Optimiste, le secteur aérien et de l'aérospatial veut attirer plus d'ingénieurs

Par Clément Rocher, publié le 18 Janvier 2022
5 min

L'école d'ingénieurs Ipsa a présenté les résultats de son troisième observatoire des métiers de l'air et de l'espace. Bonne nouvelle pour les futurs diplômés : le secteur de l'aéronautique et du spatial reste majoritairement optimiste sur ses perspectives de recrutement.

L'école d'ingénieurs aéronautique et spatial Ipsa et l'institut Ipsos ont dévoilé les résultats du troisième observatoire des métiers de l'air et de l'espace. Cette nouvelle enquête a été menée auprès de 200 dirigeants d’entreprises du secteur aéronautique et spatial en novembre et décembre 2021 pour mieux comprendre leurs besoins professionnels de demain.

Les résultats de cette troisième édition permettent de dessiner les grandes tendances du secteur de l'aéronautique et de l'aérospatial dans un contexte largement affecté par une crise sanitaire et économique.

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Le secteur aéronautique retrouve du dynamisme

Les résultats du baromètre sont plutôt encourageants et dessinent un secteur qui est prêt à rebondir. Près de 57% des professionnels du secteur interrogés déclarent que le secteur de l'aéronautique et du spatial en France se porte bien. Mieux encore : 90% considèrent que les fondamentaux du secteur de l’aéronautique et de l’espace en France (sa capacité à innover et à recruter les bons profils) sont bons.

Les perspectives économiques des entreprises du secteur sont satisfaisantes. Deux responsables sur trois s'attendent à connaître une croissance économique. Les perspectives de recrutement des entreprises du secteur sont tout aussi positives : 74% se disent confiants quant à leur capacité à embaucher dans les douze mois qui viennent.

Francis Pollet, directeur de l'Ipsa, redoute néanmoins un manque de ressources humaines dans les années à venir pour pallier à la demande.

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De belles perspectives de recrutement d'ingénieurs

Certains métiers de l'aéronautique et du spatial nécessiteront des besoins nombreux et diversifiés en termes de recrutement dans les années à venir comme des techniciens supérieurs (88%) ou des opérateurs et mécaniciens (85%).

Les jeunes diplômés ingénieurs sont toujours très recherchés par les entreprises (85%). Parmi les profils les plus attendus, les entreprises du secteur attendent particulièrement des ingénieurs cybersécurité (34%), des ingénieurs qualité (33%) et des ingénieurs spécialisés en intelligence artificielle et sciences des données (32%).

La conformité des jeunes diplômés aux attentes des entreprises

Les compétences les plus recherchées chez les jeunes diplômés des écoles d'ingénieurs sont : l'esprit d'initiative et des capacités d'intégration (81%) ainsi qu'une bonne capacité à s’intégrer à une équipe (60%).

Les résultats du baromètre montrent que les jeunes diplômés répondent aux attentes des entreprises. Parmi les professionnels du secteur, 92% considèrent que les nouveaux embauchés possèdent un bon niveau de culture générale et compétences techniques acquises au cours de leur cursus.

"Le secteur de l'aéronautique est très exigeant. Il n'est pas étonnant que le niveau académique soit élevé. Mais il y a un effort de plus en plus important à fournir pour le niveau en mathématiques des jeunes bacheliers", relève le directeur de l'IPSA.

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L’intégration de la transition écologique dans les métiers de demain

La crise sanitaire a été perçue comme un amplificateur de la transformation du secteur. De nouveaux challenges attendent le monde de l'air et de l'espace sur le plan de la transition écologique et des évolutions technologiques. D'autant plus que les étudiants sont désormais fortement sensibilisés à ces enjeux.

Une grande majorité de dirigeants d'entreprises s'accordent à dire qu'il y a un besoin de compétences nouvelles pour relever le défi d'un transport aérien plus durable (95%) et que la crise actuelle du transport aérien peut représenter une opportunité pour développer des mobilités aériennes moins polluantes (nouveaux matériaux, efficacité énergétique, avions électriques, hydrogène…) (84 %).

Ainsi, parmi les domaines qui nécessiteront le plus de recrutements des jeunes ingénieurs dans les années à venir, il n'est pas étonnant de retrouver la recherche et le développement (46%) et la production (39%). La filière aéronautique et spatiale a décidément un bel avenir devant elle.

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