Accueil

Oser l’entrepreneuriat

Bons plans, conseils, aides, idées… pour créer son entreprise dans l’artisanat, même quand on est jeune. À vous de jouer !

Envoyer cet article à un ami
Oser l’entrepreneuriat // © Fotolia
Oser l’entrepreneuriat // © Fotolia

(FNPCA - En partenariat avec l'Artisanat)

Bien des artisans créent ou reprennent une entreprise. Et comme le secteur a le vent en poupe, c’est le bon plan pour gagner en autonomie et en responsabilités. Pour cela, vous devez posséder les savoir-faire professionnels indispensables. En outre, pour se mettre à son compte, certaines activités artisanales – métiers de bouche, bâtiment, réparation automobile, coiffure, esthétique, prothèse dentaire… – exigent l’obtention d’une qualification. À défaut, le créateur est contraint d’embaucher une personne détentrice du diplôme requis. Autres impératifs : être motivé et posséder la fibre entrepreneuriale.

Monter son projet

Aujourd'hui, des glaciers congèlent leurs produits à l'azote liquide, des ébénistes ne fabriquent plus sans outils numériques, réalisent quelquefois planches de surf ou cycles en bois. Entre méthode traditionnelle, production high-tech et mode start-up, à vous de choisir ! Définissez votre projet : qu’allez-vous proposer, où, pour quelle clientèle, etc. ?

Étape suivante : réaliser le business plan, ou « plan d’affaire », qui définit produit ou service, clients, concurrence, moyens à déployer, coûts, plan de financement, niveau de revenus nécessaire, cadre juridique, planning. Indispensable pour se préparer aux démarches financières et juridiques. Pour vous aider à construire dossier et argumentaire, et à coller au plus près à la réalité, entourez-vous de conseillers et d’experts.

Vérifier la viabilité

S’ensuit la phase d’étude de marché pour vérifier la solidité du projet en comparant par exemple le maximum de critères : entreprises du même genre, production équivalente, etc. Consultez Insee, organismes et syndicats professionnels, chambre des métiers. Et rencontrez les interlocuteurs-clés : clients, fournisseurs, concurrents…

Côté juridique, les activités artisanales s’exercent le plus souvent sous forme d’entreprise individuelle, d’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) ou de SARL (société à responsabilité limitée). Vous pouvez aussi vous lancer en toute simplicité grâce au statut de micro-entrepreneur. En fonction de votre projet, choisissez le plus adapté : serez-vous seul ou à plusieurs, salarié ou gérant, etc. ? Statut de société ou régime fiscal, le choix du cadre légal ne se décide pas à la légère.

Trouver les financements

Côté investissement, un apport de quelques centaines d’euros suffit pour certains projets. D’autres sont plus gourmands. En plus de solliciter organismes bancaires, amis et famille, rapprochez-vous de réseaux tels que l’Adie (Association d’aide à l’initiative économique) ou les BGE qui aident à réunir les fonds. Des prêts peuvent s’accompagner d’aides comme l’ACCRE (aide aux demandeurs d’emploi créateurs ou repreneurs d’entreprise). Tout créateur d’entreprise âgé de 18 à 26 ans peut en bénéficier. À la clé, exonérations de charges sociales et mesures d’accompagnement dans le montage du projet. Osez l’indépendance !

Qui peut m’aider ?
N’agissez pas seul ! Sollicitez le maximum d’interlocuteurs, la chambre de métiers en particulier, pour ne pas passer à côté d’une exonération fiscale ou d’un soutien financier. Le site de l'AFE (Agence France entrepreneur), www.afecreation.fr, recense les concours, fondations, aides et réseaux, tels qu’Initiative France, France active et le Réseau Entreprendre.