1. Palmarès des grandes écoles de commerce : postbac ou postprépa, comment choisir ?
Palmarès des grandes écoles de commerce : postbac ou postprépa, comment choisir ?
Eva Mignot
Publié le 06.11.2018


En choisissant une école postbac, comme PSB, vous bénéficierez d'un enseignement très pratique. // © PSB

À la fin de l'année scolaire, les élèves de terminale désireux de rentrer en école de commerce devront choisir : intégrer une école de commerce postbac ou attendre deux ans avant de postuler à un établissement postprépa.

Palmares-des-ecoles-de-commerce-postbac-en-4-ou-5-ansDécouvrez tous les résultats de notre palmarès des grandes écoles de commerce 2019

Si vous envisagez de suivre une formation en école de management, deux choix s'offrent à vous : rejoindre une classe préparatoire, un BTS (brevet de technicien supérieur), un DUT (diplôme universitaire de technologie) ou une licence, avant de postuler aux écoles de commerce après deux années d'études, ou concourir directement à une business school postbac. Mais s'engager pour cinq ans dans une institution juste après l'obtention du baccalauréat peut effrayer et freiner plus d'un bachelier. Pourtant, ces établissements postbac comptent dans leurs rangs de grandes business school qui n'ont rien à envier aux écoles postprépa. 

Les écoles postbac : la pratique avant tout

Le plus : une pédagogie par projets 

Marine, 18 ans, a intégré PSB (Paris School of Business) à la rentrée 2018. Avant de se décider à passer les concours, elle avait beaucoup tergiversé. Que choisir ? Une prépa ? Un BTS ? "En réalité, je ne me voyais pas passer encore deux ans dans un lycée. J'avais besoin de changer d'air, de faire quelque chose de plus concret", explique la jeune femme. En choisissant d'appliquer une pédagogie par projet dès la première année, les écoles de commerce postbac promeuvent un enseignement très pratique. "Nous sommes au début de l'année et, déjà, je dois rendre un dossier après avoir interviewé des commerçants", explique Marine. 

Lire aussi : Le palmarès des écoles de commerce postbac 2018-2019

L'établissement de management postbac permet alors d'éviter les enseignements très théoriques des classes préparatoires. "J'avais la possibilité de faire une prépa. Mais j'en avais une mauvaise image. Pour moi, cela représentait deux à trois ans de bachotage et peu de vie sociale. L'école postbac est un bon compromis", raconte Ève, diplômée de l'ESCE en 2014. Les formations après bac offrent aussi la possibilité d'un départ à l'international plus tôt, dès la deuxième ou troisième année de programme grande école tandis qu'il faut généralement attendre l'année de master 1 en postprépa pour aller étudier à l'étranger. 

Le moins : le coût élevé des études 

En intégrant un programme grande école directement après le bac, vous devez valider cinq années au sein de l'établissement pour obtenir votre diplôme. C'est autant d'années pendant lesquelles vous devrez vous acquitter de frais de scolarité conséquents. Comptez entre 8.650 et 10.500 € par an et une moyenne de 47.405 € sur la totalité de la scolarité. 


Les formations après bac, comme celle de l'ESCE, offrent la possibilité d'un départ à l'international dès la deuxième année. // © ESCE

Contrairement aux étudiants de classes préparatoires qui bénéficient d'une scolarité gratuite pendant les deux premières années après le bac, les élèves des business school sont forcément perdants, bien que le coût moyen d'une année d'études en école de commerce soit généralement plus élevé en postprépa qu'en postbac. C'est donc un investissement financier conséquent à prendre en compte au moment de faire votre choix.

Les écoles postprépa : la carte de la diversité

HEC, ESSEC, ESCP, EM Lyon, etc. Ce n'est pas un mystère : les écoles postprépa monopolisent les premières places des classements. 22 des 25 établissements postprépa répertoriés dans notre classement (88 %) disposent au moins de l'une des quatre plus grandes accréditations délivrées par des organisations internationales (EQUIS, AACSB, EPAS ou AMBA). Parmi elles, quatorze ont à la fois EQUIS et AACSB, les deux reconnaissances les plus difficiles à obtenir. En comparaison, seuls 54 % (7 sur 13) des établissements postbac bénéficient d'un de ces labels et trois ont la double accréditation AACSB et EQUIS. 

Nouveauté à la rentrée 2019 pour HEC : après des années à n’avoir recruté que 380 étudiants par an via les classes préparatoires, la prestigieuse école parisienne a décidé de porter ce nombre à 400.
Nouveauté à la rentrée 2019 pour HEC : après des années à n’avoir recruté que 380 étudiants par an via les classes préparatoires, la prestigieuse école parisienne a décidé de porter ce nombre à 400. // © Jean-Marc Biais/HEC Paris

En plus d’être un signe de qualité de la formation et de la recherche, ces labels permettent aux business schools de signer des partenariats d’échanges avec des universités et des écoles étrangères réputées. À l’image de l’EDHEC qui envoie, chaque année, une quinzaine d’étudiants en double diplôme à la London School of Economics. Mais de grandes disparités existent entre les établissements postprépa.

 Le plus : un recrutement diversifié 

Contrairement aux idées reçues, la diversité des profils des étudiants est particulièrement marquée au sein des écoles postprépa. Les élèves issus de classes préparatoires littéraires (A/L et B/L) représentent en moyenne 6 % des recrutements au concours commun tandis que les étudiants issus d'un bac L n'étaient, à la rentrée 2018, que de 3 % en première année postbac. La différence est encore plus notoire dans la filière technologique. 14 % des élèves recrutés en concours commun dans les établissements accessibles à bac+2 proviennent de classes préparatoires ECT (économique et commerciale, option technologique) qui s'adressent principalement aux bacheliers STMG. Ces derniers ne représentent que 3 % des étudiants de première année d'école postbac à la rentrée 2018. 

Lire aussi : Le palmarès des grandes écoles de commerce 2019

La diversité du recrutement est aussi perceptible en admissions parallèles. Avec un BTS, un DUT ou une licence, un étudiant peut ainsi passer le concours Passerelle et choisir une épreuve parmi : géopolitique, littérature, calcul et raisonnement ou management d'entreprise d'hôtellerie restauration. Ce large choix permet ainsi aux écoles d'intégrer des élèves dont le parcours ne correspond pas forcément au profil type de l'étudiant d'école de commerce. 

Le moins : une formule moins souple 

En seulement trois années, les étudiants doivent suivre des cours de marketing, de management, de finance, partir à l'étranger, obtenir éventuellement un double diplôme et enchaîner les expériences professionnelles. Un programme chargé difficile à tenir pour une période aussi courte. Les étudiants n'ont pas beaucoup l'occasion de profiter des avantages qu'offrent les campus des écoles de commerce. Entre le séjour académique à l'international et les stages de fin d'année, ils n'ont que peu de temps libre à consacrer aux clubs. 

EDHEC
Les étudiants d'écoles postprépa, comme ceux de l'EDHEC, profitent de leur campus surtout la première année. // © Hervé THOUROUDE/ EDHEC

Seule la première année postprépa leur permet de s'investir pleinement dans les associations. Les trois années des écoles postprépa n'étant souvent pas jugées suffisantes, nombreux sont les étudiants à faire le choix de la césure. Un parcours en quatre ans leur permet alors de partir plus longtemps à l'étranger ou de faire davantage de stages pour enrichir leur CV.

Si vous voulez comparer avec le palmarès des grandes écoles de commerce 2018
- Palmarès général 2018 des grandes écoles de commerce