5 trucs pour ne plus vivre dans le bordel

La chambre de Caroline, en seconde arts graphiques au lycée Corvisart à Paris, a longtemps été en bazar. C'est avec l'aide de sa grand-mère, reine du rangement, que Caroline a pris le problème à bras-le-corps. Il faut dire que les conséquences commençaient à être lourdes. "J'oubliais les contrôles et systématiquement mon matériel ou mes affaires de cours, je notais les devoirs sur des feuilles volantes", se rappelle-t-elle.

Ranger à deux, c'est mieux

Aux dernières vacances, sa mamie est restée avec elle. Elles ont passé deux jours dans sa chambre, à ranger. "On a commencé par trier les objets et les fringues, j'ai donné et jeté", raconte la jeune fille, ravie du résultat.

"La chambre est un petit espace qu'il faut dynamiter, conseille Sophie Legault, qui intervient chez les particuliers. Il est indispensable de commencer par le plus gros et de finir par le plus petit, de se débarrasser de ce qu'on ne veut plus et, quand l'inutile est mis de côté, on pense au rangement, catégorie par catégorie." Et nos souvenirs, à la poubelle aussi ? "Mais non, rassure-t-elle, on a le droit de mettre cela dans un bac de souvenirs qui ira à la cave ou au grenier !"

Soigner l'organisation de votre bureau

Dans ce grand "ménage", le bureau est la pièce maîtresse. "Le bazar sur le bureau invite à la démotivation, l'indiscipline", explique Alain Sotto. Caroline et sa grand-mère lui ont réservé un traitement de faveur : elles s'y sont attaquées le deuxième jour seulement. Elles ont commencé par tout enlever, nettoyer, puis elles n'ont conservé sur le bureau que les dossiers et classeurs à utiliser quotidiennement. Un code couleur a ensuite été adopté en fonction des matières.

On peut réaliser de simples étiquettes découpées dans du papier peint ou des pages de publicité des magazines. Elles ont rangé ailleurs les livres, documents et cours dont Caroline ne se servait pas régulièrement. (Lire notre article : Ranger ses cours : nos solutions pratiques et tendance)

Quant à Candice, qui rentrera au lycée l'année prochaine à Paris, elle a adopté une autre méthode. "Je me suis acheté 12 casiers pour mes 12 matières différentes. Chaque soir, en rentrant du collège, j'enlève les cours de mon sac et je range tous mes cahiers et tous mes livres dans les casiers correspondants. Cela m'aide à retrouver mes affaires, à ne pas en avoir un peu partout dans ma chambre ou sur le bureau. "

Arrêter de travailler n'importe où

"Être envahi et débordé par les objets ne présage rien de très serein, souligne Sophie Legault. On travaille mieux lorsque les choses sont structurées et rangées, et on gagne du temps !" Ce que confirme Éloi, 15 ans, en première S au lycée Turgot à Paris : "Je faisais mes maths sur mon lit, les sciences physiques dans la cuisine et les SVT [sciences de la vie et de la Terre] dans le salon. Non seulement j'en avais partout, mais j'étais totalement déconcentré."

Désormais, il étudie assis à son bureau. "Le changement est énorme !", s'exclame-t-il. Selon la psychopédagogue Marie-Joseph Chalvin, "une personne désordonnée sort toutes ses affaires et sera vite surmenée, car elle va papillonner et s'épuiser en accumulant des tas de petits temps d'apprentissage." Elle conseille aussi de se concentrer, un temps donné, sur une seule leçon, carte ou fiche.

Organiser aussi son temps

Pour ce faire, la méthode des plannings a fait ses preuves. Luna, 17 ans, est élève en terminale L au lycée Victor-Hugo, à Paris : "Quand j'ai démarré mes révisions pour le bac, pendant les vacances scolaires, j'ai regardé en détail mon emploi du temps de la semaine. J'ai calqué mes révisions dessus, avec des plages horaires de 50 minutes de travail, une pause de 10 minutes et plusieurs récréations." (À lire sur letudiant.fr : Les tactiques pour organiser son travail)

Comme le désordre est lié en grande partie au rapport au temps, Luna a plutôt rangé ses fiches et ses cours par matières. "Et je les ai posés assez loin de moi, sur un meuble, pas sur ma table de travail", précise-t-elle.

Se fixer des objectifs pour ne plus se disperser

Raphaël, 18 ans, en terminale ES au lycée Champollion à Grenoble (38), a lui aussi appris à se fixer des objectifs dans un temps donné, mais à l'aide de listes mentales. "C'est une technique que m'a soufflée ma psy pour éviter de me disperser, raconte-t-il. Je me parle à moi-même. Mardi, je range les tiroirs du bureau ; mercredi, je classe mes fiches de philo et, pour la fin de la semaine, je dois avoir appris cinq cartes de géo."

Alain Sotto confirme : "C'est une excellente méthode. Lorsqu'un ado se parle à lui-même, cela lui permet de se projeter plus loin qu'ici et maintenant et de se donner les moyens nécessaires pour accomplir ce qu'il doit faire." Autrement dit : les bonnes résolutions d'aujourd'hui se prennent en se projetant dans le futur, en pensant à la prochaine interro ou... à l'après-bac.

Les trois pièges à éviter

1. Le zapping intensif. Vous passez de l'histoire aux mathématiques, puis revenez au français, le tout en moins de 30 minutes ? Tout travail interrompu, haché ou bâclé épuise et désorganise !
2. La surconsommation. C'est parce que vous accumulez trop d'objets, trop de babioles et trop de vêtements que vous n'y voyez plus clair.
3. La procrastination. Vous remettez tout au lendemain, résultat : les devoirs, le rangement, tout attend et s'accumule ! (lire notre article : Révisions, devoirs... je reporte toujours à demain)

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