Chloé, 25 ans, cavalière d’entraînement : “C’est un métier de passion, mais très physique”

publié le 21 Mai 2007
4 min

Envie de travailler au grand air, au contact de la nature et des animaux et d'avoir l'espoir de devenir rapidement votre propre patron ? L'agriculture propose aujourd'hui un large éventail de professions à même de répondre à vos aspirations, sous réserve d'être diplômé et motivé. Rencontre avec des jeunes pros qui ont choisi cette voie malgré les réticences de leurs parents et qui ne le regrettent pas.

Cavalière d'entraînement dans une écurie de courses à Dragey-Ronthon, dans la Manche, Chloé consacre ses journées à sa passion : les chevaux.

Son parcours
“Je suis une fille de la ville. J’ai découvert le cheval d’abord comme un loisir. Très vite j’ai eu envie d’en faire mon métier, travailler dans une écurie de course, mais mes parents, pilote de ligne et diététicienne, étaient absolument contre. J’ai donc essayé de préparer un bac général, j’ai redoublé deux fois, le vrai échec scolaire… J’ai décidé de me former en MFR pour préparer le bac pro conduite et gestion d’exploitation agricole. Mes parents ont fini par se laisser convaincre. Visiter la MFR les a rassurés.

Chloé, cavalière d'entraînement - 2012Chloé, cavalière d'entraînement dans une écurie de courses à Dragey-Ronthon (50) - 2012

Après mon bac pro, préparé en alternance, j’ai enchaîné avec le BTS ACSE option équine, toujours en alternance. J’ai fait beaucoup de stages qui m’ont convaincue que je voulais travailler dans une écurie de course. Six mois avant la fin de mon BTS j’ai contacté l’un de mes anciens maîtres de stage, Jérôme Follain, qui m’a embauchée dans son écurie”.
 
Son métier
Cheval de courses - écurie Dragey-Ronthon (50)“Le plus important pour moi, c’est de pouvoir monter à cheval. Dans l’écurie où je travaille, je monte de 6h30 à 13h30, 5 chevaux différents, du lundi au samedi, sur des pistes tracées dans les dunes de la baie du mont Saint-Michel, à côté de l’écurie. Ensuite je fais les box des chevaux, je change la paille, je leur mets leurs granulés, je fais les soins des chevaux si besoin… Je travaille aussi deux après-midi par semaine, de 16h30 à 18 heures. Régulièrement, j'accompagne aussi les chevaux le dimanche sur des courses.

C’est un travail très physique
mais je prends quand même du temps aussi pour donner un coup de main sur l’exploitation équine de mon beau-père. À terme j’espère pouvoir aussi un jour avoir mon exploitation et m’installer avec mon conjoint, qui fait du préentraînement et du débourrage de chevaux. Aujourd’hui je gagne 1.200 € net par mois, auxquels s’ajoutent des primes de courses mensuelles, de 70 à 200 €, en fonction de la gagne des chevaux de l’écurie”.
 
Ce qu’elle aime
Le contact des chevaux. C’est passionnant de les suivre et des les accompagner du stade de poulain à celui de cheval de course”.
 
Ce qu’il aime moins
“Le fait d’avoir très peu de temps libre. Je suis fatiguée le soir et je n’ai pas beaucoup de temps pour faire autre chose, surtout quand je travaille aussi le week-end.”
 
Son conseil
“C’est un métier qui demande une très bonne santé, c’est très sportif. Il vaut mieux en avoir conscience avant de se lancer.”
 
Propos recueillis par Sandrine Chesnel
Juin 201
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