1. Métiers de la communication : 5 portraits de pros en agence
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Métiers de la communication : 5 portraits de pros en agence

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A côté des grandes agences de communication (Publicis, Euro RSCG…) foisonnent des centaines de petites structures auprès desquelles les jeunes diplômés peuvent aussi avoir intérêt à postuler tant ils pourront y acquérir une vision globale du métier de communicant. Comme l’attestent les 5 professionnels d’Une bulle en plus, agence parisienne spécialisée dans la communication interne des entreprises. Coulisses et portraits.

Dissimulés dans la cour d’un immeuble haussmannien, les bureaux d’Une bulle en plus accueillent chaque jour 5 professionnels de la communication, âgés de 23 à 38 ans. L’ambiance est conviviale, les allures décontractées et la radio allumée en permanence. La particularité de cette petite agence ? Elle propose aux entreprises de réaliser leurs supports de communication sous forme de BD. Clémentine, Mathieu, Thomas, Cécile et Nathalie participent, chacun à leur poste, au succès de la formule. Et tous s’accordent sur un point : l’ennui au bureau, connais pas !

 
Des horaires souples « du moment que le boulot est fait »

 
"Il est 18h et tu quittes le bureau… T’as pris ton après-midi ?" Une raillerie entre collègues répandue dans les agences de communication. L’image d’un rythme frénétique de travail pour les pros de la com’ est en effet encore bien ancrée. Pourtant, si les périodes de "rush" exigent une grande disponibilité, c’est loin d’être le cas tous les jours. Chez Une bulle en plus, les salariés travaillent de 9 h 30 à 19 h. Un rythme classique de bureau à Paris. Mais pendant les périodes de forte activité, les journées se rallongent. Comme en témoigne le graphiste de l’agence, Mathieu Ughetti : "Hier, j’ai dû partir à 22 h 30 car je travaille sur un nouveau site Web qu’on doit bientôt lancer." En compensation, il peut prendre des pauses quand il le souhaite, "du moment que le boulot est fait".
 



 
Une vision à 360 degrés du métier

 
"Si on veut un job tranquille, il faut aller chez l’annonceur", tranche la chef de projet. C’est-à-dire du côté des entreprises qui ont leur propre service communication ou qui font appel aux agences pour leur communication. Dans les agences, le rythme intense et les projets foisonnants requièrent plus d’endurance, et un investissement total. Investissement souvent "rentable" : une expérience en agence est un excellent tremplin pour être recruté ensuite par un annonceur, avec des conditions de travail plus confortables. Le directeur de l’agence, qui a connu les deux mondes, le confirme : "Les grandes entreprises apprécient les candidats passés par les agences, pour leur vision à 360 degrés du métier". Ce qui explique la moyenne d’âge plus élevée dans les services de communication des entreprises que dans les agences.

 
Des salaires moins élevés que chez l’annonceur, mais qui évoluent vite

 
En début de carrière, ne vous attendez pas à percevoir un salaire mirobolant. Les agences de communication rémunèrent souvent les jeunes diplômés au SMIC. Et le package "RTT, 13e mois et prime d’intéressement" n’est pas monnaie courante. Un constat que Thomas Dadolle, le directeur général d’Une bulle en plus, tient toutefois à nuancer : "En agence, on a la possibilité d’exploser les compteurs quand on a fait ses preuves. Il n’y a pas de grilles salariales, à la différence des grandes entreprises où l’on commence avec un salaire plus élevé qui stagne ensuite." Ainsi, la chef de projet embauchée au SMIC il y a 2 ans touche à présent près de 2.000 euros net mensuels, primes incluses. "Ça marche à la méritocratie", affirme-t-elle.


 
Recrutement ouvert aux profils atypiques…

 
Les petites agences de communication ne sont pas dotées de service de ressources humaines. L’avantage est que vous pouvez faire une croix sur l’étape en cabinet de recrutement, les tests psychotechniques, l’entretien RH et ceux avec le N+1, le N+2, etc. "Le recrutement se fait davantage au feeling", résume Clémentine Beaulet, la chef de projet. Ce qui a pour heureuse conséquence de l’ouvrir aux profils atypiques. Comme le prouve le parcours de Cécile Soulignac, la directrice de projet, qui est à la fois médiéviste de formation, geek et fan absolue de bandes dessinées. Un profil que les nombreux "filtres" en entreprise auraient écarté à coup sûr.

 
… mais à partir des canaux classiques

 
Les agences, même petites, utilisent toutefois des méthodes de sourcing traditionnelles. "On passe par l’APEC et on diffuse nos offres dans les écoles cibles", détaille le directeur général d’Une bulle en plus. Pour le poste de commercial, il a voulu recruter un jeune diplômé à la sortie d’une école de commerce "pour qu’il ne soit pas déjà formaté par une entreprise". C’est comme ça qu’il a choisi Nathalie Merlin, fraîchement diplômée de Reims Management School. La jeune femme a passé 3 entretiens, et l’affaire s’est conclue en un mois et demi, entre l’envoi de son CV et son intégration à l’équipe. Dans les agences, le réseau fonctionne aussi très bien. "Je crois beaucoup à la cooptation", confirme Thomas Dadolle. Une piste à ne pas négliger, et ce, même avant d’être diplômé.


Une bulle en plus, l’agence qui communique par la BD

Ne vous attendez pas à voir les BD d’Une bulle en plus sur des panneaux d’affichage dans la rue. Les projets traités par l’agence couvrent en grande majorité la communication interne et la communication B to B. Les BD sont donc principalement destinées aux collaborateurs des entreprises clientes, qui peuvent les lire sur leur site Intranet, dans les couloirs ou encore dans leur journal interne.

Une stratégie efficace pour susciter l’intérêt autour de sujets parfois arides. En ce moment, Clémentine Beaulet, la chef de projet, planche pour LVMH sur les 20 règles d’or de la sécurité informatique. Exemple : Verrouillez votre clavier quand vous quittez votre poste. "C’est un sujet rébarbatif et un peu répressif, mais grâce à la BD, on peut le rendre ludique", affirme la jeune femme. Pour ce projet, l’agence a ainsi créé un mini site Internet qui propose chaque mois une aventure en BD sur une règle d’or.

Créée en 1991, Une bulle en plus a été rachetée par l’Agence 9 en 2008. Elle est devenue le pôle BD de cette agence de communication qui couvre également la communication digitale, la presse et l’événementiel.


Photos : Une Bulle en Plus

Sommaire du dossier
Métiers en agence de communication : chef de projet Métiers en agence de communication : graphiste Métiers en agence de communication : directeur général Métiers en agence de communication : directrice de projet Métiers en agence de communication : responsable commerciale