Facebook, Twitter, Instagram : pour ne pas virer F.O.M.O

Facebook, Twitter, Instagram ou encore Snapchat : vous êtes hyper-connectés et ne passez pas une journée à commenter des statuts, poster des tweets, ou vérifier vos "likes"? Est-ce que tout ça ne friserait pas le syndrôme F.O.M.O ("Fear Of Missing Out", soit la "peur de rater quelque chose") ? Pas de panique, Trendy vous donne des astuces pour mieux gérer votre usage des réseaux.

Accro à Facebook, Twitter, Instagram, c’est grave ou pas ?

Multiplier les activités

Sur Twitter depuis 2010, Laurene est une "twitta" compulsive. "Il ne se passe pas une journée sans que j'aille sur Twitter." Selon Stéphanie Bertholon, psychologue en thérapie cognitive et comportementale au CTSA de Lyon*, on est addict "si on perd le contrôle sur notre comportement ou si on ressent un état de manque quand on n'est pas connecté." Face à la difficulté de gérer la restriction, il y a des solutions. "Essayez de développer d'autres activités", conseille Stéphanie Bertholon. Cuisiner, faire du sport, ou juste lire vous fera oubliez les réseaux sociaux et vous prendrez du plaisir à faire quelque chose de constructif. "En répétant cette expérience plusieurs fois, vous aurez vite des résultats."

Reprenez le contrôle !

Selon Stéphanie Bertholon, les réseaux ne créent pas de pathologies mais ils les révèlent. "Si vous manquez de confiance, Facebook vous permet de donner une image idéale de vous-même. Vous attendez des retours et devenez dépendant du regard des autres." Alice tweete depuis un an. "Je salue mes abonnés au réveil et avant de dormir." Elle vérifie aussi son fil d'actu entre deux cours, comme Laurene : "Si je ne le fais pas, j'ai l'impression de rater quelque chose d'important !" C'est le syndrome "F.O.M.O", (pour "Fear Of Missing Out", soit la "peur de rater quelque chose", NDLR) qui vous fait vérifier cinquante fois par jour si un abonné a commenté votre statut ou "aimé" votre photo !

Pour y remédier, Stéphanie Berthlon vous conseille une chose : "Demandez-vous quelle fonction chaque réseau représente pour vous" Est-ce qu'ils vous servent à garder contact avec vos amis, à rencontrer de nouvelles personnes ou à raconter votre quotidien ? Une fois que vous avez trouvé à quoi chaque réseau vous sert, cherchez un moyen technique d'en maîtriser l'usage. "Par exemple, vous pouvez choisir de couper les notifications." Ainsi, vous n'êtes pas attiré malgré vous par le réseau, mais vous vérifiez vos "likes" ou "RTs" quand vous en avez envie.

Faites des pauses réseaux entre vos révisions

"L'usage des réseaux sociaux devient dangereux quand il provoque un retrait social, de conflits familiaux ou de baisse de performances scolaires", avertit Stéphanie Bertholon. En ce moment, vous préparez peut-être votre bac ou vos partiels. Vous êtes assis à votre bureau ou sur votre lit, l'ordi allumé et le smartphone tout près. Bref, les occasions sont belles pour échapper aux révisions. "Si je n'arrive pas à travailler, je vais aller deux minutes sur Twitter. Mais finalement, j'y reste plus longtemps", avoue Alice. Pour Stéphanie Bertholon, c'est un cercle vicieux : "Le manque de motivation ou de réussite va frustrer chez un étudiant. Pour combler cette frustration, il va interagir sur les réseaux".

Problème : votre cerveau perd le fil de la réflexion, vous êtes doublement frustré et mettez plus de temps pour faire votre travail. Si vous avez peur que les réseaux ne menacent vos études, vous pouvez vous poser des limites. Au moment de réviser, accordez-vous une "pause réseaux sociaux" au bout d'une heure de travail, par exemple. "Il faut voir la connexion au réseau comme une récompense". En plus, comme le réseau vous aura manqué, donc vous ressentirez plus de plaisir à vous connecter. Bref, l'usage des réseaux n'a rien de négatif, il faut juste savoir doser !

* "Vivre mieux dans un monde stressant", chez Odile Jacob, février 2013.

Chez L'Etudiant, en tout cas, on ne se prive pas !

L'Etudiant Trendy sur Facebook
L'Etudiant Trendy sur Twitter
L'Etudiant Trendy sur Instagram

Pour aller plus loin

Vos commentaires (0)

Nouveau commentaire
Annuler
* Informations obligatoires