Colocation entre étudiants : quelles sont les règles ?

publié le 22 Juin 2020
4 min

Vivre en colocation, c’est cool, mais d’un point de vue administratif, ça ne s’improvise pas ! Bail, assurance, taxe d’habitation… Comment ça marche, tout ça ? Découvrez en quelques points clairs le « règlement intérieur » à connaître.

Lorsqu’on fait le choix de la colocation, on met toujours en place quelques règles : on partage le frigidaire et l’espace, les comptes et le canapé. Mais au-delà de ce cadre, nécessaire au bien vivre ensemble, il existe d’autres règles. Des règles un peu plus barbantes, car légèrement plus administratives, mais qu’il est bon de connaître avant de se lancer dans l’aventure. Voici, en sept points, tout ce que vous devez savoir pour prendre un appartement à plusieurs.

Vide ou meublé, ce n’est pas la même histoire

Si vous optez pour un logement meublé, le bail sera d’une durée de neuf mois ou d’un an. Pour un logement non meublé, le bail est de trois ans. Dans les deux cas, le bail est reconduit automatiquement, sauf si le propriétaire ou le locataire se manifeste. En colocation, si l’un des colocataires décide de filer, le bail ne se stoppe pas et il est possible de « recruter » un nouveau colocataire.

Deux formes de contrat : ensemble ou séparément

Le contrat de location en colocation peut prendre deux formes : soit il s’agit d’un bail unique signé par chacun des colocataires, soit sont émis autant de baux qu’il y a de locataires. Dans le premier cas, tout le monde doit signer et tout le monde est dans le même bateau.

Dans le second cas, chacun son histoire et son papier, et même chacun « sa pièce ». En effet, il sera stipulé sur chaque bail la pièce dont jouit chaque locataire. La loi précise que « chaque colocataire doit disposer d’une surface au moins égale à 9 m2 et d’un volume au moins égal à 20 m3 (pièces communes non prises en compte). »

Payer son loyer

Chaque colocataire doit payer sa part de loyer, ou disons sa quote-part. Seulement, en cas de contrat unique, si l’un des colocataires n’a pas les finances, les autres colocs doivent se montrer solidaires et payer pour lui. Si chaque locataire a signé son propre contrat, alors, c’est chacun pour soi.

Le dépôt de garantie : on n’y échappe pas

Que l’on s’installe seul ou à plusieurs, le propriétaire peut exiger un dépôt de garantie lors de l’arrivée dans l’appartement. Dans un bail unique, le propriétaire rendra le dépôt de garantie au dernier colocataire qui quitte le logement. On reste donc bien en contact avec ses colocs pour récupérer sa part !

Côté garants

Si le propriétaire exige une caution, il peut demander à chaque colocataire d’avoir un garant (en cas de baux séparés) ou demander un garant qui s’engage pour tous les locataires (en cas de bail unique).

La taxe d’habitation, qui s’y colle ?

Les étudiants paient aussi la taxe d’habitation du logement qu’ils occupent au 1er janvier de l’année, et ce, même s’ils sont boursiers. Simplement, ils peuvent obtenir un allègement lorsqu’ils sont encore rattachés au foyer fiscal de leurs parents. En cas de colocation, un seul colocataire se chargera de payer, car les impôts ne divisent pas cette taxe pour chacun. Il faut ensuite s’arranger avec les copains !

Assurer sa coloc est obligatoire

Il est obligatoire d’assurer son logement loué en colocation, notamment en cas d’incendie, explosion, dégât des eaux… Il est possible de s’assurer collectivement ou individuellement. Le plus simple reste une assurance pour tous. Chez HEYME, lorsqu’un étudiant souscrit à une assurance multirisques habitation, tous les colocataires sont assurés avec lui, sous le même contrat, ce qui simplifie drôlement la vie. Côté budget, HEYME propose un contrat dès 31 euros par an. Un petit prix qui se divise aisément entre tous !