1. Métiers de la viande : vous avez dit clichés ?
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Métiers de la viande : vous avez dit clichés ?

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 // © Aldo Soares
// © Aldo Soares

Vous pensez tout connaître des métiers de l'élevage, de la transformation de la viande et de la boucherie ? Peut-être… Mais il est aussi possible que cette représentation soit influencée par des images fausses de la filière ! Passage en revue de ces idées reçues qui n'ont pas grand-chose à voir avec la réalité des professionnels du secteur.

Ce sont des métiers physiques

Pendant longtemps, pour travailler dans la filière, mieux valait être costaud ! Mais les temps ont bien changé et les progrès techniques ont permis de supprimer les tâches les plus pénibles. Un exemple ? En boucherie, les systèmes de rails permettant de déplacer les carcasses sans avoir à les porter. Idem chez les éleveurs et les commerçants en bestiaux où des outils modernes évitent de se casser le dos et facilitent les opérations notamment lors du déchargement des animaux (pont hydraulique). Conséquence positive de ces évolutions techniques, les femmes sont de plus en plus nombreuses à rejoindre les métiers de la filière. Dans le secteur de la boucherie notamment, les femmes passent désormais derrière le billot, attirées par le travail de la viande. La relève est là !

Ce secteur manque de dynamisme

Un contre-exemple ? La seule filière bovine réalise un chiffre d'affaires annuel de 7,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Une activité de poids ! Et, au total, l'ensemble de la filière élevage et viandes, qui emploie environ 500 000 professionnels, recrute plus de 5000 personnes par an. Quant au niveau de rémunération proposé aux débutants, il peut faire des envieux dans bien d'autres secteurs : diplômé d'un CAP, un jeune artisan-boucher qui fait ses premiers pas professionnels peut espérer entre 1800 et 2200 euros bruts mensuels. Et ce n'est qu'un début !

Ce sont des métiers dans lesquels on n'a pas de temps pour soi

Faux ! Bien sûr, il y a des périodes de « rush », comme au moment des naissances chez les éleveurs ou les fêtes de fin d'année pour les bouchers, mais les professionnels de l'élevage et de la viande ont de nombreux moments où ils peuvent lever le pied. Parfois, on travaille très tôt le matin, mais c'est pour avoir droit à une plage de liberté l'après-midi… Et quand on est son propre patron, même s'il faut faire tourner son affaire, on a l'opportunité de moduler ses horaires comme on l'entend. Bref, comme d'autres secteurs, il est tout à fait possible de concilier une vie professionnelle intense avec une vie personnelle qui l'est tout autant.

Ce secteur n'est pas moderne

Il faut ne jamais avoir vu un éleveur en activité pour le penser. Si les métiers de l'élevage et de la transformation conservent des aspects traditionnels, de plus en plus de professionnels ont recours à des outils high-tech dans l'exercice de leur activité quotidienne. Systèmes vidéo pour surveiller à distance le troupeau, solutions connectées surveillant les différents paramètres de la santé des animaux, robots capables de distribuer au gramme près les différents aliments dont ils ont besoin… Dans ce secteur aussi, le digital révolutionne l'activité.

Ces métiers n'ont pas d'avenir

Et si c'était exactement le contraire ? A l'heure où les émissions de cuisine font des pics d'audience et où le « bien manger » et les questions de nutrition sont dans toutes les conversations, ces professions qui ont le goût du travail bien fait sont plus que jamais appelées à jouer un rôle, en optimisant en permanence les modes de production de la viande et en se fixant des exigences toujours plus élevées en matière de qualité. Preuve que cette recherche de la qualité est désormais incontournable, les amoureux de la bonne viande n'hésitent pas à faire des kilomètres pour s'approvisionner chez leur boucher favori.

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