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Reportage

Anne-Charlotte Gilard, attachée de presse cinéma : "Il ne faut pas chercher à copiner avec la star"

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Se lever chaque matin et se préparer à côtoyer célébrités ou millionnaires. Voilà le point commun des professionnels rencontrés pour notre enquête. Ils sont coach, gouvernante, photographe, attachée de presse et ne changeraient de métier pour rien au monde. Pourtant, tous le reconnaissent, travailler aux côtés de people est loin d’être facile.

De la philo aux relations presse de people… Anne-Charlotte est devenue attachée de presse cinéma "un peu par hasard", grâce à un stage post-DEA (ancien master recherche) chez un free-lance où elle a découvert le métier. Aujourd’hui à l’agence MK2, elle côtoie comédiens et célébrités presque au quotidien. Elle revient sur ses débuts dans ce monde de paillettes.

"La première fois que je suis venue au festival de Cannes pour exercer mon métier d'attachée de presse, j'ai complètement halluciné ! Cela était tellement différent de l'image que je m'en faisais. Tous ces gens perchés sur des échelles pour voir le plus de stars possibles, c'était assez effrayant !", se souvient Anne-Charlotte, attachée de presse cinéma pour l'agence MK2.

Stage tremplin

A 30 ans, cette jeune femme côtoie ainsi des stars du grand écran depuis maintenant 5 ans, grâce à son métier d'attachée de presse. Elle avoue être arrivée dans ce milieu un peu par hasard. Titulaire d'un DEA de philosophie, Anne-Charlotte cherche d’abord à travailler dans l'édition. Mais après différents stages dans ce secteur, elle tombe sur une annonce de stage auprès d'un attaché de presse indépendant qui travaille pour le cinéma. Un tremplin vers une nouvelle carrière.

Des rencontres parfois "magiques et irréelles"

Elle apprend vite que l'agence MK2 recherche une attachée de presse cinéma. Elle passe un entretien et est embauchée en CDI. "Je garde un souvenir à la fois ému et excitant de mes débuts à MK2. J'ai en effet passé ma première semaine à l'hôtel George V en tant qu'attachée de presse du film "Trois enterrements" de et avec Tommy Lee Jones. Je déjeunais avec lui et sa femme. Je ne faisais pas la fière car je ne parlais pas très bien l'anglais. C'était à la fois magique et irréel de se retrouver dans ce grand palace avec cette grande star américaine !", raconte Anne-Charlotte.

Savoir prendre sur soi face aux exigences

Et d'avouer : "Ce métier fait beaucoup rêver les jeunes et à juste titre puisque nous travaillons dans un environnement plutôt sympa même si parfois, nous rencontrons des personnalités un peu trop exigeantes voire capricieuses. Je me souviens par exemple d'une grande star française, lors du festival de Cannes, qui se plaignait d'avoir froid et m'a demandé de trouver rapidement une solution. Il a fallu que je lui trouve un sèche-cheveux pour lui réchauffer son dos ! Cela dépassait bien sûr mon métier d'attachée de presse mais j'ai pris sur moi".

Trouver une solution pour chaque situation

La jeune femme confie qu'elle a appris à prendre beaucoup de recul par rapport à certaines de ces stars prétentieuses : "Je me dis que tout cela n'a pas d'importance et que rien n'est grave. Toujours est-il que pour exercer ce métier, il ne faut pas avoir un ego très développé, être plutôt dégourdi et surtout ne pas être timide. Il faut avoir une solution pour chaque situation, un sens aigu de l'organisation car nous avons des plannings à tenir et il faut savoir vendre un film, notamment auprès des journalistes". Et de conclure : "Il ne faut surtout pas chercher à être la copine de la star mais plutôt être présente et attentionnée notamment lors des avant-premières, porter un film et y croire pour en faire la promo.
Sa vision du métier
Sa formation : hypokhâgne, khâgne et DEA philosophie à la Sorbonne.
Son conseil pour travailler avec des people : "Ne pas avoir un ego trop développé, savoir prendre du recul et être très organisé". 
Son salaire : "entre 1.500 et 2.000 € net".
Son meilleur souvenir : "Mes débuts d’attachée de presse sur le film "Trois enterrements" de Tommy Lee Jones. La promotion s’est faite à l’hôtel George V".
Son pire souvenir : "Aucun. Je prends beaucoup de recul par rapport à mon métier. Quand certains artistes me tapent sur le système, j’encaisse et je me dis que tout cela n’a pas d’importance".
Sommaire du dossier
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