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Classement QS 2019-2020 : la France creuse son écart

Éléonore de Vaumas
Publié le - Mis à jour le
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L'école Polytechnique enregistre un très bon score en cette édition 2019-2020 et gagne 5 places dans le classement par rapport à l'année dernière. // ©  École polytechnique
Dévoilée le 19 juin 2019, l'édition 2019-2020 du palmarès mondial QS compte 31 établissements français classés parmi les 1.000 meilleurs du monde. Mais, pour la première fois de l'histoire de ce classement international, la France n'apparaît pas dans le top 50.

Indétrônable. Comme chaque année depuis huit ans, l'université américaine MIT (Massachusetts Institute of Technology) rafle la première place du podium de cette seizième édition du classement international QS, dont le trio de tête est un parfait copier/coller de 2019. Seule fantaisie au tableau : l'ETH Zurich (Swiss Federal Institute of Technology) qui, avec une sixième place, continue son ascension du top 10 et n'est surpassée en Europe que par l'université d'Oxford (4e place).

Triste record, en revanche, pour la France qui, pour la première fois dans l'histoire des classements, ne fait pas partie du top 50. L'université PSL (Paris Sciences et Lettres), seule représentante de l'Hexagone l'année dernière, cède son 50e rang et perd trois places. Comme la plupart des universités françaises, l'établissement pâtit de la baisse du ratio d'étudiants internationaux. Elle obtient en revanche un score parfait (100/100) sur le ratio corps enseignant/étudiant, un indicateur de la qualité de l'enseignement.

La France : mauvaise élève

Même scénario pour 17 autres universités françaises. Cette baisse est due, en partie, aux enquêtes qui mesurent la réputation par les employeurs et la communauté académique, détaille QS. Sorbonne université et CentraleSupélec perdent ainsi deux places, en se positionnant respectivement à la 77e et 139e places (contre 75e et 137e places en 2019). L'université Grenoble-Alpes (UGA) est aussi celle qui s'en sort le moins bien cette année. Si elle fait encore partie des 400 meilleures universités mondiales, elle obtient la 351e place du classement général et perd ainsi 62 places.

Deux entrées en fanfare

Sur les 31 universités et écoles françaises classées, l'édition 2020 fait toutefois des heureuses dans le top 300. Quatre établissements améliorent leur position, à commencer par l'école Polytechnique, qui se retrouve au 60e rang du classement, avec 5 places de plus par rapport à l'année dernière. L'X a en effet amélioré de façon conséquente sa performance dans le domaine de la recherche cette année et se hisse à la 109e place de cet indicateur. Avec 13 places gagnées, l'école des Ponts ParisTech atteint le rang 250. L'université de Bordeaux s'élève également de 31 places et grimpe à la 458e position.

De son côté, Telecom ParisTech réussit l'exploit de se placer directement au 249e rang. Absente du classement l'année dernière, l'école d'ingénieurs, membre du nouvel établissement expérimental IP Paris, fait une entrée remarquée. Autre arrivée en fanfare : celle de l'université de Paris qui s'installe, dès sa première participation, à la 253e place.

Bienvenue en France

Si quelques établissements tirent leur épingle du jeu cette année, la baisse générale entamée depuis six éditions se confirme à nouveau en 2020. Malgré l'excellente réputation dont bénéficient les universités françaises auprès des employeurs (98,6 sur 100), elles peinent à recruter des enseignants et des étudiants internationaux.

Le cabinet QS note toutefois que la tendance devrait s'inverser dans les prochaines éditions. "La récente annonce par la ministre Frédérique Vidal de la non augmentation des droits d'inscription pour les doctorants ne résidant pas dans l'espace économique européen (EEE) semble une bonne initiative pour renforcer l'attractivité de la France après des candidats internationaux au doctorat."

Rang 2019–2020 Rang 2018–2019 Établissements Évolution sur 1 an
53 50 Université PSL (Paris Sciences et Lettres) –3
60 65 École Polytechnique +5
77 75 Sorbonne université –2
139 137 CentraleSupélec –2
160 153 ENS (École normale supérieure) de Lyon –7
242 221 Sciences po Paris –21
249 Télécom ParisTech Nouveau
250 263 École des Ponts ParisTech +13
253 Université de Paris Nouveau
262 239 Université Paris-Sud 11 –23
305 299 Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne –6
312 305 ENS (École nationale supérieure) Paris-Saclay –7
351 289 UGA (université Grenoble-Alpes) –62
379 348 Université de Strasbourg –31
458 489 Université de Bordeaux +31
491 453 AMU (Aix-Marseille université) –38
498 422 Université de Montpellier –76
501–510 478 INSA (Institut national des sciences appliquées) Lyon
511–520 521–530 Université Toulouse III-Paul-Sabatier
531–540 531–540 Université Panthéon-Assas (Paris 2)
561–570 Université Côte d'Azur Nouveau
651–700 601–650 Université Claude-Bernard Lyon 1
701–750 651–700 Université de Lille
751–800 701–750 Université de Lorraine
801–1000 801–1000 Université de Nantes
801–1000 801–1000 Université de Poitiers
801–1000 701–750 Université de Rennes 1
801–1000 801–1000 Université Lumière Lyon 2
801–1000 801–1000 Université Paul-Valéry Montpellier 3
801–1000 801–1000 Université Toulouse 1-Capitole
801–1000 801–1000 Université Toulouse Jean-Jaurès

Éléonore de Vaumas | Publié le - Mis à jour le

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Sirius.

Titre ambigu. "La France recule" aurait été plus clair.