publié le 01 Decembre 2017
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Bérangère, 21 ans, en troisième année de Bachelor à l’ESGI et apprentie chez IBM

Deux semaines en entreprise, puis une semaine à l’école. Depuis que Bérangère La Touche, 21 ans, a commencé la troisième année de son Bachelor « Mobilité et objets connectés » à l’ESGI (École supérieure de génie informatique), sa vie est rythmée par l’alternance, et elle s’en réjouit ! « Si j’avais pu effectuer mon alternance dès la première année du Bachelor, ce que l’école propose désormais, je l’aurais fait », assure la jeune femme. Parallèlement à sa formation théorique, Bérangère travaille chez IBM, entreprise avec laquelle elle a signé un contrat de trois ans, parce qu’elle voulait que « ses missions puissent évoluer sur la durée ».

L’alternance, un gage de technicité mais aussi de maturité

« Le rythme est dur », admet-elle, surtout au début, car il faut apprendre à gérer la pression des projets en entreprise tout en restant pleinement concentré sur ses études. « Il faut revoir les cours et faire les devoirs les soirs et le week-end, ce qui paraît parfois difficile, mais le jeu en vaut la chandelle ! Entre la personne que j’étais avant d’entamer mon alternance chez IBM et celle que je suis aujourd’hui, il y a un gouffre. Que ce soit au niveau technique ou en gestion de projet, on se forme en permanence. On gagne aussi beaucoup en maturité. »

Chez IBM, Bérangère La Touche travaille sous la responsabilité d’un manager dans l’équipe « Interactive Experience », qui comprend une vingtaine de développeurs. « C’est vraiment la programmation mobile qui m’intéresse, explique-t-elle. C’est plus intuitif que le développement Web et on peut faire de plus jolies choses avec des outils moins compliqués. Et j’ai la conviction que les applications sont l’avenir ! »

Sa mission : créer des applications pour des mobiles ou des systèmes embarqués destinées à d’autres entreprises ou en interne. « Une fois que les designers ont réalisé l’interface, mon travail consiste à développer le code permettant à l’application de fonctionner », décrit-elle. L’étudiante a ainsi travaillé sur un projet pour une grande entreprise d'aéronautique : il s’agissait d’informatiser toutes les fiches techniques remplies par l’équipe après un vol. En interne, elle a également contribué au développement d’une borne interactive IBM visant à diffuser des informations sur toutes les activités de l’entreprise, « ce qui supposait de préparer en amont une immense base de données ».

En cours à l’ESGI, elle développe ses connaissances des différents langages (C++, C#…) ou des structures réseaux. Avec un bac ES en poche, la jeune femme n’a jamais eu de bons résultats en mathématiques, mais « ce n’est pas du tout un problème pour assurer en informatique », affirme-t-elle.

Il faut s’appuyer sur son manager et son enseignant référent

Avant de commencer à travailler en entreprise, Bérangère n’imaginait pas que la planification constituait une part aussi importante du travail, alors qu’« en fait, c’est crucial ». Tous les jours, l’équipe se retrouve pour le « daily scrum », afin de lister les tâches à réaliser. Il en résulte « un travail de priorisation vraiment important ».

Côté entreprise, Bérangère conseille « de ne pas hésiter à dire quand quelque chose ne va pas ». Chez IBM, son manager s’est toujours montré présent lorsqu’elle a été confrontée à un problème technique ou relationnel. Et à l’ESGI, chaque étudiant a un enseignant référent. « L’alternance est une expérience passionnante, entre autres parce qu’elle place l’étudiant face aux difficultés de la vie réelle », conclut-elle.