publié le 29 Janvier 2013
5 min

Étudier à Montréal, c’est vivre l’expérience du campus à l’américaine : immenses installations sportives, bibliothèques ouvertes jusqu’à 23h et même 24h/24 en période d’examens, casiers, résidences étudiantes, boutiques et librairies… Les campus vibrent aussi au rythme d’une intense vie associative organisée par les étudiants : soirées, activités de découvertes, voyages, actions caritatives, etc. Et souvent, chaque université possède son propre journal et sa radio étudiante.

De bonnes conditions d'études

Tout cet environnement permet d'étudier dans de très bonnes conditions. D'autant que les universités du Québec, toutes publiques, sont tournées vers la recherche et offrent un enseignement de qualité. "À l'Université de Montréal, les étudiants peuvent facilement contacter des chercheurs réputés. Souvent, ce sont eux les auteurs du manuel de référence de leur discipline", remarque Louise Béliveau, professeur, vice-doyenne aux études supérieures et vice-rectrice aux affaires étudiantes et au développement durable.

Cette qualité se reflète dans les classements internationaux. Dans le "top 100" des meilleures universités du monde établi par le Times Higher Education figurent l'Université McGill (34e position) et l'Université de Montréal (84e position). Le classement QS, autre ranking mondial de référence, place McGill au 18e rang et l'Université de Montréal à la 114e position. L'Université Laval, au Québec, se classe 324e.

Reste que les universités du Québec ont la particularité d'un contexte multiculturel : la ville de Montréal est première au classement du nombre d'étudiants étrangers universitaires au Canada. En recherche, si les méthodes et les références sont nord-américaines, beaucoup de professeurs sont imprégnés de la culture européenne, et notamment française. Le meilleur des deux mondes ! Montréal est une vraie ville bilingue, avec des étudiants étrangers très présents et certains quartiers à dominance soit anglophone, soit francophones.
 

Des domaines de recherche de pointe

Si toutes les universités du Québec sont tournées vers la recherche, elles ont chacune leurs domaines de prédilection. Parmi les spécialités de pointe à l'Université de Montréal figurent toutes les sciences de la vie et de la santé : médecine, pharmacologie, sciences biomédicales, neurosciences, santé publique, mais aussi les sciences sociales... L'université possède également – entre autres – un grand pôle "sciences pures", un vaste département d'urbanisme et d'architecture, ainsi qu'une faculté de droit réputée.

McGill, université anglophone, dispose de laboratoires réputés en médecine, physique, ingénierie, chimie... Elle est particulièrement reconnue pour ses travaux sur les nanotechnologies, le génome, les études sur l'alimentation, les matériaux, les systèmes intelligents, ou encore les statistiques appliquées aux sciences sociales.

Quant à l'Uqam, elle est réputée pour ses cursus en littérature, sciences sociales et arts. La faculté des sciences humaines rassemble 225 professeurs, 5.000 étudiants, et dispose d'une quinzaine de chaires de recherche. Outre l'histoire, la géographie et la philosophie, elle abrite un institut d'études féministes et un département consacré à la sexologie.
 

Des professeurs à l'écoute

C'est aussi dans la pédagogie que l'on retrouve au sein des universités québécoises un fonctionnement "à l'américaine". Tous les étudiants français sont unanimes : les professeurs sont beaucoup plus accessibles et disponibles que leurs homologues en France.

Ils conseillent volontiers les étudiants, répondent à leurs questions par e-mail et disposent de bureaux individuels sur le campus. "Il y a beaucoup moins de rapport hiérarchique qu'en France. Les élèves peuvent facilement frapper à la porte du bureau de leurs professeurs pour discuter", observe Louise Béliveau, vice-doyenne aux études supérieures et vice-rectrice aux affaires étudiantes et au développement durable.
 

Une façon de travailler différente

Le travail demandé aux étudiants est très différent et déconcerte nombre de Français. Dès le baccalauréat (équivalent de la licence), les étudiants effectuent de nombreuses lectures pour préparer le cours. Sinon, rien ne sert de venir en classe, vous serez perdu ! Chaque cours suggère deux ou trois heures de préparation. "Au total, même s'ils n'ont que 12 ou 15 heures de cours par semaine, les étudiants consacrent en moyenne 45 heures hebdomadaires à leurs études", calcule Julie Benoit, du Bureau des futurs étudiants de l'UdeM.

Par ailleurs, les évaluations sont assez codifiées. "L'objectif du professeur, c'est de faire en sorte que l'étudiant réussisse et de ne pas le mettre en situation d'échec", assure Julie Benoit, qui précise que le taux de réussite en 1er cycle est de 78 %.

"Ici, les examens requièrent moins de connaissances extérieures au cours. Si on révise correctement, on s'assure une bonne note. Et les profs n'ont aucun problème à mettre la note maximale", constate Lofred, ancien étudiant à Paris-13, actuellement en maîtrise de relations internationales à l'UdeM.

De plus, les étudiants doivent réaliser des travaux de recherche, surtout à partir de la maîtrise. "Nous avons de nombreux rapports à produire, de façon individuelle ou en groupe. Par conséquent, chacun est amené à développer sa propre culture scientifique, selon ses travaux d'investigation", raconte Nelly, qui prépare actuellement son doctorat en Immunologie et microbiologie à l'IRC-UdeM.
 

Du soutien à l'apprentissage

Certes, tout cela peut être déconcertant. Mais vous serez aidés ! À l'Université de Montréal, il existe un service de soutien à l'apprentissage, au sein du Centre étudiant de soutien à la réussite étudiante. Au programme : tutorat, ateliers de coaching sur la mémorisation, lecture efficace, prise de notes...

Le service de soutien à l'apprentissage propose aussi des consultations individuelles avec un psychologue et un spécialiste des techniques d'apprentissage (un "orthopédagogue"). De quoi envisager les choses sereinement !

 

Article extrait de la newsletter "Partir étudier ou travailler à Montréal" 
réalisée par l'Etudiant pour l'Université de Montréal