Métiers insolites : le top 10 des métiers méconnus ou qui recrutent

Par Séverine Maestri, publié le 20 Mars 2023
12 min

Pas courants, innovants, hors du commun ou tout simplement peu connus... Il existe de nombreux métiers insolites qui pourraient vous passionner ou vous offrir des possibilités de carrière intéressantes. En manque d'inspiration concernant la profession de vos rêves ? Découvrez quelques jobs loin d'être ennuyeux !

Vous aimeriez changer de métier ou exercer un métier original et en pleine expansion : l’Etudiant passe en revue pour vous 10 métiers aussi insolites que passionnants et même un 11ème en bonus !

1. UX writer, le métier d’avenir

Véritable pro de l'écriture, l'UX writer ne doit pas être confondu avec les métiers de copywriter ou encore d'UX designer. La spécialité de l'UX writer ? Choisir les bons mots en fonction de l'expérience utilisateur. Ce professionnel du numérique suit un projet du début jusqu'à la fin : application mobile, parcours d'achat sur un site web…

Pour réaliser sa mission, l'UX writer doit se mettre à la place de l'utilisateur pour bien comprendre ses émotions et donc choisir les bons mots, le bon ton, tout en correspondant à la marque. Il travaille généralement avec une équipe qui peut-être composée d'un chef de projet, d'un UX/UI designer etc. Pour devenir UX writer, différents parcours sont possibles : des études en psychologie ou en communication peuvent être un bon point de départ.

Le métier d'UX writer est venu des Etats-Unis : depuis les années 2010, il se développe partout dans le monde ! Niveau salaire, comptez entre 3000 € et 5000 € de rémunération par mois en moyenne, mais cela varie d'une entreprise à l'autre.

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2. Elaïologue, l'œnologue de l'huile !

Comme l'est œnologue pour le vin, l'élaïologue est un spécialiste de l'huile. Depuis la récolte, jusqu'à la transformation et mise en bouteille, l'élaïologue suit et accompagne toutes les étapes de fabrication de l'huile d'olive. Bien connaître la culture de l'olivier et son fruit, savoir détecter ses différents arômes : voilà la recette pour concevoir des huiles de qualité dont c'est le métier pour l'élaïologue.

Le métier d'élaïologue n'étant pas très répandu, Il n'existe pas de formation pour devenir élaïologue. Vous pouvez cependant vous former auprès d'autres élaïologues, ou en débutant par un parcours dans l'agriculture.

Ce métier s'exerce le plus souvent en indépendant : aussi, la rémunération dépend essentiellement du chiffre d'affaire.

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3. Closer ou closeuse : pour travailler n'importe où dans le monde

Envie de voyager ? Le métier de closer s'exerce 100 % en ligne… Et donc si vous le souhaitez depuis n'importe où dans le monde ! Professionnel de la vente via téléphone, il suit un script de vente qu'il a travaillé. Son intitulé de poste vient de l'anglais "closing" car son but est de convertir un prospect en client. Pourtant, sa mission n'est pas de vendre à tout prix mais bien d'accompagner le client et de comprendre son besoin et sa réflexion. Certains closeurs sont généralistes, d'autres sont spécialisés.

Les formations au closing s'effectuent en ligne : elles peuvent être suivies grâce au CPF (compte personnel de formation). Psychologie, écoute et bienveillance sont des qualités indispensables au quotidien. Côté rémunération, le closer reçoit une commission à la vente : entre 10 et 20% du prix total ou jusqu'à 30% pour une personne expérimentée.

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4. Consultant en stratégie et influence digitale, vous connaissez ?

Parmi les métiers insolites, découvrez celui de consultant en stratégie et influence digitale. Il peut aussi être appelé "consultant en e-réputation", sa mission consiste à aider ses clients à développer leur stratégie numérique, à augmenter leur visibilité, à améliorer leur image et à influencer leurs publics cibles. Personnalité publique, ONG, entreprise… les clients du consultant peuvent être variés.

Pour réaliser sa mission, les moyens du consultant en stratégie et influence digitale repose sur la création de contenus et diffusion auprès du public cible. Ce métier peut être comparable à celui d'attaché de presse dans l'ère du numérique.

