1. Portraits de pros : sur le chantier de l'autoroute L2 à Marseille

Portraits de pros : sur le chantier de l'autoroute L2 à Marseille

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À quoi ressemblent les métiers du bâtiment et des travaux publics ? Reportage photo sur le site de la L2 à Marseille, où se sont associées Bouygues Construction, Spie Batignolles et Colas, entreprises emblématiques du secteur, pour mener à bien ce projet d’envergure. Inauguration prévue en 2017.

Portraits de pros : sur le chantier de l'autoroute L2 à Marseille

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  •  // © Yohanne Lamoulère pour l'Étudiant
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  • Le conducteur de travaux : des délais à respecter

    Pour mener à bien ce projet d’envergure, trois entreprises du secteur BTP se sont associées : Bouygues Construction, Spie Batignolles et Colas. Grégory Ransilhac est salarié de cette dernière. Diplômé de l’école d’ingénieurs EI-CESI, il est, à 31 ans, responsable de la partie est du chantier. À lui de faire en sorte que le tronçon soit ouvert au public dans les délais.

  • Un travail de terrain

    Grégory Ransilhac se partage entre le terrain, son véhicule et le bureau. "Avant de démarrer le chantier, il y a un gros travail de préparation à effectuer, explique le conducteur de travaux. Nous recevons un cahier des charges qui liste tous les détails des opérations : coûts à respecter, délais à tenir, etc. À moi d’organiser le travail de mes équipes pour que nous répondions aux exigences des clients." Le jeune homme passe environ 60 % de son temps de travail sur le chantier.

  • Un engin emblématique : la niveleuse

    Elle va permettre aux équipes de Grégory Ransilhac de préparer la future route. Les Marseillais pourront emprunter un premier tronçon dès l’été 2016. Avant de déposer l’enrobé, il faut créer une surface plane et sans défauts.

  • Sur son engin, le niveleur compte les centimètres

    Ce métier est stratégique : l’épaisseur du remblai qu’Éric Hordas, titulaire du titre professionnel de niveleur, doit étaler, est définie dans le cahier des charges. Tout se joue au centimètre près… Avant de déposer les quelque 110.000 tonnes d’enrobé (mélange de graviers, sable et bitume), les ouvriers réalisent une planche d’essai. Cette portion de route d’une centaine de mètres va leur servir de piste d’entraînement. "Sur un chantier routier, l’enrobé est ce qui coûte le plus cher", explique Éric, 32 ans.

  • Un chef de chantier méticuleux et fier

    Pour guider Éric au volant de sa niveleuse, Batista Frazao trace des lignes droites le long des futurs trottoirs. Tout est mesuré avec précision. "Mon credo ? Bien travailler pour ne pas revenir", indique Batista, qui s’est formé sur le terrain, et qui est toujours ému lorsqu'il passe sur l’un de ses anciens lieux de travail.

  • Des travaux soumis aux intempéries

    En cas de gel ou de fortes pluies, le chantier est stoppé. "Le froid, le chaud, le bruit… Le métier est rude, mais ce n’est pas un problème si on est passionné", soulignent les ouvriers.

  • Le responsable "production chaussée" : un vrai chef d'orchestre

    Au cœur des préfabriqués installés à quelques mètres du chantier à ciel ouvert, les réunions se succèdent. Vincent Jacquemain (au centre) veille à la bonne organisation des travaux. Dans ce secteur très hiérarchisé, il a, sous ses ordres, trois conducteurs de travaux, qui dirigent eux-mêmes plusieurs chefs de chantier. "Mon métier me permet d’être en contact avec des personnes aux profils variés", constate Vincent. Ouvriers, partenaires économiques, politiques… "Pour s’épanouir dans ce secteur, il faut aimer communiquer", conseille-t-il.

  • Tenue de sécurité obligatoire

    Sur le site de la L2, Vincent Jacquemain, le responsable "production chaussée" doit revêtir la tenue de sécurité, appelée EPI (équipement de protection individuelle). Pour l'ingénieur, diplômé de l’ESTP (École spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l’industrie), à Paris, c'est veste réfléchissante, casque et chaussures de sécurité.

  • Un langage commun

    Grâce aux plans détaillés des différents tronçons (avec l’emplacement des ponts, tunnels, canalisations et autres conduites…), tous les salariés peuvent communiquer à travers un même langage, quels que soient leur grade ou leur fonction. Et tous se rejoignent sur un point : la fierté de "laisser une trace".

  • Les femmes dans les BTP

    Dans le BTP, il y a aussi des postes à prendre pour les femmes. Bertille Um a été recrutée par Colas en 2013, à l’issue de son master 2 génie civil. Elle réalise actuellement un tour de France des chantiers pour apprendre son métier de conductrice de travaux au contact de collègues plus expérimentés. "Pour diriger des équipes, il faut connaître le travail de terrain", explique la jeune femme. Si les métiers du BTP restent très masculins, Bertille note une évolution des mentalités : "je suis convaincue que nous manageons les équipes de façon différente, avec un peu plus de délicatesse."

C'est un serpent de terre et de béton qui traverse Marseille du nord à l'est. Commencée en 1933, la réalisation de cette autoroute urbaine, baptisée "L2", a été plusieurs fois stoppée. Elle est de nouveau en construction depuis 2013, et mobilisera jusqu'à 150 personnes au plus fort des travaux. Ces hommes et ces femmes travaillant pour réduire les bouchons qui polluent la vie des Marseillais sont conducteur de travaux, chef de chantier, ouvrier... Rencontre avec les acteurs du BTP qui mènent à bien un des plus gros chantiers routiers de France.