1. Métiers de l'humanitaire : la vraie vie des travailleurs
Témoignage

Métiers de l'humanitaire : la vraie vie des travailleurs

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Qui peut travailler dans l'humanitaire ? Où ? Comment ? // © Fotolia
Qui peut travailler dans l'humanitaire ? Où ? Comment ? // © Fotolia

Avant d’être des "humanitaires", ce sont d’abord des professionnels dans leur spécialité. De retour de mission, quatre d’entre eux racontent leur parcours et livrent leurs conseils.

Au sommaire de ce dossier :

Amaru, 33 ans infirmière à Médecins sans frontières

"J'ai toujours voulu exercer le métier d'infirmière", affirme Amaru, 33 ans. "J'ai aussi une passion pour les voyages et un intérêt pour l'action humanitaire, qui tiennent sans doute à mon parcours personnel", souligne cette jeune fille d'origine éthiopienne.

Alice, 27 ans chef de projet à Handicap International
Le Pakistan, le Kenya, la Jordanie et le Liban… en ­quatre missions pour l'ONG Handicap International, Alice est devenue une chargée de ­mission ou administratrice ("admin" dans le jargon humanitaire) expérimentée. Un métier qu'elle juge "gratifiant" car elle peut "vraiment aider les populations".

Romain, 28 ans, responsable de projets eau, hygiène et assainissement, à Solidarités International
Romain est un expert en eau et assainissement. Dans le jargon humanitaire, son métier, c'est watsan, pour "water and sanitation". Après avoir effectué deux missions en RDC (République démocratique du Congo) pour l'ONG Solidarités International, il se prépare à partir en Afghanistan afin d'y coordonner l'installation d'un poste d'urgences médicales.

Michael, 27 ans coordinateur logistique à Première Urgence
Son métier c'est "log" ou "cordo". Autrement dit, quand il part en mission humanitaire, Michael doit faire en sorte que tout se passe bien, sans que ça se voie. "C'est une tâche à la fois technique et relationnelle", explique ce jeune expert en logistique, de retour de sa toute première mission.

Comment débuter dans l'humanitaire ?

En plus des classiques métiers médicaux (médecins, sages-femmes, infirmiers), les professions dites "techniques", notamment en logistique, sont particulièrement recherchées par les ONG
Quatre écoles spécialisées s'imposent dans le paysage de l'humanitaire : Bioforce, à Vénissieux (69), pour les logisticiens, administrateurs, techniciens en eau et gestionnaires de projets ; l'école 3A, à Lyon (69), qui forme des managers de l'humanitaire ; l'ISTOM, école supérieure d'agrodéveloppement international, à Cergy-Pontoise (95), qui délivre un diplôme d'ingénieur en cinq ans et l'IFAID (Institut de formation et d'appui aux initiatives de développement), à Bordeaux (33), pour des techniciens dans le domaine rural, économique et technique ou sanitaire.
Par ailleurs, plusieurs masters universitaires sont adaptés aux profils d'économiste (gestion des risques dans les pays du Sud, à Bordeaux, action humanitaire internationale à l'université Paris-Est Créteil), de juriste (action et droit humanitaire à Aix-Marseille 3, droits de l'homme et humanitaires à Paris 2-Panthéon-Assas...) ou de scientifique (sécurité alimentaire à Montpellier, santé publique internationale à Bordeaux). Enfin, les diplômés de grandes écoles de commerce ou de Sciences po peuvent intéresser des ONG. Mais à une condition, commune à tous les diplômés : avoir une expérience d'au moins deux ans en France dans sa spécialité professionnelle.

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Sommaire du dossier
Amaru, 33 ans infirmière à Médecins sans frontières Alice, 27 ans chef de projet à Handicap International Romain, 28 ans, responsable de projets eau, hygiène et assainissement, à Solidarités International Michael, 27 ans coordinateur logistique à Première Urgence