Vaccins : et si on faisait le point ?

Le débat sur les 11 vaccins obligatoires pour les enfants a ressurgi. Mais qu'en est-il du calendrier de vaccination des jeunes adultes ? Cas particuliers, rappels, injections recommandées ou obligatoires… Voici le récap exhaustif de Trendy.

On fait la liste des vaccins obligatoires, recommandés ou futiles.
On fait la liste des vaccins obligatoires, recommandés ou futiles. // ©  PlainPicture

Vérifiez votre DTP coqueluche

À 25 ans, n’oubliez pas le rappel recommandé du DTP (diphtérie, tétanos, polio) coqueluche ! Le vaccin obligatoire effectué (normalement) dans l’enfance ne vous protège probablement plus.

"Les jeunes circulent beaucoup, fréquentent de nombreuses personnes… La diphtérie sévit encore en Europe de l’Est, en Asie, même chose pour la polio en Afrique. Et la bactérie du tétanos existe toujours en France. Pour ces trois maladies, si vous n'êtes pas vaccinés, vous risquez de vous retrouver handicapé ou pire", rappelle Jean-Paul Stahl, chef du service des maladies infectieuses et du centre de vaccination du CHU Grenoble-Alpes.

La coqueluche, elle, vous rend invalide pendant quelques semaines, notamment pour les personnes souffrant d’insuffisances cardiaques et respiratoires. Mais le vaccin permet surtout de protéger les nouveau-nés que vous côtoyez, très fragiles face à cette pathologie.

Checkez le calendrier vaccinal

En théorie, hormis le DTP coqueluche, vous ne devriez pas subir d’autres injections. Sauf si… vous n’êtes pas à jour pour les vaccins recommandés dans l’enfance.

Par exemple, le ROR (Rougeole, oreillons, rubéole). "Les rougeoles et oreillons de l'adulte sont bien plus graves, alerte Jean-Paul Stahl. La rubéole expose aussi les femmes enceintes à une malformation fœtale."

Concernant le méningocoque C prévenant de la méningite, le calendrier officiel annonce qu'un rattrapage est possible jusqu’à 24 ans. Pourquoi cette limite d’âge ? "Au-delà, on considère que le risque est moins important, explique le spécialiste. Mais le taux de mortalité est estimé à environ 15 % en France et monte autour de 80 % dans un pays sans système de santé", souligne le chef du service des maladies infectieuses et du centre de vaccination du CHU Grenoble-Alpes.

Enfin, pour les femmes, pensez au vaccin contre le papillomavirus, mis en cause dans le cancer du col de l’utérus. Le vaccin, proposé aux adolescentes, reste efficace si vous n’avez pas encore eu de relations sexuelles (ou depuis moins d’un an).

Futurs pros de la santé, n'oubliez pas l’hépatite B

Vous vous destinez aux métiers de la santé ? Le vaccin contre l’hépatite B est obligatoire. Pour les autres, il reste recommandé, en raison du risque de transmission de la maladie par le sang ou lors de relations sexuelles. Selon Jean-Paul Stahl, "il ne faut pas raisonner dans l'instant, mais sur une vie. À 20 ans, on ne sait pas ce qui se passera plus tard".

Globe-trotteurs, attention !

Voyageurs, vous multipliez les risques de contracter une maladie grave : fièvre jaune en Afrique, l’encéphalite japonaise dans le sud-est asiatique, etc. Avant le départ, pensez à prendre rendez-vous pour une consultation spécialisée : un médecin pourra vous renseigner sur les vaccins nécessaires en fonction de votre destination et de la durée de votre expédition.

 

Où se faire vacciner ? 

Si vous voyagez, préférez un centre de vaccinations internationales. Dans les autres cas, vous pouvez contacter, selon vos préférences, votre généraliste ou un centre de médecine universitaire. Le professeur Jean-Paul Stahl précise : "Il n'existe quasiment pas de contre-indications, elles sont tout à fait exceptionnelles (pour les personnes immunodéprimées, par exemple)."

Santé vie étudiante

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