Métiers de l’industrie : Benoît, 23 ans, ingénieur

Par Marie-Anne Nourry, publié le 31 Mai 2012
3 min

"Secteur en déclin", "ouvriers en grève", "usines poussiéreuses"… L'industrie veut se débarrasser des clichés et redorer son image. Car des emplois, il y en a ! Mais les candidats manquent à l'appel. Reportage dans le bassin industriel de Haute-Savoie et portraits de jeunes diplômés bien dans leur job.

Benoît, 23 ans, ingénieur mécanique-productique : "J'aime le côté casse-tête du métier, on a toujours de nouveaux problèmes à résoudre"


Son parcours

En terminale STI génie mécanique, Benoît aime tout particulièrement le temps passé sur les machines. Il choisit donc logiquement de s'inscrire en DUT génie mécanique productique. Après, son parcours se complique... Compte tenu de ses bons résultats, ses professeurs l'orientent vers l'INSA (institut national des sciences appliquées) de Lyon. Mais le format "très théorique" des cours ne lui convient pas du tout, et ses notes s'en ressentent. "On étudiait beaucoup de choses en peu de temps et on n'approfondissait pas."

Après deux ans, Benoît quitte l'établissement lyonnais pour intégrer l'ITII (Institut des techniques d'ingénieur de l'industrie) des Deux-Savoies (74), une école d'ingénieurs en alternance, ouverte aux titulaires d'un DUT (diplôme universitaire de technologie) ou d'un BTS (brevet de technicien supérieur). Le contenu technique et très professionnalisant s'avère mieux adapté à son profil. "Je travaille en alternance, une semaine à l'ITII, une semaine dans une entreprise qui fabrique des systèmes de direction pour l'automobile", se réjouit-il.


Sa fonction

Benoît est en passe de devenir ingénieur mécanique-productique. Il occupe un poste qui lui permet de voir toute la chaîne de production. À présent qu'il a un pied dans l'industrie, son projet professionnel semble d'ailleurs se préciser. "Je sais comment les pièces sont fabriquées. Ce sera un atout pour travailler dans un bureau d'études."


Ce qu’il aime le plus

C'est le côté casse-tête de son travail que le jeune homme apprécie le plus. "On a toujours de nouveaux problèmes à résoudre !", s'exclame-t-il, enthousiaste.


Ce qu’il aime le moins

Le plus compliqué, c'est la recherche d'informations. "Parfois, on va voir dix personnes différentes pour récupérer une donnée qui n'est pas toujours correcte. On piétine, on dépense beaucoup d’énergie, mais ce sont les aléas des projets."

 

Son conseil
  

Au moment de choisir une formation d'ingénieur, le jeune homme recommande de ne pas s'attacher exclusivement à "l’étiquette de l’école". Mais plutôt de cibler une école adaptée à son mode d'apprentissage et à son rythme. Comme lui aurait dû le faire dès le début!

 
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