Être stratège, manier le mots, maîtriser les outils numériques et avoir un fort relationnel son les qualités principales de ce consultant. Pour accéder à ce métier, une formation à Bac+5 est recommandée en marketing ou communication digitale. Concernant le salaire, comptez une rémunération qui peut débuter à 2 900 € bruts.

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5. Comportementaliste animalier : un métier pour les afficionados des animaux

Un comportementaliste animalier est un professionnel qualifié qui aide les propriétaires d’animaux à comprendre le comportement de leurs animaux domestiques. Il peut travailler avec différentes espèces : il s'agit le plus souvent de chiens, de chats, de chevaux, etc. Il intervient à la demande des propriétaires, généralement quand ceux-ci détecte un comportement "gênant"

Pour comprendre le comportement de l'animal, le comportementaliste collecte d'abord un maximum d'informations : sur l'animal, son environnement, ses habitudes, son histoire… Une rencontre est nécessaire, puis le comportementaliste peut analyser, émettre un diagnostic et partager des conseils pour modifier le comportement de l'animal, du propriétaire ou simplement apporter des clés de compréhension.

Différents parcours en psychologie ou éthologie (science du comportement animalier) s'offrent à ceux qui souhaitent s'orienter vers ce métier. Certains sont accessibles sous condition de diplôme. Du côté des qualités requises, citons l'empathie, l'esprit analytique, le non-jugement, la patience parmi les principales.

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6. Data Lake Architect, l'informaticien spécialisé dans le stockage de données

Le Data Lake Architect est un spécialiste du stockage et de l'analyse des données. Il est chargé de concevoir et de gérer des systèmes de stockage de données complexes qui sont utilisés pour collecter, organiser et analyser des données à partir de sources variées. Choix des différentes technologies et infrastructure ou uniformisation de la donnée sont parmi ses missions.

Ce métier est généralement exercé par un ingénieur en informatique : il peut être issu d'une école d'ingénieur en informatique avec une spécialisation en base de données ou l'architecture informatique. Ses connaissances pointues en informatiques sont indispensables, mais il est également à l'aise pour présenter son travail à l'oral ou à l'écrit (présentations, documentations…).

La fourchette de salaire du data lake architect se situe entre 3 300 € brut par mois à 6 600 € après une dizaine d'années d'expérience.

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7. Ingénieur navigant d’essais, pour ceux qui se destinent à l’aéronautique

Les Ingénieurs navigants d’essais sont des professionnels qui travaillent pour les compagnies aériennes et les fabricants d’avions. Ils sont spécialisés dans les tests de vol et de navigation des avions. Ils effectuent des vols d’essai pour vérifier le fonctionnement des nouveaux avions et leurs équipements.

L'ingénieur navigant d'essai (INE) peut exercer son métier dans des organisations étatiques comme la DGA ou dans le civil, pour des industriels (Airbus, Dassault, …). Comme tous les membres de l'équipage, le but de sa mission est la sécurité en vol. Ce métier du secteur de l'aéronautique demande de la rigueur, un esprit analytique, et bien sûr des compétences techniques. Une aptitude médicale est nécessaire, et doit être renouvelée tous les ans.

Pour devenir INE, le bac+5 est indispensable. Le parcours idéal : un diplôme d'école d'ingénieur et une formation dans une école de pilote / d'ingénieur d'essai. Côté rémunération cela dépend de l'employeur, mais la fourchette de salaire d'un ingénieur navigant d'essai se situe entre 7 500 € à plus de 16 000 euros bruts par mois.

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8. Chasseur de tête : il saura où vous trouver

Le chasseur de tête, aide les entreprises à trouver le bon candidat pour un poste donné. Prospection de candidats potentiels, entretiens, et accompagnement à la signature du contrat et suivi post embauche font partie de son quotidien.

