Métiers de l'industrie : Guillaume, 23 ans, technicien

Par Marie-Anne Nourry, publié le 31 Mai 2012
3 min

"Secteur en déclin", "ouvriers en grève", "usines poussiéreuses"… L'industrie veut se débarrasser des clichés et redorer son image. Car des emplois, il y en a ! Mais les candidats manquent à l'appel. Reportage dans le bassin industriel de Haute-Savoie et portraits de jeunes diplômés bien dans leur job.

Guillaume, 23 ans, technicien régleur : "C'est concret, on part d'une barre de métal et on arrive à une petite pièce"


Son parcours

"Le lycée, ce n’était pas mon truc", confesse Guillaume. Les machines, en revanche, lui ont toujours plu. C'est ce qui l'a poussé à suivre un cursus très technique au lycée du Mont-Blanc (74). D'abord, un BEP (brevet d'études professionnelles) métiers de la production mécanique informatisée, puis un bac pro technicien d’usinage en alternance, "pour avoir un pied dans l'entreprise". 




Il comptait s'arrêter là, mais ses professeurs et son maître d'apprentissage d'Anthogyr, une société qui fabrique principalement des implants dentaires, l'ont poussé à continuer en BTS industrialisation des produits mécaniques. "C'était laborieux pour les matières générales mais pour les cours en atelier, ça allait", rapporte le jeune homme. À l'issue de ses études, Anthogyr lui a proposé un CDI (contrat à durée indéterminée).


Sa fonction

Guillaume est régleur sur une machine qui fabrique une petite pièce allant dans une prothèse pour la colonne vertébrale. "Je prépare les machines à la production et j'interviens en cas de panne." Dans la salle de production, la blouse et les chaussures de sécurité sont de rigueur.

Le jeune homme travaille "en 2x8" : une semaine de 6 heures à 13 heures, la suivante de 13 heures à 20 heures. "Le plus dur, c'est quand il faut se lever à 4 heures 30." Heureusement, Guillaume habite à 10 minutes en vélo de son entreprise. "Ce rythme de travail me permet d’avoir des activités en dehors."


Ce qu’il aime le plus

 Le régleur apprécie avant tout la dimension concrète de son travail. "On part d'une barre de métal et on arrive à une petite pièce façonnée", résume-t-il. Tout en se sentant utile car les pièces qu'ils fabriquent ont une finalité médicale.


Ce qu’il aime le moins

"Certains jours, on tourne un peu en rond, il n'y a pas grand-chose à faire." En dehors des phases de réglage, Guillaume supervise le fonctionnement des machines. "J’en profite pour aller voir les machines plus compliquées ou les pièces que je ne connais pas, et je donne un coup de main à mes collègues."


Son conseil

Guillaume recommande vivement l'alternance. " Cela implique des droits et des devoirs mais c’est l’idéal, assure-t-il. En plus, on a un petit salaire, c’est le rêve de tous les étudiants d’être payé pour aller en cours."

 
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