Génies de la science et adolescents, ils changent (déjà) le monde

Certains adolescents ont fait sensation ces derniers mois avec des inventions pratiques qui révolutionnent le quotidien, ou bien des trouvailles scientifiques qui rendent jaloux les plus grands chercheurs de la planète. Comment ont-ils fait ? D’où tirent-ils leur précocité ? L’Etudiant Trendy vous présente ces jeunes prodiges.

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Elle fait avancer la lutte contre la leucémie à 18 ans

Brittany Wenger, lycéenne de Floride de 18 ans, a construit un “réseau neuronal artificiel” pour trouver un modèle dans les profils d’expression génétique et diagnostiquer les patients qui souffrent d’un cancer très agressif appelé la leucémie à lignée mixte, pouvant ainsi être reconnu par un ordinateur. Le travail de Brittany Wenger sur la leucémie a été reconnu mi-mai 2013 à la Intel International Science and Engineering Fair à Phoenix.

Son aide au diagnostic pourrait tout changer puisque seuls 40% des personnes touchées par la leucémie à lignée mixte survivent plus de cinq ans, et que le diagnostic humain n’est pas aussi avancé que son programme. C’est quand elle a appris que sa cousine avait un cancer du sein que Brittany a commencé à s’intéresser au codage et à l’intelligence artifielle. Elle était alors en 5e.

Brittany Wenger avait auparavant développé une technologie d’intelligence artificielle capable de déterminer si une tumeur au sein est bénigne ou non. Découvrez la vidéo de présentation de son projet au prestigieux TEDx, en vidéo : 
 

 

Elle crée la batterie qui révolutionne l’énergie à 18 ans

Eesha Khare, 18 ans, américaine, a fait parler d’elle en mai 2013 pour avoir inventé un modèle de supercondensateur 10 fois plus puissant que ceux actuellement dans les smartphones, et qui permettrait leur recharge en 30 secondes. Elle a ainsi reçu 50.000 $ au titre du prix Intel de la “Fondation jeune scientifique”. Pour l’instant, la jeune femme a uniquement pu faire sa démonstration pratique sur une ampoule LED. Mais sa théorie semble applicable à d’autres appareils électriques.

 

Il change la galaxie à 15 ans

Neil Ibata, 15 ans, passe ses vacances au travail de son père, astrophysicien à l’Observatoire astronomique de Strasbourg. Avec une équipe de chercheurs, il a fait une découverte début 2013 qui remet en cause les théories sur les formations des galaxies prônées par Einstein ou Newton. Neil s’est rendu compte qu'une partie des galaxies naines voisines de la galaxie géante Andromède effectue une rotation autour de cette dernière. Et ce, en modélisant via un programme informatique les théories de son père et de ses collègues.

Son père Rodrigo Ibata et son équipe ont ensuite interprété les résultats pour en conclure que le placement des petites galaxies autour des grosses ne se  faisaient pas de manière aléatoire, comme certains chercheurs l’avaient déjà proposé en 2005. Neil parlant déjà anglais et allemand, il devrait intégrer une université étrangère à la fin de son parcours lycéen.

 

Il est invité par le prestigieux MIT à 16 ans

Kelvin-DoeKelvin Doe, sierra-léonais, construisait des générateurs électriques dès l’âge de 13 ans, à partir de matériaux récupérés dans les poubelles. Il construit ainsi un générateur qui nourrit sa maison et celles des voisins, mais aussi d’alimenter la radio qu’il a créée, à partir d’un baladeur CD et une antenne.

Repéré par un concours technologique dans le pays, Kelvin fait forte impression notamment auprès d'un membre du MIT (Massachussets Insctitute of Technology) originaire de Sierra Leone, qui présente les projets du jeune technicien à son établissement. L’organisme invite alors le garçon à venir visiter ses locaux pendant deux semaines. Il la rejoindra dès la rentrée de septembre 2013. Son objectif : construire une énorme éolienne pour fournir tout son village en électricité. 

La vidéo qui présente l'histoire et le projet de Kelvin Doe :

 

Il change la face du dépistage du cancer à 16 ans

Jack Andraka est lycéen dans le Maryland quand, pour un projet d’école, il invente une méthode de dépistage du cancer du pancréas qui se révèle efficace, plus rapide et surtout 26.000 fois moins cher que l’actuelle, le principe reposant sur une simple bandelette de papier. En lisant deux articles scientifiques librement accessibles sur Internet, à propos de molécules utilisées pour détecter le cancer, il a l’idée de les combiner. Le jaugeur coûte 3 cents et il faut cinq minutes pour connaître le résultat. Là encore, l’environnement familial a joué son rôle : ses parents sont des passionnés de biologie, et lui ont inculqué ce “hobby”. Sa théorie aura toutefois été soumise à 200 professeurs, et un seul, le Dr Anirban Maitra, a accepté de la tester dans son laboratoire. Jack a depuis défendu son concept devant les équipes du TED (Technology, Entertainment and Design) et a reçu le Grand Prix 2012 de l'Intel International Science and Engineering Fair.

Sa présentation au TedX, en vidéo :



 

Vous le voyez grâce à ces exemples, il faut souvent baigner dans un environnement scientifique depuis sa plus tendre enfance, grâce à ses parents par exemple. Mais parfois, ce sont les circonstances qui motivent ces petits génies. Et surtout, même s’ils “bricolent” dans leur coin, il leur faut, à un moment ou un autre, une structure plus importante pour confirmer leurs théories ou passer à l’étape suivante : université, labo, entreprise qui a les moyens de financer l’évolution. Alors, pourquoi vos expériences du week-end ne vous mèneraient-elles pas sur le même chemin ? Ne vous censurez pas, et tentez !

Pour aller plus loin

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MYOS.

Je ne vois pas là de jeunes "qui baignent dans les sciences depuis leur plus tendre enfance", comme si la science était infuse... je vois des jeunes créatifs et enthousiastes qui ont participé à des compétitions scientifiques proposées par leur école, compétitions à laquelle tous les jeunes Américains participent quel que soit leur niveau, et qui ont pu être soutenus jusqu'au prix Intel grâce à tout un réseau destiné à protéger la créativité des jeunes. Pour ceux que ça intéresse, lire "La foire aux sciences" et "une éolienne en Afrique". Ce serait bien de citer dans l'article s'il existe un tel réseau en France ou si des choses sont mises en place pour qu'il existe.

Patosh.

Tout à fait d'accord, puisque la conclusion de l'article encourage les jeunes à expérimenter, autant leur proposer des possibilités. Une belle borchette de génie en tout cas !