Le but du chasseur de tête est de trouver le candidat idéal pour son client. Cela commence donc par bien définir avec l'employeur les profils recherchés. S'en suit alors une grande phase de recherche du candidat idéal (via son réseau, ses réseaux sociaux professionnels). Le chasseur peut passer des centaines de coup de fil pour finalement ne proposer que quelques candidats à son client. Le chasseur de tête rencontre les candidats et accompagne le client dans son process de recrutement. Curiosité, rigueur, et persévérance sont de grandes qualités qui qualifient le chasseur de tête.

Pour devenir chasseur de tête une formation à bac+5 dans les ressources humaines est recommandée. Côté salaire, la rémunération varie selon les mois, car le chasseur de tête se rémunère en général en prenant une commission sur la rémunération qui est offerte au candidat.

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9. Chercheur en performance sportive : au service des athlètes

Les chercheurs en performance sportive cherchent à connaître ce qui peut impacter la réussite d'un sportif. Souvent spécialisés en data science, ils analysent les paramètres qui peuvent avoir une incidence sur la performance d'un athlète.

Ce métier du sport s'exerce souvent en institut de recherche. Quels sont les paramètres de la réussite sportive ? Comment la météo (températures, taux d'humidité…), les conditions de l'environnement (altitude,…), la préparation physique de l'athlète ou sa condition mentale peuvent influer sur la performance ? En analysant de multiples données, le chercheur en performance sportive peut alors émettre des avis auprès des entraîneurs.

Pour devenir chercheur en performance sportive, il est nécessaire de passer par un bac+5 en informatique, mathématiques et statistiques ou spécialisé en biomédical ou en santé. Le salaire se situe quant à lui de 2000 € à 3 500€ brut par mois.

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10. Les métiers du renseignement : avez-vous pensé à travailler à la DGSE ?

Les métiers du renseignement comptent parmi les plus insolites (ou les plus secrets) : et en plus, c'est un secteur qui recrute ! Certains métiers du renseignement offrent l’occasion de voyager et de travailler dans des environnements variés. Mais travailler à la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) ne se résume pas au métier d'espion, cela englobe au contraire de nombreuses professions. Le point commun entre toutes ? La totale discrétion !

On trouve à la DGSE différents corps de métiers :

  • Les métiers tournés vers la surveillance et la sureté des sites de la DGSE
  • Les métiers supports, essentiels à toute structure (comptabilité, finance, bâtiment…)
  • Les métiers du renseignement, rattachés à des missions de captation technique, humaine ou opérationnelle
  • Des métiers liés à la traduction (toutes les langues sont appréciées, mais selon la situation géopolitique l'organisation recrute des linguistes spécialisés dans certaines langues précises).
  • Les métiers de la cybersécurité ou dans la maintenance et le déploiement des nouveaux systèmes d’information.

La majorité des besoins en recrutement se concentre dans cette dernière catégorie de métiers.

La DGSE recrute sur concours (de catégorie A,B, C). Un entretien avec un psychologue et une enquête de sécurité seront aussi réalisés. Les agents de la DGSE peuvent profiter d'un important dispositif de formation interne. Les rémunérations dépendent du métier exercé ainsi que du statut (certains sont militaires, d'autres fonctionnaires ou encore contractuels).

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Bonus : Cordiste, le cœur bien accroché

Le métier de cordiste est l'un des métiers les plus dangereux et les plus originaux. Les cordistes sont des professionnels de l'escalade sur corde, qui sont chargés d'intervenir sur des façades et des toitures pour des travaux d'entretien ou de construction, le tout à des hauteurs très importantes !

Aussi appelé alpiniste urbain, le cordiste travaille pour des copropriétés, des agences immobilières, des gestionnaires de parcs immobiliers, des architectes, des administrations, des collectivités locales, des PME ou des particuliers. La sécurité est au cœur de ce métier du BTP, car le cordiste travaille au-dessus du vide.

Pour devenir cordiste, différentes voix sont possibles : le certificat de qualification professionnelle ou encore la formation de l’IRATA, Ce travail vous demande évidemment de ne pas avoir le vertige. Sang-froid, gestion du stress, ou rigueur sont de mise. La rémunération dépend de la structure qui l'emploi, on compte en moyenne 2 000 à 3 000€ brut par mois.

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