1. Entrepreneuriat et innovation : découvrez le nouveau visage de l’éleveur
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Entrepreneuriat et innovation : découvrez le nouveau visage de l’éleveur

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 // © Alexandra Lejeune
// © Alexandra Lejeune

Travailler en communion avec la nature et se passionner pour les outils numériques, rien d'incompatible selon Benoît Gavaland ! À la tête de son exploitation depuis 2009, il se consacre avec passion à son métier, sans toutefois le laisser empiéter sur sa vie personnelle.

Quand il travaille sur son exploitation, Benoît Gavaland consulte régulièrement ses applis « pro » sur son smartphone. « Elles me permettent de suivre en temps réel l'évolution de la météo, cruciale dans les métiers agricoles, de consulter les données analysées par le robot de traite, de veiller au bien-être animal, d’optimiser l'épandage, ou encore de calculer le dosage des semis », explique l'éleveur de 35 ans, installé à Lusanger, en Loire-Atlantique. Pour lui, cette irruption de la technologie dans le monde agricole présente de nombreux avantages. « La pénibilité de certaines activités a été réduite, ou a complètement disparu, grâce aux équipements. Quelques tâches ont même été entièrement automatisées, ce qui libère aussi du temps », analyse-t-il. Même enthousiasme concernant les outils numériques : « Ils facilitent le suivi sanitaire et permettent d'offrir du sur-mesure en matière d'alimentation, en fonction des besoins de chaque animal. Et, en prime, ils optimisent la traçabilité », complète Benoît Gavaland.

L'envie de travailler en contact avec la nature

Issu d'une famille d'agriculteurs, Benoît Gavaland n'a jamais douté qu'il prendrait la suite. « Il n'y avait pas d'obligation, d'ailleurs mes sœurs ont fait d'autres choix de carrière, mais moi j'ai toujours eu envie de travailler en contact avec la nature et les animaux », raconte-t-il. Avant de se lancer, il s'est soigneusement préparé, obtenant successivement un BEP et un bac professionnel agricole, avant d'enchaîner sur un BTS analyse et conduite de systèmes d'exploitation (ACSE). « Aujourd'hui, il y a beaucoup de paramètres économiques et financiers dans la gestion d'une exploitation. Il est indispensable de les maîtriser pour pouvoir prendre les bonnes décisions », assure-t-il. Il a ensuite suivi une formation proposée aux futurs exploitants par la chambre d'agriculture, afin d'être fin prêt pour le grand saut. « En parallèle, j'ai travaillé dans une association mettant à disposition des ouvriers agricoles dans le cadre de remplacements, pour consolider mon expérience professionnelle. »

Un équilibre vie pro / vie perso préservé

Aujourd'hui à la tête d'un troupeau de 250 bêtes (dont 100 pour la production laitière et 150 pour la production de viande), Benoît Gavaland partage son temps entre son élevage et les travaux des champs, en fonction de la météo et de la saison. Il dirige aussi une coopérative d'utilisation de matériel agricole (CUMA), une structure dont les adhérents partagent des équipements et des engins agricoles. « Se regrouper permet d'avoir du matériel high-tech tout en réduisant les coûts et en menant des réflexions communes, par exemple sur l'agro-écologie », précise-t-il. Mais il n'oublie pas de s'accorder du temps libre, « pour voir mes amis, et pour les entraînements et les matchs de foot ». Sans négliger sa vie de famille, puisqu'il est père d'une petite fille depuis peu. Il a même décidé de s'octroyer un congé de paternité. Durant son absence, c'est un salarié de l'association de remplacement dans laquelle il a travaillé qui prendra le relais. Chacun son tour…

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