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Portrait

Portrait de pros : chercheurs, la science pour passion

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À quoi ressemblent les métiers de la recherche ? Reportage photo à l'Institut Curie au cœur de Paris, derrière le jardin du Luxembourg, où travaillent en collaboration des centaines de chercheurs animés par la même passion de la science. Rencontre.

Métiers de la recherche : blouses blanches et cellules grises

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  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
    Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
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    Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
    Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
    Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
    Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
    Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
    Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
    Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
    Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
    Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
    Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
    Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • Métiers de la recherche // © Florence Levillain pour L'Étudiant
  • La recherche : un travail d'équipe

    "Au début, nous sommes tous une cellule !", rappelle Yohanns Bellaïche, directeur de recherche en biologie et directeur adjoint de l’une des 15 unités de l’Institut Curie à Paris. "Ici, nous cherchons à comprendre comment, à partir d’une cellule, on arrive à un organisme complet, et la relation entre ce développement et la génétique de chaque individu", explique ce chef d’une équipe de 15 personnes dont les expérimentations portent sur la mouche du vinaigre (ou drosophile). D’autres laboratoires du bâtiment travaillent, eux, sur les souris ou les poissons zèbres, autres espèces modèles.

  • Repousser les limites de la connaissance

    "Pour de nombreux cancers, les processus de développement cellulaire sont dérégulés, précise Yohanns. Nous faisons ici de la recherche fondamentale : nous sommes aux limites de la connaissance, on pose des questions dont on ne connaît pas la réponse ! Nous sommes juste limités par notre imagination." L’idée n’est pas de travailler directement sur les cellules cancéreuses, mais de découvrir les mécanismes de base du vivant pour permettre ensuite à d’autres chercheurs d’avancer plus vite.

  • Des outils capables d'agir sur les gènes

    L’ingénieure d’étude Isabelle Gaugue, 29 ans, travaille aux côtés des chercheurs. Elle s’occupe de créer des outils qui vont leur servir, par exemple pour modifier certains gènes de la drosophile.

  • Un objectif : lutter contre le cancer

    Raphaël Margueron, chef d’équipe dans un domaine d’étude plus appliqué est âgé de 37 ans. Il analyse les protéines, actrices clés dans le maintien de l’identité cellulaire, dont le dysfonctionnement a un rôle important dans la maladie.

  • Un thésard sur le cou...

    Aurélien Villedieu, en thèse, étudie le cou… des mouches drosophiles. "Je suis le plus jeune de mon équipe !", confie-t-il. À 24 ans, le doctorant prépare sa thèse à l’Institut Curie, auprès de Yohanns Bellaïche. Que cherche le jeune homme, qui est passé par un bac scientifique, une prépa BCPST (biologie, chimie, physique et sciences de la Terre) et quatre ans à l’ENS (École normale supérieure) Paris en biologie ? "J’essaie de comprendre comment le cou de la drosophile se forme et quels gènes ont un rôle clé dans son développement." Pour cela, il dissèque, il observe au microscope, il compare, il traite les données sur ordinateur…

  • De l'élevage de mouches

    Aurélien s’occupe au quotidien de ses colonies de mouches, installées dans des petits tubes avec de la nourriture. "C’est un peu de l’élevage", déclare-t-il en plaisantant. Ce sont aussi les "mutants" qui intéressent le thésard. "Des collaborateurs retirent certains gènes aux drosophiles : on appelle cela des mutants. Et moi, j’observe si, au cours du développement de ces mouches, le cou se forme… ou pas. Rendez-vous… dans trois ans pour les résultats.

  • Le roi du microscope

    Dans le bâtiment de l’Institut, c’est Olivier Renaud, le roi du microscope. L’ingénieur de recherche, âgé de 42 ans, est en effet responsable de la plate-forme réunissant une quinzaine de microscopes. Avec une équipe de cinq collègues, il gère ce parc d’équipements précieux : chaque appareil coûte entre 150 000 €… et 800 000 €. "Nous sommes à l’interface avec les équipes de chercheurs, qui utilisent les microscopes tout seuls ou bien nous sollicitent pour les aider à réaliser leurs projets", précise Olivier, ravi de se retrouver au cœur de ce monde "bouillonnant".

  • Des équipements de pointe

    "La microscopie, c’est comme un jeu !", lance Olivier, l’ingénieur en optique, qui a suivi une thèse puis un postdoc en biologie. Et c’est aussi sa seconde mission, qui le passionne : "Nous devons assurer une veille technologique pour avoir du matériel 'dernier cri', explique-t-il. Avec deux ou trois nouveaux équipements par an, nous avons la chance d’être toujours à la pointe."

  • Tenue stérile obligatoire

    Avant de pénétrer dans l’animalerie, Maud Borensztein, en postdoc à l’Institut Curie, enfile toujours blouse, chaussons et masque. "Déjà, au collège, la génétique je trouvais cela magique, se rappelle-t-elle. Et il n’y a rien de plus fou que de regarder des cellules au microscope et de voir que chacune va avoir une destinée différente alors qu’au départ elles sont identiques. L’embryologie, c’est la base de tout."

  • La magie de l'embryologie

    Tous les matins, Maud cherche le "plug" des souris ! Entendez le petit bouchon que sécrète l’animal lorsqu’il est fécondé. La jeune femme de 31 ans étudie les toutes premières cellules de l’embryon et le chromosome X des femelles.

  • Une passion prenante

    À 37 ans, Anne-Valérie Gendrel, chargée de recherche depuis un an après avoir suivi deux postdocs en France et en Angleterre, travaille sur les mécanismes contrôlant l’activation des gènes, qui peuvent être dérégulés avec le cancer. Elle est tout autant passionnée. "Cela peut être difficile de décrocher le soir et le week-end", assure-t-elle.

  • Curiosité, persévérance et patience

    Anne-Valérie passe une bonne partie de ses journées derrière le microscope pour observer des cellules souches qu’elle cultive dans des boîtes de Petri. "Mais la recherche, c’est aussi parfois un peu frustrant, reconnaît la chercheuse. On ne fait pas une découverte tous les jours ! Il faut répéter et répéter des expériences qui ne donnent pas toujours des résultats ; il faut alors essayer autre chose, persévérer. C’est pour ça que la motivation est importante !" Pour elle, c’est aussi la curiosité qui est indispensable pour faire un bon chercheur.

  • Une ambiance conviviale et internationale

    Les laboratoires de l’Institut Curie attirent de nombreux chercheurs, doctorants et postdocs de toutes nationalités, de l’"apprenti" doctorant au directeur ou ingénieur confirmé en fin de carrière. Le travail en équipe est indispensable et se déroule dans une ambiance internationale, avec des réunions, toujours en anglais.

L'Institut Curie, dans le cinquième arrondissement de Paris, réunit les laboratoires les plus renommés dans la recherche sur le cancer. Plus d'un millier de chercheurs – doctorants, postdoctorants, ingénieurs, directeurs de recherche... – mobilisent leurs connaissances et leurs compétences pour lutter contre cette maladie. Dans l'unité de "génétique et biologie du développement", ce sont la cellule et ses transformations qui sont observées au microscope. Rencontre avec des hommes et des femmes en blouse blanche, animés par l'envie de travailler en commun, de partager leurs découvertes, de faire avancer la science.

• Au fait, comment devient-on chercheur ?

Pour aller plus loin : Comment devient-on chercheur ? / Futurs ingénieurs, quels sont les secteurs les plus porteurs pour vous ? / 100 jeunes qui font parler d’eux (4/11) : les chercheurs / Écoles d'ingénieurs : comment elles vous forment (aussi) à la recherche