1. Écoles de commerce post-bac 2019-2020 : choisir un programme reconnu par l'État
Écoles de commerce post-bac 2019-2020 : choisir un programme reconnu par l'État
Isabelle Fagotat
Publié le 21.11.2019

En 2019, 55 écoles de commerce proposent 112 cursus visés par l’État à bac+3, +4 ou +5. Parmi elles, 53 formations permettent d'obtenir le grade de master. Que recouvrent ces habilitations ? Quelles garanties apportent-elles ? Comment sont-elles attribuées ? Le point sur ces accréditations nationales.

Skema - étudiants étrangers

Palmares-des-ecoles-de-commerce-postbac-en-4-ou-5-ansDécouvrez tous les résultats de notre classement des écoles de commerce post-bac 2019-2020

À la différence des labels délivrés par des organismes privés français comme celui de la Conférence des grandes écoles (CGE) ou étrangers (Equis, AACSB...), les visas et grades sont attribués par l’Etat, via le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l'Innovation.

Si un étudiant suit un parcours dans une université ou une école publique, la reconnaissance de son diplôme est automatique car ces établissements relèvent de l’Etat. "Un étudiant titulaire d’un diplôme de master informatique à la suite d’un cursus universitaire obtient automatiquement le grade de master, explique Christophe Digne, président de la commission accréditations de la CGE. Ce n’est pas forcément le cas pour une formation dispensée dans une école privée." 

Des gages de qualité

L’apposition du visa ou l’attribution d’un grade est la garantie que la formation a été vérifiée par l’Etat et qu’elle est de qualité. Pour obtenir ces habilitations, les écoles de commerce doivent répondre à un questionnaire précis.

Des critères d'évaluation très précis 

C’est la CEFDG, la Commission d’évaluation des formations et diplômes de gestion, qui étudie les dossiers. Cette structure créée en 2001 donne son avis au ministère qui statue et décide d’attribuer ou non, un visa ou un grade pour une durée donnée, d'un à cinq ans.

"Il y a une procédure d’évaluation très fine : nous étudions le contenu de la formation, les méthodes pédagogiques mais aussi le côté professionnalisant, l’aspect international, le corps professoral", résume Carole Drucker-Godard, présidente de la CEFDG.

Un exemple : pour obtenir un visa à bac+3, un minimum de 30% de professeurs permanents en gestion est nécessaire. Pour un visa à bac+5, le seuil passe à 50%.

Lire aussi : Qu'apprend-on (vraiment) en école de commerce ? 

Le visa, un diplôme national reconnu à l'étranger

Les diplômes visés bénéficient d’une reconnaissance nationale mais aussi internationale et permettent la poursuite d’études à l’étranger.

"Avoir un diplôme visé, c’est la garantie d’avoir un diplôme reconnu en France mais également dans les pays où la France a des accords bilatéraux en matière de reconnaissance de diplôme", souligne Alice Guilhon, directrice générale de SKEMA business school et membre de la CEFDG.

Le grade, un diplôme adossé à la recherche

Au-delà du visa à bac+5, certains cursus confèrent le grade de master. Ce dernier garantit un niveau d’exigence supérieur, en particulier sur le plan académique et de la recherche. Pour l’obtenir, l’établissement doit justifier d’un nombre de professeurs chercheurs et de publications régulières en cohérence avec la formation.

Un grade peut être nécessaire pour poursuivre ses études : il faut par exemple justifier d’un grade de master pour entamer un cursus en doctorat. "C’est aussi un plus pour poursuivre ses études dans certains pays : en Chine, par exemple, l’obtention du grade est conseillée", précise Carole Drucker-Godard. 

Nouveauté en 2020 : les écoles de commerce seront habilitées à délivrer le grade de licence pour les formations à bac+3 qui répondront à un cahier des charges précis. Comme pour les cursus à bac+5, l’accent devrait être mis sur la recherche.