1. Bachelors : les 3 grandes familles à connaître
Bachelors : les 3 grandes familles à connaître
Cécile Peltier
Publié le 13.02.2018

Sur le campus martiniquais du réseau EGC, les étudiants peuvent se former au webmarketing.// © Henri Salomon/EGC Martinique

Alors qu'en une décennie, le nombre de Bachelors a presque doublé, il n'est pas toujours facile de s'y retrouver dans un paysage où l'on rencontre une grande diversité de formations. Décryptage.

Palmares-des-ecoles-de-commerce-postbac-en-4-ou-5-ansDécouvrez tous les résultats de notre palmarès des Bachelors 2018

Les Bachelors des ESC : pour bénéficier d'une marque forte

Ces dernières années, les grandes écoles de commerce ont presque toutes créé un, voire plusieurs Bachelors. Opter pour l'un de ces programmes est un gage de sérieux.

Des labels qualité assurés

Ces formations bénéficient au moins de la reconnaissance de leur établissement par le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, et pour plus des deux tiers d'entre eux, d'un visa. Ce dernier, délivré par le ministère, sur avis de la CEFDG (Commission d'évaluation des formations et diplômes de gestion), garantit la qualité académique de la formation, ainsi que la bonne insertion des diplômés sur le marché du travail.

À côté des intervenants professionnels, dans un programme visé, au minimum 30 % des cours sont obligatoirement assurés par des professeurs permanents. Il s'agit alors souvent d'enseignants-chercheurs qui sont recrutés dans les meilleures universités françaises ou étrangères.

Une expérience internationale quasi incontournable

Stage ou échange au sein d'une université partenaire, le passage par l'étranger – jusqu'à dix mois à l'EM Normandie – est devenu quasi indispensable. À Toulouse Business School, au cours de la deuxième année, les étudiants partent un semestre dans l'une des 98 universités partenaires, pour la plupart, accréditées. "En amont, on les aide à se renseigner sur le pays, l'établissement où ils seront accueillis, et au retour ils doivent réaliser une simulation d'import-export de produits", précise Patricia Bournet, directrice déléguée du Bachelor. Une expérience toujours très formatrice : "Avec du recul, je garde de très bons souvenirs de mon année à l'université mexicaine de Guanajuato. Cela m'a permis de m'ouvrir aux autres, à une autre culture, et de perfectionner mon espagnol", confie Clara, en troisième année du Bachelor de l'EM Normandie. Dans plus de six Bachelors sur dix, il est même possible d'obtenir un double diplôme.

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Bénéficier de la puissance d'un groupe

Outre le réseau de partenaires internationaux, opter pour le Bachelor d'une grande école bien installée, c'est profiter aussi de la puissance d'un groupe et de tous les avantages qui vont avec : des locaux vastes et équipés (learning lab, cafétéria, fablab, incubateur...), et souvent une vie de campus animée par une myriade d'associations. Mais aussi d'une marque forte et de nombreux services : carrière, vaste réseau d'entreprises partenaires et d'anciens élèves présents partout dans le monde.

Les EGC, des écoles à taille humaine

Victimes de la concurrence des Bachelors des grandes écoles et de la baisse des ressources des chambres de commerce, les EGC (écoles de gestion et de commerce), situées dans des villes moyennes, ont de plus en plus de mal à trouver leur public. Après la reprise de l'EGC d'Angoulême par la Rochelle Business School et celle de l'EGC Bayonne par Kedge, c'est l'EGC Franche-Comté (Montbéliard, Vesoul et Besançon) qui a dû fermer ses portes.

Ce réseau, créé il y a une trentaine d'années, constitue pourtant une option de proximité sérieuse, à des prix plus doux que les "petites sœurs". Pour remédier à cette perte de terrain, il s'est d'ailleurs lancé dans un travail de repositionnement. Objectif : parvenir à la rentrée 2019 à une maquette pédagogique unifiée, si possible sanctionnée partout par un visa.

Des formations ultraprofessionnalisantes

"Entre les cours, les projets et les stages – au moins vingt-sept semaines – et l'alternance, accessible dès la deuxième année, nous avons trois ans pour construire le projet de l'étudiant", résume Anne-sophie Coat, directrice de l'EGC Normandie.

Pour autant, les EGC n'ignorent pas la dimension globale. Deux mois de stage à l'étranger sont indispensables pour valider le diplôme de responsable en marketing, commercialisation et gestion, sanctionné par un titre niveau II au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) et, dans une partie des cas, par un visa.

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Avec une soixantaine d'étudiants au maximum par promotion, ces écoles revendiquent un environnement familial. "La marque est peut-être moins puissante que celle d'une grande école de commerce, mais le suivi comme l'ambiance entre les étudiants sont très bons", témoigne Mathis, étudiant à l'EGC Vendée.

Des formations indépendantes très variées

Dans cette dernière catégorie, cohabitent des cursus de nature et de qualité très différentes. C'est d'ailleurs là que notre banc d'essai enregistre le moins de réponses. Si vous avez un projet professionnel précis ou un secteur de prédilection, vous pourrez peut-être trouver votre bonheur parmi ces formations.

Gestion et marketing, communication événementielle, marketing et relations internationales, management du sport... le choix est large. Mais attention, en l'absence ou presque de labels, il est plus difficile de séparer le bon grain de l'ivraie. Si l'école n'est pas reconnue par l'État, renseignez-vous bien sur le nombre d'heures de cours et sur les débouchés réels.

Si vous voulez comparer avec le palmarès 2017 :
Palmarès des Bachelors, selon le critère des labels et du suivi des étudiants

Bachelors, concours mode d'emploi

Un peu plus d'un tiers des Bachelors des grandes écoles de commerce de notre banc d'essai recrutent via des concours communs. Tour d'horizon.

Atout+3 réunit les programmes en trois ans de neuf écoles : Audencia Business School (Nantes), Burgundy School of Business (Dijon et Lyon), EM Normandie (Caen, Le Havre, Paris), EM Strasbourg, ESC Clermont, Grenoble 
École de management, La Rochelle Business School, ICN BS (Nancy, Metz) et Télécom École de management (Évry). En 2018, 1.275 places sont ouvertes. La seconde session d'épreuves écrites aura lieu le 7 avril, puis les oraux jusqu'au 12 mai 2018.

Écricome Bachelors ne recrute plus que pour le Bachelor de Kedge Business School, depuis l'arrêt du Bachelor en 
trois ans de Neoma (BBA). Il est présent dans six villes françaises (Avignon, Bastia, Bayonne, Bordeaux, Marseille et Toulon) et sur le nouveau campus de Dakar (Sénégal). En 2018, 505 places sont proposées. Les écrits se dérouleront les 21 mars et 28 avril 2018 et seront suivis des épreuves orales.

– Les Bachelors des EGC offrent 900 places sur 22 campus : 18 d'entre eux, présents sur le portail d'inscription de l'enseignement supérieur Parcoursup, recrutent via un concours d'entrée commun (concours Bachelor EGC). Ce dernier aura lieu le 11 ou le 28 avril 2018. Le Mans, Lille, Nouméa et Saint-Lô disposent d'un concours propre avec des dates distinctes.

Les autres écoles recrutent via un concours indépendant.