par rapport à son idée initiale.



Pour aller plus loin : Chat vidéo : "Les métiers de la communication expliqués par des professionnels" / Postuler dans la communication : un CV (presque) parfait / Ecoles de journalisme : 16 prépas à la loupe / Intégrer une école de journalisme : les réponses à vos questions / Journalisme : comment bien démarrer dans le métier

Sommaire du dossier
Retour au dossier Alexandra Arnal, 28 ans, chargée de communication à Paris Cinéma : "C’est excitant de voir une information se propager sur la toile" Alice Martin, 30 ans, administratrice des Rencontres d’Arles : "Je suis comme un chef d’entreprise" Angèle Najjar, 32 ans, responsable du volontariat à Solidarité-Sida : "Le dynamisme des bénévoles est très stimulant" Anne Barjot, 34 ans, secrétaire générale de Paris Cinéma : "Notre communication doit s’adresser à tous les publics" Cécile Nhoybouakong, 32 ans, régisseuse des copies de Paris Cinéma : "J’aime ce métier pour son aspect concret" Delphine Lagache, 39 ans, responsable de la production artistique des Francofolies : "Le concert est la concrétisation de plusieurs mois de travail" Dimitri Larcher, 35 ans, attaché de presse de Paris-Cinéma : "Je dois donner envie aux journalistes d’écrire sur le festival" Isabelle Reveret, 34 ans, coordination artistique sur les Solidays : "Souvent sur les routes, les artistes aiment bien retrouver leur confort" Isabelle Saussol, 43 ans, responsable des actions pédagogiques aux Rencontres d’Arles : "J’aime voir les réactions des élèves" Kevin Douvillez, 32 ans, responsable de la programmation des Francofolies : "J’assiste à 3 ou 4 concerts chaque soir" Léo Martinez, 30 ans, régisseur d’œuvres aux Rencontres d’Arles : "La régie permet de voir l’envers du décor" Mariz Bessaguet, 47 ans, chargée de la communication et de la médiatisation des Francofolies : "Il faut de nouvelles idées pour surprendre les journalistes" Nathalie Gualdaroni, 29 ans, responsable des partenariats et de la promotion chez Solidarité-Sida : "L’énergie dégagée par les Solidays séduit nos partenaires" Olivier Etcheverry, scénographe des Rencontres d’Arles : "J’organise l’espace pour la satisfaction des artistes et du public"