La pension, ça peut être le kif !

Cette année, c'est votre première rentrée en "pension" et vous êtes stressé ? Voici des petites astuces en garder des souvenirs inoubliables.

Vous allez voir que cette chambre collective va vite prendre vie !
Rassurez-vous, ça ne ressemble plus du tout à ça, une chambre de pensionnat ! // ©  PlainPicture

"Depuis deux ans, je suis en internat. Une obligation, parce que j’habite trop loin de mon lycée. Mais j’adore, j’ai même hâte d’y retourner", raconte Hannah, 16 ans. Longtemps, le pensionnat a eu mauvaise presse. Pourtant, il attire de plus en plus d’élèves. Sur 5,7 millions d'élèves, 244.000 sont internes – hébergés et nourris dans l’enceinte même de leur établissement. Mais parfois, le coup de blues n’est pas loin. Alors, quelles solutions adopter pour retrouver le sourire ?

Être solidaire

"À l’internat, on vit ensemble, on apprend à être solidaire. Les potes sont toujours là, en cas de coup dur", souligne Hannah. Les chambres à plusieurs, les activités et les heures d’études aident à créer des amitiés solides. "On devient comme une grande famille. Si quelqu’un a besoin de quelque chose, on lui prête", ajoute Émilie, 16 ans.

Les surveillants jouent aussi un grand rôle dans le bien-être des internes. "Ils nous aident pour nos leçons, et ils sont aussi là pour nous consoler quand ça ne va pas !" Certains internes sont heureux de pouvoir s’épanouir en dehors de leur fratrie : "j’ai choisi l'internat parce que j’ai trois frères et une sœur, j’avais l’impression d’être perdu dans ma famille. En pension, j’ai retrouvé des garçons dans la même situation que moi. On se comprend, c’est top !" souligne Léon, 14 ans.

 Bien dormir

À l’internat, l’emploi du temps peut être très strict. Hannah se lève à 7 heures du matin et termine sa journée de lycéenne à 18h15. Elle a une heure d’étude avant d’aller dîner. Et elle travaille encore deux heures avant de se coucher. "Nous n’avons que 15 minutes de pause avant l’extinction des feux à 22h15. J’étais épuisée au début, surtout quand l’alarme incendie sonnait en pleine nuit", se souvient Hannah.

Un emploi du temps qui peut faire peur ou décourager. Mais après un début difficile, les élèves travaillent davantage et obtiennent de meilleurs résultats
. "Il faut bien profiter de sa nuit, car tout est chronométré dans la journée. Au début, c’est vraiment agaçant d’avoir des horaires pour tout, mais se coucher tôt donne un rythme sain", explique Émilie. 

Se chouchouter

"Un seul conseil : prévoir de quoi grignoter dans votre valise", proclament en chœur Hannah et Émilie. Il arrive souvent que les repas du soir ne leur plaisent pas trop. "Je rapporte toujours des gâteaux de la maison, parce que je n’en peux plus du self", rigole Émilie.

Une petite barre chocolatée vous réconfortera toujours en cas de coup de blues loin de votre famille : "Les moments libres sont rares. N’hésitez pas à sortir, aller au cinéma, boire un verre, vous balader en ville :  cela vous aérera l’esprit. " Autre astuce, pour les inconsolables : "Appelez vos proches ! Le soir, nous avons le droit au portable avant de nous coucher, c’est le moment de joindre ses parents", conseille Léon.

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