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Miriam : la pâtisserie par amour de l’art

Passer d’un master d’art à la pâtisserie professionnelle, quelle audace ! Miriam Desquesnes, 26 ans, caennaise d’origine, a franchi le cap il y a trois ans. Et ne le regrette en rien. Aujourd’hui, l’apprentie poursuit ses brillantes études via l’apprentissage.

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Miriam : la pâtisserie par amour de l’art // © Fotolia
Miriam : la pâtisserie par amour de l’art // © Fotolia

(FNPCA - En partenariat avec l'Artisanat)

Parce qu’elle est consciencieuse, Miriam Desquesnes a préféré aller au bout de son cursus universitaire, un master théories et pratiques des arts effectué à l’université d’Amiens, avant d’initier son projet dans la pâtisserie. « Je rêvais d’apprentissage depuis un moment, mais je n’ai pas pris la décision sur un coup de tête, témoigne-t-elle. Je préparais un mémoire que je souhaitais soutenir. Je ne voulais pas partir comme une voleuse et décevoir mon directeur de mémoire ni les personnes impliquées. »

Au départ, son objectif était de poursuivre son cursus vers le doctorat. Mais les choses ne se passent pas comme prévu. « Pendant mes études, j’ai rencontré des gens du secteur de l’artisanat qui m’ont révélée à la pâtisserie. Tout d’abord, un maître verrier amiénois, meilleur ouvrier de France, m’a appris l’amour du geste ; puis un des monuments de la pâtisserie japonaise à Tokyo, Shôji Yamaguchi, m’a permis de découvrir la dimension spirituelle de l’artisanat et de la pâtisserie lors d’un stage à la Maison de la culture japonaise à Paris. »

Son master en poche, Miriam démarre son parcours d’apprentie dans le Calvados, chez le pâtissier Jean-Pierre Étienvre, meilleur ouvrier de France. « Pour beaucoup, la voie royale quand on s’intéresse à l’art passe par la fac ou les beaux-arts. Pourtant, l’artisanat offre de belles perspectives ! » Aujourd’hui, Miriam se réjouit de son poste de pâtissière en apprentissage au Grand Hôtel de Cabourg, un palace dans lequel elle prépare une mention complémentaire. L’an prochain, elle a décidé de s’orienter vers le BTM (brevet technique des métiers). « Je pars chez un pâtissier installé à Falaise (14) qui a envie de transmettre son savoir-faire et qui s’est engagé à m’apprendre plein de nouvelles techniques. Mon but est de continuer à découvrir. J’aime l’essence même de l’artisanat autour de la technique, l’aspect recherche du bon geste, l’effort mais aussi la régularité dans la durée. Et j’apprécie la dimension esthétique. »

Miriam a le projet de partir en Europe pour vivre de nouvelles expériences, comme l’année dernière, quand elle a été accueillie chez le champion du monde de la pâtisserie, Luigi Biasetto, à Padoue. À terme, elle se voit bien monter sa propre affaire, une librairie-pâtisserie dans laquelle on pourrait lire le journal tout en dégustant un gâteau. « Et comme disait Confucius, conclut Miriam, “Choisissez un travail que vous aimez, et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie". »